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Creative commons : Paternité - Pas d’Utilisation Commerciale - 

Pas de Modification 2.0 France (CC BY-NC-ND 2.0) 

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GALLASSO ; PONTHEAUX 

(CC BY-NC-ND 2.0)

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INSTITUT DES SCIENCES ET TECHNIQUES DE LA READAPTATION  

 
 

_________ 

 
 

Directeur Docteur Xavier PERROT 

 

_________ 

 
 

OBJECTIVATION DES TROUBLES MUSCULO SQUELETTIQUES AU SEIN DU METIER 

D’ORTHOPTISTE 

 
 
 
 

MEMOIRE présenté pour l'obtention du 

 

C E R T I F I C A T   D E   C A P A C I T E   D ’ O R T H O P T I S T E  

 

par  

 
 

GALLASSO Anne 

PONTHEAUX Olivia 

 
 
 
 
 
 
 
 
 

Autorisation de reproduction 

LYON, le 19 juin 2018 

 
 

 

 

 

 
 
 

Professeur  Ph. DENIS 

N° 2018/10 

 

Responsable de l'Enseignement 

 

Mme C. CHAMBARD 

 

Directrice des Etudes 

 

 
 
 
 

 

 

GALLASSO ; PONTHEAUX 

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Président 

Pr Frédéric FLEURY 

Vice-président CA 

M. REVEL Didier 

 

Vice-président CFVU 

M. CHEVALIER Philippe 

Vice-président CS 

M. VALLEE Fabrice 

Directeur Général des Services 

Mme MARCHAND Dominique 

 
 

      Secteur Santé 

 

 

U.F.R. de Médecine Lyon Est  
Directeur

Pr. RODE Gilles 

 
 
U.F.R. de Médecine Lyon-Sud Charles  
Mérieux

Directrice

Pr BURILLON Carole  
 
 
Département de Formation et Centre 
de Recherche en Biologie Humaine

Directeur

Pr SCHOTT Anne-Marie 
 
Comité de Coordination des  
Etudes Médicales (CCEM)  
Pr COCHAT Pierre 

 
 
 
 
 
 
 
 

U.F.R. d’Odontologie  
Directeur 
Pr. BOURGEOIS Denis 

 

 
 
 
 
 
 

Institut des Sciences Pharmaceutiques et  
Biologiques 
Directrice 
Pr VINCIGUERRA Christine 

 
 
 
 
 
 
 
 
 

Institut des Sciences et Techniques de  
Réadaptation 
Directeur 
Dr Xavier PERROT 

 

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Secteur Sciences et Technologies 

 
 
 
U.F.R. Des Sciences et Techniques des Activités Physiques et Sportives (S.T.A.P.S.) 
Directeur 
M. VANPOULLE Yannick 

Institut des Sciences Financières et d’Assurance (I.S.F.A.)  
Directeur 
M. LEBOISNE Nicolas 

Ecole Supérieure du Professorat et de l’Education 
Directeur 
M. MOUGNIOTTE Alain 

UFR de Sciences et Technologies 
Directeur 
M. DE MARCHI Fabien 
 
POLYTECH LYON 
Directeur 
Pr PERRIN Emmanuel 

IUT LYON 1 
Directeur 
M. VITON Christophe 

Ecole Supérieure de Chimie Physique Electronique de Lyon (ESCPE) 
Directeur 
M. PIGNAULT Gérard 

Observatoire astronomique de Lyon 
Directeur 
Mme DANIEL Isabelle 

 

 

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REMERCIEMENTS 

 

Nous tenons à exprimer toute notre reconnaissance à notre maître de mémoire, Monsieur Bernard DEVIN, 
sans qui rien n’aurait été possible. Merci d’avoir accepté d’être notre directeur et tuteur dès la genèse de 
notre problématique de mémoire. Nous vous remercions tout particulièrement pour votre disponibilité, pour 
vos réponses instantanées à nos nombreux mails et pour vos multiples conseils. Un grand merci à vous de 
nous avoir aidées à conduire ce projet à bien.  
 
Au  Professeur  DENIS,  directeur  de  l’école  d’orthoptie  de  Lyon,  que  nous  remercions  pour  les 
connaissances de stages transmises au cours de nos trois années d’études. 
 
À  Madame  CHAMBARD,  notre  directrice  des  études,  pour  avoir  accepté  notre  sujet  bien  que  peu 
conventionnel  pour  l’orthoptie.  Merci  d’avoir  cru  en  ce  projet  qui  nous  tenait  à  cœur ;  ces  maux  nous 
touchant méritaient d’être évoqués.  
 
À nos professeurs Madame LAGEDAMONT et Monsieur GOUTAGNY pour les connaissances transmises 
et les petites anecdotes les illustrant. Un immense merci à vous pour ces trois ans de formation.   
 
À tous nos correcteurs, Delphine, Tristan, Sylvie et Noémie, un énorme merci à vous d’avoir accepté votre 
mission (pas si facile) de chasse aux fautes et aux tournures de phrases bizarres.  
 
À Flora et son aide bienvenue pour les statistiques. Merci pour ta précieuse aide devant ces multitudes de 
tests et de chiffres. 
 
Enfin, nous tenons à adresser notre gratitude aux 111 orthoptistes de 2yeux d’avoir passé du temps pour 
répondre à notre (long) questionnaire. Vous êtes la base de cette étude, sans vous celle-ci n’aurait pu être 
écrite. Merci aux administrateurs de 2yeux de leur aimable autorisation pour la publication de notre enquête. 
Un remerciement tout particulier aux 6 orthoptistes de notre pré-enquête pour leur rôle de cobaye. 

 

Anne :  
Ma première pensée va à Cédric, mon pilier, ma moitié, qui m’a encouragée, soutenue dans cette reprise 
d’étude. Je te dois énormément et bien plus que des grattes ! 
 
À ma binôme du Pacifique, ma voisine, ma fusée qui fonce et ne s’arrête jamais. Pour ta bonne humeur, ta 
gentillesse,  ta  patience  et  ta  persévérance,  un  énorme  merci !!  Olivia,  je  te  souhaite  le  meilleur  pour  la 
poursuite de tes études qui te mèneront loin ! Tata ! 
 
Karen, Françoise, Séverine, Maud, Michèle, Jean-Claude et tous les autres qui m’ont aidée de près ou de 
loin, merci d’avoir cru en moi et en mon projet !  

 

Olivia :  
Je souhaite remercier tout particulièrement mes Parents qui m’ont apporté leur support et leur soutien sans 
faille dans toutes les circonstances ; cela malgré la distance. Ce mémoire leur est en grande partie dédié. 
Merci d’avoir rendu cette aventure possible, de m’avoir encouragée et accompagnée dans chaque démarche 
(surtout pour les multiples papiers administratifs à remplir malgré les quelques prises de tête). 
 
Une pensée toute spéciale pour ma petite sœur Axelle qui savait user de ses phrases punchlines lorsqu’il le 
fallait. Je te rendrai la pareille lorsque ton tour viendra ! 
 
Un  petit  mot  pour  mes  Grands-Parents  et  toute  ma  famille  pour  leurs  encouragements  et  leur  présence 
quotidienne au fil des années. Merci pour vos petites attentions tout droit arrivées de notre Caillou. 
 

GALLASSO ; PONTHEAUX 

(CC BY-NC-ND 2.0)

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Un grand merci à ma meilleure amie, Inès, qui malgré ses vacances a accepté de participer à la relecture 
(dont la chasse aux fautes). À nos futures vacances (et voyages) sans aucune révision !  
 
À tous mes ami(e)s calédoniens, lyonnais ainsi que tous les autres (éparpillé(e)s un peu partout sur le globe), 
je vous remercie grandement pour vos encouragements, pour tous nos fous rires et nos précieux moments 
de détente. À tous ces bons moments passés ensemble et pour ceux à venir !  
 
Et  enfin  à  Anne,  ma  chère  binôme  baroudeuse,  cela  a  été  un  grand  plaisir  d’accepter  ta  proposition  de 
travailler ensemble. À toutes nos heures de travail, à nos facetimes (parfois à l’autre bout du monde), à tes 
verres à moitié vide, je n’ai qu’une chose à dire : binôme de choc, on l’a fait !  

 

GALLASSO ; PONTHEAUX 

(CC BY-NC-ND 2.0)

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TABLE DES MATIÈRES 

 

REMERCIEMENTS  _______________________________________________________________________ 4 
LISTE DES FIGURES - PARTIE THÉORIQUE _____________________________________________________ 9 
LISTE DES FIGURES - PARTIE SCIENTIFIQUE __________________________________________________10 
LISTE DES ABRÉVIATIONS ________________________________________________________________11 
INTRODUCTION ________________________________________________________________________12 
- PARTIE THÉORIQUE -  __________________________________________________________________13 
1.  Les Troubles Musculo Squelettiques ___________________________________________________14 

1.1.

 

Définition _________________________________________________________________________ 14

 

1.1.1.

 

Signes fonctionnels __________________________________________________________________ 14

 

1.1.2.

 

Conséquences financières  ____________________________________________________________ 15

 

1.2.

 

Épidémiologie ______________________________________________________________________ 15

 

1.2.1.

 

Prévalence en France ________________________________________________________________ 15

 

1.2.2.

 

Prévalence chez les orthoptistes  _______________________________________________________ 16

 

2.  Anatomie de l’appareil locomoteur et les principaux TMS  _________________________________17 

2.1.

 

Description de l’appareil locomoteur ___________________________________________________ 17

 

2.1.1.

 

Définition de l’appareil locomoteur _____________________________________________________ 17

 

2.1.2.

 

Les différents composants ____________________________________________________________ 17

 

2.1.2.1.

 

Les os _______________________________________________________________________________  17

 

2.1.2.2.

 

Les articulations : le lien des os entre eux ___________________________________________________  17

 

2.1.2.3.

 

Les muscles et leurs tendons _____________________________________________________________  18

 

2.1.2.4.

 

Les autres composants __________________________________________________________________  19

 

2.2.

 

Description des régions les plus touchées par les TMS  _____________________________________ 19

 

2.2.1.

 

La ceinture scapulaire (ou l’épaule) _____________________________________________________ 20

 

2.2.2.

 

Le bras, le coude et l’avant-bras ________________________________________________________ 21

 

2.2.3.

 

L’ensemble poignet / main / doigts _____________________________________________________ 22

 

2.2.3.1.

 

Le poignet ____________________________________________________________________________  22

 

2.2.3.2.

 

La main et les doigts ____________________________________________________________________  22

 

2.2.4.

 

Le rachis (ou la colonne vertébrale) _____________________________________________________ 23

 

2.3.

 

Les principaux types de TMS et leur symptomatologie _____________________________________ 24

 

2.3.1.

 

Atteintes tendineuses ________________________________________________________________ 24

 

2.3.2.

 

Affections musculaires _______________________________________________________________ 25

 

2.3.3.

 

Atteintes nerveuses et les syndromes canalaires ___________________________________________ 25

 

2.3.4.

 

Les bursites et les hygromas ___________________________________________________________ 26

 

2.3.5.

 

Les « maux de dos » _________________________________________________________________ 27

 

3.  Facteurs de risques et étiopathologie des TMS ___________________________________________28 

3.1.

 

Facteurs de risques généraux  _________________________________________________________ 28

 

3.1.1.

 

Les facteurs biomécaniques et environnementaux _________________________________________ 28

 

3.1.2.

 

Les facteurs personnels  ______________________________________________________________ 28

 

3.1.3.

 

Les facteurs psychosociaux ____________________________________________________________ 28

 

3.1.4.

 

Les contraintes organisationnelles ______________________________________________________ 29

 

3.2.

 

Facteurs de risques chez les orthoptistes ________________________________________________ 29

 

3.2.1.

 

Les facteurs biomécaniques ___________________________________________________________ 29

 

3.2.2.

 

Les facteurs organisationnels __________________________________________________________ 30

 

3.2.3.

 

Les facteurs psychosociaux ____________________________________________________________ 30

 

3.2.4.

 

Les facteurs personnels  ______________________________________________________________ 30

 

3.3.

 

Analyse de la pratique orthoptique actuelle  _____________________________________________ 30

 

3.3.1.

 

Facteurs organisationnels et psychosociaux : contexte de travail ______________________________ 30

 

3.3.1.1.

 

Examen orthoptique  ___________________________________________________________________  30

 

3.3.1.2.

 

Pré-consultation _______________________________________________________________________  31

 

GALLASSO ; PONTHEAUX 

(CC BY-NC-ND 2.0)

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3.3.2.

 

Facteurs environnementaux : postures et postes de travail  __________________________________ 31

 

3.3.2.1.

 

Examen orthoptique  ___________________________________________________________________  31

 

3.3.2.2.

 

Assistant de consultation ________________________________________________________________  32

 

3.3.3.

 

Facteurs biomécaniques : gestuelle de l’orthoptiste ________________________________________ 34

 

4.  Du diagnostic aux solutions : prise en charge des TMS_____________________________________36 

4.1.

 

Méthode curative : soigner les TMS ____________________________________________________ 36

 

4.1.1.

 

La médecine conventionnelle __________________________________________________________ 36

 

4.1.1.1.

 

Les traitements non pharmacologiques _____________________________________________________  36

 

4.1.1.2.

 

Les traitements pharmacologiques ________________________________________________________  39

 

4.1.1.3.

 

Les traitements par corticothérapie et/ou anesthésie  _________________________________________  39

 

4.1.1.4.

 

Les traitements chirurgicaux _____________________________________________________________  40

 

4.1.2.

 

L’ostéopathie  ______________________________________________________________________ 40

 

4.1.2.1.

 

Définition de l’ostéopathie  ______________________________________________________________  40

 

4.1.2.2.

 

L’ostéopathie et les TMS  ________________________________________________________________  40

 

4.1.2.3.

 

Autres méthodes manuelles  _____________________________________________________________  41

 

4.1.3.

 

La kinésithérapie ____________________________________________________________________ 41

 

4.1.3.1.

 

Définition de la kinésithérapie ____________________________________________________________  41

 

4.1.3.2.

 

La méthode Mézières ___________________________________________________________________  42

 

4.1.4.

 

Autres thérapies alternatives __________________________________________________________ 42

 

4.1.4.1.

 

Le biofeedback ________________________________________________________________________  42

 

4.1.4.2.

 

Les zones gâchettes ____________________________________________________________________  42

 

4.2.

 

De l’ergothérapie à la prévention ______________________________________________________ 43

 

4.2.1.

 

Définition de l’ergothérapie ___________________________________________________________ 43

 

4.2.2.

 

Définition de la prévention ____________________________________________________________ 43

 

4.2.3.

 

L'ergothérapeute : son rôle dans la prévention via l'ergonomie _______________________________ 43

 

4.3.

 

L’ergonomie : limiter les impacts des TMS _______________________________________________ 44

 

4.3.1.

 

Définition de l’ergonomie _____________________________________________________________ 44

 

4.3.2.

 

Les règles de base de la prévention des TMS ______________________________________________ 44

 

4.3.2.1.

 

Réduction des facteurs biomécaniques _____________________________________________________  44

 

4.3.2.2.

 

Réduction des facteurs organisationnels ____________________________________________________  44

 

4.3.2.3.

 

Réduction des facteurs psychosociaux  _____________________________________________________  45

 

4.3.2.4.

 

Réduction des facteurs personnels  ________________________________________________________  45

 

4.3.3.

 

Exercices pour entretenir son capital santé.  ______________________________________________ 45

 

4.3.3.1.

 

La respiration _________________________________________________________________________  45

 

4.3.3.2.

 

Relaxation musculaire  __________________________________________________________________  45

 

4.4.

 

Les solutions ergonomiques actuelles utilisées par les orthoptistes ___________________________ 46

 

4.4.1.

 

Équipement et aménagement du cabinet ________________________________________________ 46

 

4.4.2.

 

Organisation du travail _______________________________________________________________ 48

 

4.4.2.1.

 

Variation de la posture __________________________________________________________________  48

 

4.4.2.2.

 

Rotation des tâches ____________________________________________________________________  48

 

4.4.2.3.

 

Organisation et planification du travail _____________________________________________________  48

 

4.4.3.

 

Prévention actuelle __________________________________________________________________ 48

 

- PARTIE PRATIQUE : ÉTUDE SCIENTIFIQUE - _________________________________________________49 
1.  Introduction et présentation de l’étude  ________________________________________________50 
2.  Matériel et méthode  _______________________________________________________________51 

2.1.

 

Projet 2ECTO_______________________________________________________________________ 51

 

2.1.1.

 

Méthode d’étude ___________________________________________________________________ 51

 

2.1.2.

 

Population d’étude (cohorte) et questionnaire auto-administré _______________________________ 51

 

2.1.3.

 

Création du questionnaire 2ECTO  ______________________________________________________ 52

 

2.1.3.1.

 

Questionnaires existants utilisés __________________________________________________________  52

 

2.1.3.2.

 

Enquête préliminaire ___________________________________________________________________  53

 

2.1.3.3.

 

Variables utilisées______________________________________________________________________  53

 

2.1.4.

 

Respect de l’éthique _________________________________________________________________ 54

 

2.2.

 

Plan statistique _____________________________________________________________________ 54

 

2.2.1.

 

Données comparatives _______________________________________________________________ 54

 

2.2.2.

 

Statistiques ________________________________________________________________________ 55

 

2.2.2.1.

 

Test du Chi

2

 (comparaison de pourcentage) _________________________________________________  55

 

GALLASSO ; PONTHEAUX 

(CC BY-NC-ND 2.0)

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2.2.2.2.

 

Test de l’ANOVA _______________________________________________________________________  55

 

2.2.2.3.

 

Test de corrélation de Pearson  ___________________________________________________________  55

 

3.  Résultats _________________________________________________________________________56 

3.1

 

Profil de la population d’étude ________________________________________________________ 56

 

3.1.1.

 

Organigramme de la population étudiée au fil du questionnaire  ______________________________ 56

 

3.1.2.

 

Représentativité de l’échantillon volontaire  ______________________________________________ 56

 

3.2.

 

Présence des TMS et des quatre facteurs de risques _______________________________________ 59

 

3.2.1.

 

Présence des TMS ___________________________________________________________________ 59

 

3.2.2.

 

Actes et gestes orthoptiques les plus douloureux __________________________________________ 59

 

3.2.3.

 

Les quatre facteurs de risques des TMS __________________________________________________ 60

 

3.2.3.1.

 

Les facteurs biomécaniques dans l’échantillon _______________________________________________  60

 

Lien entre les 4 gestes les plus douloureux et la biomécanique : __________________________________________  61

 

3.2.3.2.

 

Les facteurs organisationnels _____________________________________________________________  62

 

3.2.3.3.

 

Les facteurs psychosociaux ______________________________________________________________  63

 

3.2.3.4.

 

Les facteurs personnels _________________________________________________________________  64

 

3.3.

 

Pathologies répertoriées et prises en charge _____________________________________________ 65

 

3.3.1.

 

Localisation et fréquence de la gêne  ____________________________________________________ 65

 

3.3.2.

 

Pathologies recensées  _______________________________________________________________ 65

 

3.3.3.

 

Prise en charge thérapeutique _________________________________________________________ 66

 

3.4.

 

Conséquences et répercussion des douleurs  _____________________________________________ 66

 

3.5.

 

Prévention et ergonomie en place  _____________________________________________________ 67

 

3.5.1.

 

Matériel utilisé et aménagement du cabinet ______________________________________________ 67

 

3.5.2.

 

Organisation du travail _______________________________________________________________ 68

 

3.5.3.

 

Prévention actuelle __________________________________________________________________ 69

 

4.  Discussion ________________________________________________________________________70 

4.1.

 

Analyse des résultats ________________________________________________________________ 70

 

4.1.1.

 

Objectivation et impact des TMS _______________________________________________________ 70

 

4.1.2.

 

Origine de ces troubles _______________________________________________________________ 70

 

4.1.3.

 

Solutions mises en place ______________________________________________________________ 72

 

4.2.

 

Les biais  __________________________________________________________________________ 72

 

4.3.

 

Quatre infographies pour tout retenir  __________________________________________________ 74

 

5.  Conclusion ________________________________________________________________________76 
BIBLIOGRAPHIE ________________________________________________________________________77 
- ANNEXES - ___________________________________________________________________________82 

 
 

 

GALLASSO ; PONTHEAUX 

(CC BY-NC-ND 2.0)

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LISTE DES FIGURES - PARTIE THÉORIQUE 

 

Figure 1 : Évolution d'un TMS (LATR) en cas de maintien de l'exposition à l’effort [7] __________________________________  14

 

Figure 2 : Répartition des Troubles Musculo Squelettiques (TMS) par localisation en 2014 [8] ___________________________  15

 

Figure 3 : Schéma récapitulatif « les os et les articulations » [6]___________________________________________________  18

 

Figure 4 : Exemple d’un muscle squelettique [15] ______________________________________________________________  18

 

Figure 5 : Image anatomique du tendon et sa gaine [6] _________________________________________________________  19

 

Figure 6 : Image anatomique des principaux constituants de l’épaule [6] ___________________________________________  20

 

Figure 7 : Les différents mouvements de l’épaule [15]  __________________________________________________________  20

 

Figure 8 : Image anatomique des principaux os du coude [6] _____________________________________________________  21

 

Figure 9 : Image anatomique du coude et de ses saillies [17] _____________________________________________________  21

 

Figure 10 : Image anatomique du canal carpien et de ses composants [7] ___________________________________________  22

 

Figure 11 : Image anatomique de la colonne vertébrale et de ses courbures [15] _____________________________________  23

 

Figure 12 : Schéma simplifié des tendinites les plus courantes [20]  ________________________________________________  25

 

Figure 13 : Schéma simplifiée d’apparition d’une bursite [7]  _____________________________________________________  26

 

Figure 14 : Le cercle des "trop" [23] _________________________________________________________________________  28

 

Figure 15 : Schéma récapitulatif de facteurs de risques des TMS dans les établissements de santé selon l’ARACT [10]  ________  29

 

Figure 16 : Examen au fauteuil de l'angle objectif dans l'espace à l'aide de la barre de prismes __________________________  31

 

Figure 17 : Examen du bébé vision  _________________________________________________________________________  32

 

Figure 18 : Réfraction à la lunette d'essai ____________________________________________________________________  33

 

Figure 19 : Réfraction au réfracteur automatique ______________________________________________________________  33

 

Figure 20 : Examen à l'autoréfractomètre Tonoref II Nidek avec antépulsion de l’épaule _______________________________  33

 

Figure 21 : Examen au CV Goldmann  _______________________________________________________________________  33

 

Figure 22 : Examen à l'autoréfractomètre portatif Rétinomax Luneau ______________________________________________  33

 

Figure 23 : Installation sur un tabouret sans roulette d'un patient grabataire vertical  _________________________________  34

 

Figure 24 : Installation d'un patient en fauteuil à une table élévatrice non ergonomique _______________________________  34

 

Figure 25 : Examen au synoptophore Clement Clarke d'un patient en fauteuil________________________________________  34

 

Figure 26 : Différents réponses possibles d’orthèses en fonction des TMS [29]  _______________________________________  38

 

Figure 27 : Orthèse de stabilisation pour le soulagement ciblé de la colonne cervicale (CerviLoc® / CerviLoc® S) [29]  _________  38

 

Figure 28 : Aménagement ergonomique et posture d'un poste de travail de bureau [64] _______________________________  46

 

Figure 29: Table élévatrice ATE 800 Topcon fauteuil-compatible __________________________________________________  46

 

Figure 30 : Unité de consultation OT-4200 Nidek ______________________________________________________________  46

 

Figure 31 : Chaise ergonomique HAG capisco 8016  ____________________________________________________________  47

 

Figure 32 : Réfracteur RT-5100 Nidek _______________________________________________________________________  47

 

Figure 33 : Enfant utilisant le logiciel CVS [68]  ________________________________________________________________  47

 

Figure 34 : Utilisation de l'Optiprism (société Saiplast) __________________________________________________________  47

 

 

 

 

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10 

LISTE DES FIGURES - PARTIE SCIENTIFIQUE 

 

Tableau 1 : Échelle CR-10 (Borg) [21]  _______________________________________________________________________  52

 

Tableau 2 : Organigramme décisionnel de composition de la population d’étude _____________________________________  56

 

Tableau 3 : Tableau de la répartition du ratio horaire orthoptie pure / assistanat d’ophtalmologues ______________________  56

 

Tableau 4 : Activité la plus douloureuse et pénible selon les orthoptistes  ___________________________________________  57

 

Tableau 5 : Répartition des orthoptistes selon l’âge dans l’étude 2ECTO et selon la DREES ______________________________  57

 

Tableau 6 : Comparaison des plaintes en fonction de la région d’exercice ___________________________________________  58

 

Tableau 7 : Comparaison des plaintes en fonction du nombre d’années d’exercice ____________________________________  58

 

Tableau 8 : Degré d’intensité des TMS chez les ORUD  __________________________________________________________  59

 

Tableau 9 : Douleur moyenne provoquée par les actes orthoptiques _______________________________________________  60

 

Tableau 10 : Tableau récapitulatif du lien entre douleur et facteurs biomécaniques ___________________________________  61

 

Tableau 11 : Nombre d’heures de travail moyen selon le mode d’exercice ___________________________________________  62

 

Tableau 12 : Répartition du travail des orthoptistes mixtes et rééducateurs selon le type de PEC _________________________  62

 

Tableau 13 : Répartition du travail des orthoptistes mixtes et assistants de consultation selon les actes de pré-consultation ___  63

 

Tableau 14 : Tableau des réponses sur les questions de la catégorie « Surmenage »___________________________________  63

 

Tableau 15 : Tableau des réponses sur les questions de la catégorie « Stress et concentration »  _________________________  63

 

Tableau 16 : Tableau des réponses sur les questions de la catégorie « Risques, difficultés du métier et leurs reconnaissances » _  64

 

Tableau 17 : Tableau des réponses sur les questions de la catégorie « Relationnel, distance professionnelle »  ______________  64

 

Tableau 18 : Schéma représentatif de la fréquence des douleurs (des 90 orthoptistes) en fonction des différentes articulations  65

 

Tableau 19 : Récapitulatif des principales pathologies diagnostiquées chez les ORUD  _________________________________  66

 

Tableau 20 : Tableau récapitulatif des réponses sur l'impact des TMS sur la vie quotidienne ____________________________  66

 

Tableau 21 : Récapitulatif de l'objectivation des TMS chez les orthoptistes __________________________________________  74

 

Tableau 22 : Les quatre facteurs de risques des TMS chez les orthoptistes  __________________________________________  74

 

Tableau 23 : La bonne ergonomie du poste d'orthoptiste ________________________________________________________  75

 

Tableau 24 : La mauvaise ergonomie du poste d'orthoptiste _____________________________________________________  75

 

 
 

 

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11 

LISTE DES ABRÉVIATIONS 

 

ACR : American College of Rheumatology. 
AINS : Anti-Inflammatoire Non Stéroïdiens.  
ANACT : Agence Nationale pour l’Amélioration des Conditions de Travail. 
ANFE :
 Association Nationale Française des Ergothérapeutes.  
ARACT : 
Association Régionale pour l’Amélioration des Conditions de Travail. 
AV : Acuité Visuelle. 
CARPIMKO :  
Caisse  Autonome  de  Retraite  et  de  Prévoyance  des  Infirmiers,  Masseurs-
Kinésithérapeutes, des pédicures-podologues, Orthophonistes et Orthoptistes. 
CHSCT : Comité d’Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail. 
CIM10 :
 Classification Internationale des Maladies. 
CNAMTS : Caisse Nationale de l’Assurance Maladie des Travailleurs Salariés. 
CNIL : Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés. 
CPAM : Caisse Primaire d’Assurance Maladie. 
CTD : Cumulative Trauma Disorders. 
CV : Champ Visuel. 
D :
 Droite. 
DGOS : Direction Générale de l’Offre de Soins. 
DREES : Direction de la Recherche, des Études, de l’Évaluation et des Statistiques. 
ESE : Examen Sous Écran. 
G : Gauche. 
HAS : Haute Autorité en Santé. 
IDC : Insuffisance de Convergence.  
IFEC : Institut Franco-Européen de Chiropraxie. 
IMC : Indice de Masse Corporelle. 
INRS : Institut Nationale de Recherche et de Sécurité. 
LATR : Lésions Attribuables au Travail Répétitif. 
MO : Motilité Oculaire. 
NS : Non Significatif. 
OCDE : Organisation de Coopération et de Développement Économiques. 
OCT : Tomographie à Cohérence Optique. 
OMS : Organisation Mondiale de la Santé.  
OOS : 
Occupational Overuse Syndrom. 
ORUD : Orthoptistes Ressentant Une Douleur. 
PEC : Prise En Charge. 
RSI :  Repetitive Stain Injuries. 
S : Significatif. 
SNAO : Syndicat National Autonome des Orthoptistes. 
SNOF : Syndicat National des Ophtalmologistes Français. 
STHDA :
 Statistical Tools For High-Throughput Data Analysis. 
TMS : Troubles Musculo Squelettiques. 
VL :
 Vision de Loin. 
VP : Vision de Près. 
WMSDs : Work-Related Musculoskeletal Disorders. 
 

 

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12 

INTRODUCTION 

 

Les  Troubles  Musculo  Squelettiques  (TMS)  sont  un  véritable  enjeu  de  santé  publique.  Leur  nombre 
augmentant  depuis  une  dizaine  d’années,  ils  sont  répertoriés  comme  la  première  cause  de  maladie 
professionnelle en France [1]. 
 
À l’aube de notre vie professionnelle, nous entendons de-ci et de-là nos futurs homologues se plaindre de 
douleurs dorsales ou brachiales. Il suffit de discuter deux minutes avec un orthoptiste ou de se promener 
sur les réseaux sociaux pour mettre au jour rapidement et comprendre d’une part l’ampleur du phénomène, 
d’autre part le vide au niveau des études ergonomiques des postes de travail. Comment réussir à soigner 
autrui  sans  se  faire  mal  lors  de  la  pratique  des  soins ?  Comme  le  disait  Ramazzini  dans  son  Traité  des 
maladies  des  artisans  publié  en  1700  à  Padoue  (Italie) :  « Telle  est  donc  la  malheureuse  condition  de 
l’homme, que, pour se procurer les biens dont il a besoin dans l’ordre de la société, il s’expose aux plus 
grands maux » 
[2].  
 
L’article « Le quotidien de l’orthoptiste libéral. Une profession passionnante, oui mais… » de la revue 
Francophone  d’Orthoptie
  d’Avril  /  Juin  2017,  pointe  l’existence  de  Troubles  Musculo  Squelettiques 
(TMS) dans la pratique de cette profession. Cet article se base sur l’enquête effectuée par la CARPIMKO 
en  2008  à  propos  de  la  pénibilité  au  travail  des  auxiliaires  médicaux  (comprenant  les  infirmiers,  les 
masseurs kinésithérapeutes, les orthophonistes, les orthoptistes et les podologues). Cette enquête aborde les 
facteurs de risque des TMS dans ces professions. Concernant les 100 orthoptistes interrogés lors de cette 
enquête, les plaintes recueillies font état de difficultés de postures dues à la position assise ainsi qu’aux 
torsions / flexions du tronc. Il est à noter que, nonobstant ces plaintes, aucun chiffre à ce jour n’a été énoncé 
clairement.  
 
Quelle est l’importance des TMS au sein de notre profession ? Bien souvent, ceux-ci sont essentiellement 
entendus  dans  la  pratique  rééducative  du  métier,  notamment  avec  les  rééducations  d’Insuffisance  De 
Convergence (IDC) et avec l’utilisation des barres de prismes. Mais ces TMS sont-ils présents seulement 
pour les rééducateurs ou se retrouvent-ils aussi chez les assistants de consultation ? Leur fréquence est-elle 
différente ?  Les  facteurs  de  risque  des  TMS  sont-ils  différents  selon  les  pratiques ?  Les  orthoptistes 
assistants  présentent-ils  des  types  de  TMS  différents  des  rééducateurs ?  Par  ailleurs,  quel  type  de  geste 
engendre  des  plaintes  ?  Ces  dernières  sont-elles  constantes  ou  non ?  Quelles  conséquences  provoquent-
elles ?  Une  multitude  de  questionnements  émergent  lorsque  nous  réfléchissons  à  ces  TMS,  et  seront 
développés dans cette étude. 
 
Dans un premier temps, nous présenterons une partie théorique, définissant la notion de Troubles Musculo 
Squelettiques ainsi que leurs facteurs de risques. Nous mettrons en évidence leur importance ainsi que leurs 
impacts aussi bien fonctionnels, sociaux ou qu’économiques et également psychologiques sur les individus. 
Afin  de  mieux  comprendre  les  troubles  engendrés,  nous  rappellerons  les  notions  d’anatomie  et  de 
physiopathologie  des  différents  types  de  TMS.  En  outre,  un  temps  sera  consacré  à  la  description  des 
exigences  du  poste  de  travail  des  orthoptistes  rééducateurs  et  des  assistants  d’ophtalmologue  selon  les 
gestes professionnels devant être effectués dans ces milieux. Enfin, seront abordées les prises en charge les 
plus fréquentes de ces TMS et les différentes méthodes de prévention envisageables. 
 
La partie scientifique sera présentée dans un second temps. Nous tenterons, en collectant les données, de 
réaliser un essai d’objectivation et de mesure des impacts des TMS chez les orthoptistes à travers notre 
étude épidémiologique (2ECTO). L’analyse et la discussion des réponses obtenues permettront d’une part 
de comprendre les raisons pour lesquelles l’orthoptiste se fait mal en soignant ses patients et d’autre part 
de proposer la mise en place de mesures de prévention.  
 
 

 

GALLASSO ; PONTHEAUX 

(CC BY-NC-ND 2.0)

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13 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
 

 

 

- PARTIE THÉORIQUE - 

 

 

GALLASSO ; PONTHEAUX 

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14 

1.  Les Troubles Musculo Squelettiques  

1.1.   Définition 

Lésions Attribuables au Travail Répétitif (LATR) au Québec, Cumulative Trauma Disorders (CTD), Work-
Related  Musculoskeletal  Disorders  (WMSDs)  aux  USA,  Occupational  Overuse  Syndrom  (OOS)  en 
Australie ou encore Repetitive Stain Injuries (RSI) en Angleterre, c’est ainsi que l’on nomme les Troubles 
Musculo Squelettiques (TMS) d’un pays à l’autre.  
Ces troubles sont un regroupement de plusieurs pathologies telles que les tendinites, le syndrome du canal 
carpien, les lombalgies, rachialgies etc.  

 

Les  définitions  des  TMS  sont  assez  variées  dans  la  littérature  car  ils  ne  sont  pas  des  maladies  en  soi, 
répertoriés au tableau de la Classification Internationale des Maladies (CIM10) de l’OMS (Organisation 
Mondiale de la Santé). C’est un sujet propre à la santé au travail.  
 
•  L’INRS  (Institut  National  de  Recherche  et  de Sécurité)  décrit  les TMS  comme  des  « maladies  qui 
touchent les articulations, muscles et tendons (tissus mous péri-articulaires) » [1]. 
•  « C’est  une  affection  des  tissus  mous  péri-articulaires  et  des  nerfs  périphériques  secondaires  à  une 
hyper-sollicitation d’origine professionnelle » selon Roquelaures Y [3]. 
•  « Les mécanismes en cause sont complexes, et font intervenir à la fois des phénomènes mécaniques, 
inflammatoires,  vasculaires,  et  dégénératifs,  selon  des  proportions  probablement  différentes  selon  les 
structures péri-articulaires en cause, et les régions anatomiques concernées » [4]. 
•  « Les  TMS  du  membre  supérieur  résultent  d’abord  de  l’application  de  contraintes  biomécaniques 
soutenues et/ou répétées lors du travail qui dépassent les capacités fonctionnelles de l’opérateur » d’après 
l’INRS [5]. On parle ici d’un déséquilibre dans la balance contrainte / capacité.  
 

1.1.1. 

Signes fonctionnels  

Les premiers troubles des TMS se manifestent par une gêne, une douleur et une fatigue niveau articulaire, 
qui  s’effaceront  une  fois  le  travail  arrêté.  Le  maintien  de  l’exposition  aux  sollicitations  biomécaniques 
entrainera un inconfort et une douleur permanente localisée sur toute l’articulation et non plus en un seul 
point  particulier.  La  douleur  peut  même  irradier sur  d’autres  parties  du  corps.  Par  la  suite  une  perte  de 
fonction et de mobilité de l’articulation peut amener à une intervention chirurgicale. Sans prise en charge, 
le TMS peut amener à une incapacité fonctionnelle permanente [6]. Est-ce que tous les troubles mèneront 
à  un  TMS ?  Quand  passe-t-on  la  barrière  entre  simple  problème  et  TMS ?  Ces  informations  sont  peu 
présentes dans la littérature. 

 

 

Figure 1 : Évolution d'un TMS (LATR) en cas de maintien de l'exposition à l’effort [7] 

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15 

Les TMS touchent principalement les membres supérieurs comme indiqué dans le schéma suivant : 
 

 

Figure 2 : Répartition des Troubles Musculo Squelettiques (TMS) par localisation en 2014 [8]

 

Les  causes  des  TMS  sont  variées  et  d’origine  diverses.  Leurs  constantes  augmentations  sont  un  enjeu 
majeur de la santé au travail, et leurs conséquences sont de plus en plus préoccupantes. En effet, ce sont 
des douleurs, des gênes fonctionnelles, qui engendrent de la fatigue, de l’inaptitude, des arrêts de travail. 
Cela  constitue  un  risque  majeur  de  rupture  de  la vie  professionnelle,  mais  portent  également  son  lot  de 
conséquences sur la vie personnelle.  
 

1.1.2. 

Conséquences financières 

Au niveau financier, les TMS représentent un coût non négligeable [9]. 

•  Les coûts directs sont les plus simples à évaluer : les soins et des arrêts de travail indemnisés par 

l’assurance  maladie,  les  cotisations  assurance  maladie  versées  par  l’employeur,  et  les  frais 
d’aménagement du poste de travail.  

•  Les coûts indirects de régulation dus à l’absentéisme, le turn-over et la perte de productivité. Ils 

constituent le manque à gagner de l’entreprise.  

•  Les  coûts  indirects  stratégiques  sont  dus  à  la  politique  de  l’entreprise  alors  qu’un  employé  est 

absent. Ils sont imputables aux limites de capacités : 

o  Sociales (épuisement des salariés). 
o  Productives (augmentation des cadences). 
o  Économiques (dégradation de la qualité et/ou des délais). 
o  Éthiques (dégradation de l’image pour les clients). 

Ces derniers sont difficilement chiffrables et extrêmement variables d’une entreprise à l’autre. 
Selon la CNAMTS (Caisse Nationale de l’Assurance Maladie des Travailleurs Salariés) [10], en 2007 le 
coût moyen des soins de la coiffe des rotateurs (TMS de l’épaule) s’élevait à 50 000€, une épicondylite du 
coude 18 000€, le syndrome du canal carpien 13 000€ et une sciatique 60 000€. Les coûts indirects étaient 
estimés entre 2 à 7 fois plus.  

1.2.   Épidémiologie 

1.2.1. 

Prévalence en France 

•  En  France,  les  TMS  constituent  la  première  cause  de  maladie  professionnelle  reconnue  avec  une 
progression annuelle d’environ 18% de 2005 à 2011. Depuis 2012, les TMS subissent une légère régression 
moyenne de 3% [11]. 

GALLASSO ; PONTHEAUX 

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16 

•  Les  demandes  d’indemnisation  pour  cause  de  TMS  augmentent  d’année  en  année  et  représentent 
aujourd’hui  87%  des  maladies  professionnelles  indemnisées  en  France,  soit  un  peu  plus  de  45  000 
personnes [11]. 
•  À titre d'exemple, le coût moyen (soins + indemnisations) d'un TMS est supérieur à 21 000 euros [1]. 
•  En 2012, les TMS indemnisés ont entraîné la perte d’environ 10 millions de journées de travail et 1 
milliard d'euros de frais couverts par les cotisations d'entreprise [1]. 
 

1.2.2. 

Prévalence chez les orthoptistes 

En 2013, la DREES (Direction de la Recherche, des Études, de l’Évaluation et des Statistiques) comptait 
3700 orthoptistes en France métropolitaine, dont 2600 libéraux et 1100 salariés (700 salariés en cabinet 
d’ophtalmologistes et 400 salariés en milieu hospitalier) [12]. 
 
La seule étude concernant les Troubles Musculo Squelettiques chez les orthoptistes parue à ce jour a été 
effectuée  en  2008  par  la  CARPIMKO  (Caisse  Autonome  de  Retraite  et  de  Prévoyance  des  Infirmiers, 
Masseurs-Kinésithérapeutes, des pédicures-podologues, Orthophonistes et Orthoptistes) [13]. Un panel de 
100 orthoptistes français a été interrogé parmi 1500 paramédicaux libéraux. Les facteurs de risques des 
TMS ont été recensés. Cependant la prévalence des TMS de notre profession reste à évaluer.  
De plus, à l’époque de parution de cette étude, seuls les orthoptistes rééducateurs ont été questionnés, la 
CARPIMKO étant la caisse de retraite des professions libérales. En effet, l’assistanat d’ophtalmologistes 
est  rentré  dans  le  domaine  de  compétence  des  orthoptistes  depuis  le  mois  de  novembre  2007  [14].  Le 
nombre d’orthoptistes-assistants était alors plus faible qu’à l’heure actuelle. C’est pourquoi, la population 
des assistants salariés effectuant des pré-consultations n’a pas été incluse dans cette étude. 
 
Il  serait  donc  intéressant  de  savoir  quelle  est  l’étendue  des  TMS  chez  les  orthoptistes  rééducateurs  et 
assistants en France, d’actualiser les données des facteurs de risques et également de se questionner sur les 
pathologies engendrées. Dans un second temps, il semblerait judicieux de connaître les solutions mises en 
œuvre dans le cadre de la douleur, les soins pratiqués, et les solutions ergonomiques envisagées. 
 
Afin de mieux cerner le problème, il est tout d’abord nécessaire d’avoir quelques notions d’anatomie des 
articulations les plus touchées par les TMS. 

 

 

GALLASSO ; PONTHEAUX 

(CC BY-NC-ND 2.0)

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17 

2.  Anatomie de l’appareil locomoteur et les principaux TMS 

2.1.   Description de l’appareil locomoteur  

2.1.1. 

Définition de l’appareil locomoteur  

« L’appareil locomoteur correspond à l’étude du squelette, des articulations des os entre eux et des moyens 
qui les unissent qu’ils soient passifs (les ligaments) ou actifs (les muscles) » 

(

[15]. 

Cet appareil se compose des os qui formeront le squelette, d’articulations, de muscles et de leurs tendons 
ainsi que de ligaments.  
En terme général, l’appareil locomoteur est décrit comme un mécanisme, un outil qui permet d’exécuter 
des mouvements, de se déplacer, de changer de posture. Il permet ainsi au corps humain de se déplacer et 
de se mouvoir dans l’espace. 
 

2.1.2. 

Les différents composants  

Les composants de cet appareil locomoteur : les os, les articulations, les muscles et leurs tendons [6, 15, 
16, 17]. 

2.1.2.1.  Les os 

Le  squelette  humain  se  compose  de  2  parties :  le  squelette  axial  et  le  squelette  appendiculaire.  Ceux-ci 
dénombrent 206 os, tous articulés entre eux. Trois principales catégories d’os sont répertoriées en fonction 
de leur largeur, épaisseur et longueur : 

•  Les os longs :  

-  Ils sont plus longs que larges et épais.  
-  Ils  sont  essentiellement  situés  au  niveau  des  membres.  Le  fémur,  l’humérus  sont  des  os 

longs. 

•  Les os plats :  

-  Leur épaisseur est beaucoup plus faible que leur largeur ou leur longueur. Parmi les os plats 

se trouvent les côtes, la scapula, le sternum, les os du crâne. 

-  Ils forment des parois qui ont pour fonction la protection des organes. 

•  Les os courts :  

-  Les trois dimensions (largeur, épaisseur et longueur) sont pratiquement égales.  
-  Les os du carpe au niveau du poignet sont des os courts. 

 
Certains  auteurs  parlent  également  d’une  quatrième  catégorie :  les  os  irréguliers.  Ils  n’appartiennent  à 
aucune des catégories précédentes de par leurs formes complexes tels que les vertèbres, ou encore les os de 
la ceinture scapulaire [16]. 
 
Tous ces os (sauf les surfaces articulaires) possèdent à leur surface un tissu conjonctif (tissu de soutien qui 
assure le support structural des autres tissus du corps) appelé le périoste. Le périoste a pour fonction d’éviter 
les risques d’à-coups entre le tendon et l’os, deux structures ayant une composition, une consistance et une 
souplesse différente lors d’une mise en tension. 
 

2.1.2.2.  Les articulations : le lien des os entre eux 

Comme  leur  nom  le  démontre,  les  articulations  ont  un  rôle  d’union. Elles  ont  pour  but  le  maintien  des 
différentes pièces osseuses entre elles. 
 
Il  en  existe  trois  types,  reposant  sur  leurs  degrés  de  mobilités  :  les  articulations  fibreuses  (immobiles), 
cartilagineuses (semi-mobiles) et synoviales (grande mobilité) dans l’ordre croissant de mobilités.  
 

GALLASSO ; PONTHEAUX 

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Cette  dernière  catégorie,  de  par  sa  mobilité,  représente  la  plus  grande  catégorie  des  articulations  des 
membres. Ces articulations synoviales possèdent ainsi des éléments qui sont à l’origine des mouvements 
telles que : 

-  La capsule articulaire qui permet l’union des os. 
-  La  membrane  synoviale  (présente  dans  cette  capsule)  qui  sécrète  le  liquide  synovial,  sorte  de 

« lubrifiant de l’articulation » [15].

 

 

Les articulations synoviales ont des mouvements et des amplitudes (de mouvements) différents selon trois 
axes ou degrés de liberté : plan frontal (antérieur (ventral) / postérieur (dorsal)), plan transversal (supérieur 
/ inférieur), plan sagittal (droite / gauche). Elles sont ainsi distinguées en trois sous-catégories selon leur 
nombre de degrés de liberté possible. 
 
Ci-dessous, un schéma récapitulatif de ces deux premières sous parties se trouve :

 

Figure 3 : Schéma récapitulatif « les os et les articulations » [6] 

 

Légende : 
1.  Tendon 
 
2.  Gaine du tendon 
 
3.  Bourse séreuse 
 
4.  Muscle 
 
5.  Os de l’articulation 
 
6.  Ligament 
 
7.  Cavité synoviale
 
8.  Capsule articulaire 
9.  Membrane synoviale 
10.  Cartilage 

 

2.1.2.3.  Les muscles et leurs tendons  

•  Les muscles : 

 
Plus de 600 muscles sont dénombrés dans le corps humain et sont les « moyens d’union actifs » [15] des 
os.  
Ces muscles sont formés de fibres (myofibrilles), à l’origine de leur structure spécifique. Ils peuvent, à la 
fois, s’allonger (élongation) ou se raccourcir (contraction) continuellement selon le geste voulu ainsi que 
de supporter des charges physiques de toute intensité.  
La mobilisation des différentes pièces osseuses est permise par les muscles (leur mise en mouvement, leur 
stabilisation…). 

 

Les muscles possèdent :  

-  Un  corps  musculaire  ayant  une  ou  plusieurs 

attaches  tendineuses  (tendon)  à  son  extrémité 
permettant  l’insertion  proximale  (d’origine)  sur 
l’os fixe.  

-  Un  tendon  terminal  à  l’origine  de  l’insertion 

distale (terminale) sur l’os mobile. 

 

 

Il  est  distingué  également  nombre  de  catégories  de 
muscles différents. 

 

     Figure 4 : Exemple d’un muscle squelettique [15] 

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19 

•  Les tendons : 

 
Ils permettent l’attachement du muscle à l’os. Un tendon est donc présent à chaque extrémité du muscle. 
Ils sont comparés à des cordons qui assurent la transmission de la force musculaire (les forces de traction 
des muscles) aux os. Ce mécanisme est indispensable pour autoriser le mouvement.  
 
Les  tendons  possèdent  plusieurs  caractéristiques.  Ils  sont  à  la  fois  solides  mais  avec  un  certain  niveau 
d’élasticité empêchant ou, tout du moins, diminuant les à-coups lors de la sollicitation des muscles. 
 
D’autre part, une gaine séreuse entoure certains tendons comme les tendons du poignet ou encore de la 
main. Cette gaine possède deux feuillets : 

-  Un feuillet pariétal.  
-  Un  feuillet  interne  viscéral  dans  lequel  se  trouve  une  membrane  synoviale,  identique  à  celle  de 

l’articulation. Cette membrane produit la synovie qui garantit la lubrification et améliore donc le 
glissement des tendons sur les os.  

 

 

Figure 5 : Image anatomique du tendon et sa gaine [6] 

 
 
 
Légende : 

 

1.  Muscle.
 
2.  Gaine séreuse du tendon. 
3.  Os.
 
4.  Tendon. 
5.   Feuillet interne viscéral. 
6.   Feuillet pariétal. 

 

2.1.2.4.  Les autres composants  

Les ligaments permettent de maintenir fermement les articulations de manière passive. Ils sont souvent des 
épaississements de la capsule articulaire. Ils assurent à la fois la stabilité, la flexibilité des articulations 
tout en limitant l’amplitude des mouvements pour éviter tout déboitement lors de leur mise en tension. 
 
Les bourses séreuses sont des coussinets, aux côtés des articulations. Elles contiennent du liquide synovial 
qui  favorise,  au  niveau  de  certaines  structures  anatomiques,  le  glissement  des  tendons  sur  les  os  sans 
séquelles. 
 
Le  système  nerveux  se  compose  d’un  système  nerveux  central  comprenant  l’encéphale  et  la  moelle 
épinière, et de nerfs périphériques (nerfs crâniens au niveau de la base du crâne et nerfs rachidiens qui 
émergent de la moelle épinière). Il a pour rôle de transmettre sous la forme d’un d’influx nerveux : 

-  Au cerveau, les informations sensorielles venant des organes sensoriels par les nerfs sensitifs. 
-  Aux muscles, les commandes motrices venant du cerveau par les nerfs moteurs. 

Des lésions peuvent se produire dans ce réseau nerveux ainsi que des compressions sur les nerfs passants.  

2.2.   Description des régions les plus touchées par les TMS 

Dans  la  littérature,  le  terme  de  Troubles  Musculo  Squelettiques  est  utilisé  pour  la  totalité  des  troubles 
touchant  l’appareil  locomoteur,  c’est-à-dire  les  membres  supérieurs,  les  membres  inférieurs  et  le  rachis 
mais,  en  pratique,  les  problèmes  les  plus  souvent  décrits  sont  ceux  touchant  les  membres  supérieurs 
(l’épaule,  le  coude,  le  poignet  et  la  main)  et  le  rachis.  Selon  l’enquête  préliminaire,  les  orthoptistes  se 

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(CC BY-NC-ND 2.0)

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20 

plaignent essentiellement de maux des membres supérieurs et du rachis. Seule la description de ces parties 
sera exposée par la suite [6, 15, 16, 17]. 
 

2.2.1. 

La ceinture scapulaire (ou l’épaule) 

•  Description de l’épaule : 

La ceinture scapulaire est constituée de trois os : la clavicule, l’omoplate (scapula en latin) et la tête de 
l’humérus (ou tête humérale) qui formeront cinq articulations différentes, la principale étant l’articulation 
scapulo-humérale  (jonction  entre  l’omoplate  et  l’humérus).  Cette  articulation  est  à  l’origine  des 
mouvements de grande amplitude de l’épaule notamment les mouvements d’antépulsion (élévation) et de 
rotation du bras. 

 

Figure 6 : Image anatomique des principaux constituants de l’épaule [6]  

Plusieurs  muscles  sont  présents  au  niveau  de  cette  articulation  scapulo-humérale,  notamment  ceux  qui 
forment la coiffe des rotateurs. Cette dernière permet :

 

-  La mobilité et la statique de l’articulation scapulo-humérale. 
-  La stabilité de la tête humérale. 

 

Cette structure est souvent sujette aux TMS, notamment par l’apparition de tendinites [18]. 
 

•  Les mouvements de l’épaule : 

L’épaule autorise des mouvements de grande amplitude ainsi que des mouvements stables lors de tâches 
précises ou quémandant de la force. Elle est l’articulation avec le plus de mobilité chez l’homme. 

 

Les trois mouvements principaux de l’épaule selon ces degrés de liberté sont les suivants :  

-  Antépulsion (flexion) ou rétropulsion (extension). 
-  Abduction ou adduction. 
-  Rotation interne ou rotation externe. 
-  Il est également défini un mouvement de circumduction qui conjugue les mouvements principaux 

évoqués précédemment. 

 

Figure 7 : Les différents mouvements de l’épaule [15] 

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21 

L’épaule peut donc diriger le membre supérieur dans les trois plans de l’espace.  
Par ailleurs, les amplitudes des mouvements de l’épaule sont multiples et peuvent dans certains cas atteindre 
des  positions  extrêmes.  De  ce  fait,  des  schémas  récapitulatifs  de  ces  différents  mouvements  et  leurs 
amplitudes sont présents en annexe (Annexe A)
 

2.2.2. 

Le bras, le coude et l’avant-bras  

•  Description : 

Le bras est le membre qui commence sous l’épaule et se finit au-dessus du coude. Il est constitué d’un os 
unique nommé l’humérus. L’avant-bras est composé de deux os : le radius et l’ulna (anciennement appelé 
le cubitus). 
Le coude, quant à lui, correspond à l’articulation constituée par les trois os que sont l’humérus, le radius et 
l’ulna qui donnent lieu à trois ensembles : l’articulation huméro-radiale, l’articulation huméro-ulnaire et 
l’articulation radio-ulnaire supérieure. 

 

 

Figure 8 : Image anatomique des principaux os du coude [6]

 

Le coude possède trois saillies :  

-  La saillie permettant au coude de s’appuyer sur la table, se nomme l’olécrâne. 
-  La saille osseuse interne appelée l’épitrochlée ou l’épicondyle médial. 
-  La saille osseuse externe appelée l’épicondyle latéral. 

Ces deux dernières saillies appartiennent à l’humérus et sont les points d’attaches des muscles de l’avant-
bras longeant le radius et le cubitus, permettant les mouvements du poignet et des doigts. 
 

 

Figure 9 : Image anatomique du coude et de ses saillies [17] 

 

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22 

•  Les mouvements du coude :  

Le coude est à l’origine de deux types de mouvements :  

-  Un mouvement de flexion / extension assuré essentiellement par l’ensemble formé par l’humérus et 

l’ulna (articulation huméro-ulnaire). Ce mouvement permet de plier et déplier le membre supérieur. 
Les  muscles  biceps  (flexion)  et  triceps  (extension)  situés  au  niveau  du  bras  participent  à  ces 
mouvements. 

-  Un  mouvement  dit  de  « prono-supination »  rassemblant  le  mouvement  de  pronation  (action  de 

dévisser) et celui de supination (action de visser) à l’origine de la rotation de l’avant-bras. 

 
De  même  que  pour  l’épaule,  des  amplitudes  de  mouvements  différentes  sont  possibles,  certaines  étant 
jugées inacceptables (Annexe B).  
 

2.2.3. 

L’ensemble poignet / main / doigts  

2.2.3.1. 

Le poignet 

•  Description du poignet : 

Le poignet est délimité par les 8 os du carpe, dissociés en deux rangs de quatre os, formant une gouttière. 

 

 

Au niveau de ce carpe, se trouve un passage nommé le canal carpien. Ce passage, situé sur la face interne 
du poignet, est ainsi délimité en arrière par le carpe et en avant par le ligament annulaire antérieur du carpe.  

 
 

Dans cette gouttière carpienne cheminent : 

-  Les nerfs cubital (ou ulnaire) et médian 

qui innervent les doigts. 

-  Un  certain  nombre  de  tendons 

fléchisseurs (soit 9) des doigts. 

-  Des vaisseaux sanguins. 

 
Un schéma de ce canal carpien est présent ci-
contre : 

 

Figure 10 : Image anatomique du canal carpien et de ses composants [7]

•  Les mouvements du poignet : 

Le poignet exécute des mouvements de flexion / extension ainsi que des mouvements d’inclinaisons radiale 
et cubitale. Cette articulation participe également aux mouvements de prono-supination, de concert avec le 
coude. 
 
De la même façon que l’épaule et le coude, le poignet peut effectuer diverses amplitudes de mouvements 
plus ou moins acceptables et supportables (Annexe C)
 

2.2.3.2.  La main et les doigts 

•  Description de la main et des doigts : 

La  main  est  un  des  outils  les  plus  sophistiqués  que  l’homme  possède.  Elle  présente  moult  mécanismes 
complexes tels que les multiples mouvements des doigts, le pouce s’opposant aux autres doigts, à l’origine 
de la préhension fine, précise, solide et ferme. La main est composée de plusieurs os liés fermement les uns 
aux autres par des ligaments : les huit os du carpe, les cinq os métacarpiens prolongés en phalanges des 
doigts. 

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23 

•  Les mouvements de la main et des doigts : 

Les doigts ont une fonction de flexion et extension grâce à des tendons fléchisseurs (un dans le pouce et 
deux  dans  les  autres  doigts),  à  un  appareil  extenseur  qui  regroupe  un  tendon  extenseur  et  des  muscles 
intrinsèques (les lombricaux et les interosseux). 
 

2.2.4. 

Le rachis (ou la colonne vertébrale) 

•  La description de la colonne vertébrale : 

Le rachis (ou colonne vertébrale) est composé de plusieurs structures :  

-  7 vertèbres cervicales (rachis ou colonne cervicale),  
-  12 vertèbres thoraciques (rachis ou colonne dorsale), 
-  5 vertèbres lombales ou lombaires (rachis ou colonne lombaire), 
-  Le sacro-coccyx qui contient le sacrum avec 5 vertèbres fusionnées et le coccyx avec 6 vertèbres 

fusionnées.  

 
Il y a donc 33 vertèbres dans la colonne vertébrale. Toutes ces structures sont reliées entre elles par des 
muscles  paravertébraux  et  des  articulations  telles  que  les  disques  intervertébraux,  les  ligaments,  les 
apophyses articulaires. 
 
Le  rachis  a  un  rôle  multiple.  Il  permet  à  la  fois  le  support  et le  maintien  de  la  posture  « debout »  chez 
l’homme,  la  possibilité  de  mouvements  de  dos  (mobilité  du  rachis)  ainsi  que  la  protection  de  la moelle 
épinière et de ses racines nerveuses. Cette dernière chemine dans le canal rachidien formé par l’empilement 
des trous rachidiens de chaque vertèbre. 
 
Par ailleurs, la colonne vertébrale possède des courbures dites « naturelles » qui sont primordiales pour son 
fonctionnement correct. Ainsi, dans l’ordre, il est défini dans un plan sagittal :
 
 
 
 
 

Une  lordose  cervicale  c’est-à-dire  « une 

courbure concave en arrière » [15]. 

Une cyphose thoracique c’est-à-dire « une 

courbure concave en avant » [15]. 

Une lordose lombale. 

Une cyphose du sacrum. 

 

 

      Figure 11 : Image anatomique de la colonne vertébrale et de ses 

courbures [15]

 

•  Les mouvements de la colonne vertébrale : 

Les mouvements de la colonne vertébrale sont multiples :  

-  Mouvement de flexion / extension. 
-  Mouvement de rotation. 
-  Mouvement d’inclinaison.  
-  Mouvements combinés comme ceux de flexion / rotation.  

 

Ces  mouvements  sont  d’amplitudes  diverses.  Ils  sont  qualifiés  de  niveau  acceptable  à  non  acceptable 
(Annexes D et E).  

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24 

2.3.  Les principaux types de TMS et leur symptomatologie 

Selon  les  pratiques  des  professionnels,  leurs  exigences  et  leurs  différents  facteurs  de  risques,  certaines 
régions corporelles sont susceptibles de développer des TMS. Ainsi selon l’exposition, les TMS et leurs 
importances varient. Les différents types de TMS sont assez nombreux, les pathologies les plus évoquées 
par  les  orthoptistes  lors  de  l’enquête  préliminaire  peuvent  être  regroupées  sous  cinq  grandes  catégories 
présentant des symptômes, des plaintes différentes (douleurs, raideurs, lourdeurs…) [6, 19] :  

-  Atteintes tendineuses. 
-  Atteintes musculaires. 
-  Atteintes nerveuses ou syndromes canalaires. 
-  Bursites et hygromas. 
-  Les « maux de dos ». 

 

2.3.1. 

Atteintes tendineuses 

Le tendon est sollicité chaque fois que le muscle se contracte, ou se relâche. Ainsi, lorsqu’un tendon est 
trop actif (hyper-sollicitation) par des mouvements répétés ou par un muscle qui exerce une tension et par 
conséquence des forces de tractions élevées sur celui-ci, des affections tendineuses peuvent se créer. Les 
tendons sont « blessés » et présentent des lésions dans leur structure. Ceci est à l’origine d’une tendinite.  
Il est distingué, selon le site de la ou des lésion(s), des tendinites d’insertion et des ténosynovites. 
 
Les affections tendineuses se retrouvent aussi bien au niveau des poignets, des mains ou encore des doigts 
[20]. 
 

•  Les tendinites : 

 
Par définition, une tendinite est une inflammation du tendon [7]. Elle s’accompagne de douleurs et d’une 
réaction  inflammatoire,  c’est-à-dire  un  gonflement  du  tendon  touché.  Cette  réaction  inflammatoire  de 
l’organisme est due à la présence de ces multiples microlésions (blessures microscopiques) et facilite la 
cicatrisation. 
 
Cependant, cette inflammation peut devenir chronique si l’hyper-sollicitation du tendon est continue ou si 
l’état inflammatoire se généralise. En effet, le tendon étant déjà « blessé, abimé », il est donc beaucoup plus 
vulnérable à cette sur-sollicitation.  
 
Une rupture du tendon peut être une conséquence de cette chronicité inflammatoire. Le sujet se retrouvera 
énormément gêné dans les tâches quotidiennes. 
 
Il est distingué : 

-  Des  tendinites  où  l’inflammation  touche  « le  corps  du  tendon ».    Les  tendinites  de  la  coiffe  des 

rotateurs au niveau de l’épaule en sont un exemple.  

-  Des tendinites d’insertions : la lésion et donc l’inflammation se trouvent au niveau de la partie os-

tendon, partie à l’origine de l’insertion du muscle sur l’os. L’épicondylite au niveau des coudes sont 
des tendinites d’insertion. 

 

•  Les ténosynovites : 

 
Certains tendons sont protégés par des gaines séreuses ou synoviales [7]. Cependant, cette gaine ne permet 
en aucun cas de préserver d’une hyper-sollicitation du tendon. Des lésions peuvent se produire au niveau 
du tendon entouré par cette gaine et une tendinite peut se développer à ce niveau. Le tendon étant enflammé, 
il va enfler et comprimer la gaine séreuse qui à son tour va s’enflammer.  
 
La ténosynovite est donc par définition une inflammation du tendon et de sa gaine.  
 

GALLASSO ; PONTHEAUX 

(CC BY-NC-ND 2.0)

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25 

Les ténosynovites sont souvent fréquentes au niveau des tendons du poignet. La maladie de De Quervain 
au niveau du poignet en est un exemple. 

 

Pour  conclure  sur  ces  tendinites,  la  persistance  de  mauvaises  conditions  de  travail  (gestes  répétés, 
mauvaises postures etc.) sur le long terme est à l’origine du passage de simple inflammation à celui d’une 
chronicité inflammatoire. Les types de tendinites et de ténosynovites les plus fréquentes sont résumés par 
un schéma simplifié ci-dessous :  

 

Figure 12 : Schéma simplifié des tendinites les plus courantes [20] 

 

2.3.2. 

Affections musculaires 

Les muscles sont soumis à des tensions d’intensités variables de trois niveaux : faible, modérée ou intense.  
La douleur musculaire est un signe d’alerte de l’apparition d’un trouble musculo squelettique [6] :  

-  Elle commence par une sensation d’inconfort, de malaise, de lourdeur, ou par des courbatures soit 

des symptômes de fatigue musculaires transitoires. Ce symptôme se révèle donc par des douleurs 
musculaires appelées myalgies. Ces douleurs sont souvent le signe d’appel d’une hyper-sollicitation 
des muscles (réversible à ce stade). 

-  Plus les douleurs musculaires seront importantes et persistantes, même après l’arrêt d’exécution du 

geste, plus le risque d’avoir développé un trouble musculo squelettique sera grand.  

 

2.3.3. 

Atteintes nerveuses et les syndromes canalaires 

Les  nerfs  lors  de  leur  cheminement  dans  le  corps  humain  peuvent  être  soumis  à  des  compressions 
(contrainte  mécanique).  En  effet,  une  inflammation  des  tendons  (circulant  dans  des  espaces  étroits) 
compressera à la fois des structures vasculaires et nerveuses à proximité.  
 
Lorsque ces compressions sont réitérées, la circulation des micro-vaisseaux sanguins du nerf est bloquée. 
Ceci empêche l’approvisionnement des diverses structures du nerf et entrave complètement ou en partie le 
passage des messages sensitifs et moteurs véhiculés par les nerfs.   
La symptomatologie des atteintes nerveuses comprend :  

-  Des picotements, des fourmillements. 
-  Des engourdissements, des endormissements. 
-  Des paresthésies (pertes de sensations tactiles). 
-  Des pertes de force : une faiblesse musculaire du membre innervé par le nerf touché. 

 

L’atteinte nerveuse la plus connue de nos jours est le syndrome du canal carpien. Ce syndrome présent au 
niveau  du  poignet  est  dû  à  une  compression  du  nerf  médian  qui  chemine  dans  le  canal  carpien.  Les 
personnes souffrant d’un syndrome du canal carpien ont, en plus du tableau clinique évoqué ci-dessus, des 
douleurs nocturnes plus importantes [7, 18]. 

GALLASSO ; PONTHEAUX 

(CC BY-NC-ND 2.0)

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26 

Au niveau du poignet, se trouve également le syndrome de la loge de Guyon avec une compression du nerf 
cubital. 
 

2.3.4. 

Les bursites et les hygromas 

La bursite (ou hygroma) par définition est l’inflammation de la bourse. Les épaules, les coudes et les genoux 
sont les endroits où sont localisés des bursites. Il existe des bursites de type aiguës ou chroniques [7]. 
 
Le mécanisme à l’origine de cette bursite est souvent une tendinite.  
L’apparition d’une bursite suit le schéma suivant :  

-  Inflammation et enflure du tendon. 
-  Compression de la bourse entre deux os par ce tendon enflammé. 
-  Irritation de la bourse par le frottement et la compression. 
-  Apparition d’une bursite. 

Il est intéressant de savoir que bursite et tendinite s’entretiennent mutuellement. En effet, une bourse peut 
rester enflammée alors que le tendon ne l’est plus. Cette inflammation de la bourse peut donc réamorcer 
l’inflammation du tendon (la tendinite).  
 
Par ailleurs, des pressions peuvent s’exercer directement sur la bourse et être à l’origine de bursite du coude 
dues  aux  gestes  répétés  dans  des  positions  extrêmes  ou  des  bursites  du  genou  lors  du  maintien  soutenu 
d’une posture. 

     Figure 13 : Schéma simplifiée d’apparition d’une bursite [7] 

 

 

 

GALLASSO ; PONTHEAUX 

(CC BY-NC-ND 2.0)

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27 

2.3.5. 

Les « maux de dos » 

Les symptômes lombaires se caractérisent par des douleurs, des raideurs, des gênes (inconfort) ou encore 
des courbatures. Ces  maux de dos, une fois avérés, provoqueront des difficultés dans certaines activités 
voire une impossibilité d’exécution. Il existe des douleurs du rachis cervical, dorsal et lombaire [21]. 
 
Il est distingué des rachialgies, des radiculalgies et des affections discales [6, 19] :  
 

v

  Les  rachialgies  regroupent  toutes  les  douleurs  au  niveau  du  rachis  cérébral  (cervical,  dorsal  ou 

lombo-sacré). Il est distingué des sous-catégories selon l’endroit touché :  

-  Les cervicalgies : douleurs au niveau des cervicales (cou). 
-  Les dorsalgies : douleurs au niveau du rachis dorsal. 
-  Les lombalgies : douleurs au niveau du rachis lombal (bas du dos). 
 
Les  rachialgies  peuvent  être  aiguës  avec  des  douleurs  spontanées  lors  de  certaines  activités  ou 
chroniques  avec  des  douleurs  permanentes.  Ces  douleurs  peuvent  être  également  accentuées  par 
certains gestes ou certaines postures. 

 

v

  Les radiculalgies présentent des douleurs dans les territoires innervés par une des racines nerveuses 

issues de la moelle épinière.

  

 

v

  Les  affections  discales  telles  que  les  hernies  discales  correspondent  à  la  détérioration  lente  des 

disques intervertébraux. 

 
 
Pour faire suite, un point juridique est évoqué en annexe avec le tableau issu du code civil de la sécurité 
sociale regroupant les « affections péri-articulaires provoquées par certains gestes et postures de travail » 
[22] (Annexe F : Annexe II : tableau n°57), extrait de l’article R.461-3 modifié par décret numéro 2017-
812 du 5 mai 2017 art.1. Ce tableau a été réduit en ne prenant en compte que les membres (suppression des 
genoux / cheville et pieds) où des plaintes ont été recensées par les orthoptistes de l’enquête préliminaire 
[22].  
 
Quels sont les gestes utilisés dans le quotidien d’un orthoptiste ? Les TMS sont-ils dus uniquement à une 
problématique biomécanique ou l’association d’autres facteurs de risques ?  
 

 

GALLASSO ; PONTHEAUX 

(CC BY-NC-ND 2.0)

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28 

3.  Facteurs de risques et étiopathologie des TMS 

3.1.  Facteurs de risques généraux 

L’apparition des TMS survient lors d’un déséquilibre entre les sollicitations biomécaniques et les capacités 
de  la  personne,  variables  d’un  individu  à  l’autre  (facteurs  personnels).  Dans  cet  équilibre,  interviennent 
également les contraintes psychosociales et les facteurs organisationnels [19].  
 

3.1.1. 

Les facteurs biomécaniques et environnementaux 

Le  cercle  des  « trop »  ci-dessous,  représente  les  quatre  grandes  familles  de  contraintes  physiques 
caractérisées  par  les  excès  en  force  (trop  fort),  en  posture  (trop  loin),  en  vitesse  (trop  vite)  et  en  durée 
d’exposition (trop longtemps). 

 

Figure 14 : Le cercle des "trop" [23] 

Ainsi les mouvements de force, de torsion, de flexion et extension, dans des positions extrêmes telles que 
les bras au-dessus des épaules représentent des facteurs de risques conséquents. De plus, les vibrations, les 
chocs mécaniques, la répétitivité du geste et l’intensité vont provoquer l’hyper-sollicitation.  
L’environnement de travail joue également un rôle important. En effet, le froid, le chaud, l’éclairage, la 
conception du poste de travail vont influencer l’apparition des TMS. 
 

3.1.2. 

Les facteurs personnels 

L’âge, le sexe, la santé mentale, physique (diabète, grossesse, immunité, tabac etc.) et la latéralité ont un 
rôle prépondérant dans l’équation.  
 

3.1.3. 

Les facteurs psychosociaux 

Ils  prennent  en  compte  la  perception  du  travail  par  le  salarié,  notamment  la  reconnaissance,  la  capacité 
d’évolution,  la  monotonie,  les  relations  sociales  au  travail,  le  soutien  du  responsable  hiérarchique,  la 
sécurité de l’emploi etc.  Ces facteurs vont faire varier la capacité du salarié à développer un TMS.  

GALLASSO ; PONTHEAUX 

(CC BY-NC-ND 2.0)

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29 

3.1.4. 

Les contraintes organisationnelles 

Elles comprennent le temps de travail, l’organisation, la gestion des imprévus, le délai de réalisation (trop 
court) et le temps de récupération. C’est une source de stress majeur qui amplifie le risque de TMS.  
 
 

 

Figure 15 : Schéma récapitulatif de facteurs de risques des TMS dans les établissements de santé selon l’ARACT [10] 

 
Ainsi, le profil type de la personne atteinte de TMS est une femme de plus de 40 ans. En effet, les travaux 
répétitifs d’hyper-sollicitation sont plutôt exercés par des femmes, les hommes ayant plutôt des contraintes 
de force engageant tout le corps. De plus, leur temps de récupération est souvent moindre du fait des tâches 
ménagères et de la charge mentale qui leur incombent, et ce, malgré l’évolution des mentalités. La force 
musculaire diminue également avec l’âge et les tissus mous offrent une tonicité et une résistance moindre 
[24].  Cependant,  l’âge  peut  apporter  contrairement  à  l’idée  reçue,  le  bénéfice  de  l’expérience  dans  la 
manipulation  et  la  gestuelle  [19].  De  même,  une  condition  physique  limite,  une  pathologie  chronique 
augmenteront les risques d’apparition de TMS.  

3.2.  Facteurs de risques chez les orthoptistes  

Une étude de 2008 de la CARPIMKO sur les TMS des paramédicaux a interrogé 100 orthoptistes libéraux. 
Cette étude est la seule à ce jour portant sur les TMS des orthoptistes et date d’il y a déjà 10 ans [13]. Voici 
les données publiées suite à cette étude : 
 

3.2.1. 

Les facteurs biomécaniques

 

La  majorité  des  orthoptistes  (74%)  ne  perçoit  pas  son  métier  comme  étant  « à  risque ».  Seuls  7% 
considèrent  leur  activité  professionnelle  comme  « très  physique ».  La  force  physique  demandée  aux 
orthoptistes n’est pas très importante au regard des autres métiers. Elle est cependant nécessaire pendant 
les transferts de charge comme soulever les patients par exemple (2,1 fois en moyenne par jour.).  

GALLASSO ; PONTHEAUX 

(CC BY-NC-ND 2.0)

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30 

Par-contre, les orthoptistes se plaignent majoritairement de leur posture inconfortable et de leurs efforts 
physiques soutenus et longs. En cause, un temps de position assise prolongée, des flexions / torsions du 
tronc et des prises difficiles, en avant, en rotation avec le bras en extension. 
 

3.2.2. 

Les facteurs organisationnels 

Les orthoptistes libéraux travaillent en moyenne 41H par semaine, soit plus que la durée légale du temps 
de travail d’un salarié (35H), voient en moyenne 20,6 patients au cabinet par jour et 0,3 patients / jour au 
domicile.  
 

3.2.3. 

Les facteurs psychosociaux

 

Les orthoptistes libéraux subissent des difficultés psychologiques principalement dues au manque de temps 
de  récupération  et  aux  actes  médicaux  à  forte  concentration.  À  noter  que  les  impayés  des  patients  sont 
source d’ennui et que l’ensemble de ces pressions perturbent les orthoptistes libéraux dans leurs activités 
familiales.  Malgré  cela,  seuls  8%  estiment  leur  activité  professionnelle  « très  difficile » 
psychologiquement.  

 

3.2.4. 

Les facteurs personnels 

 

Ils n’ont pas été mentionnés dans l’article.  
 
Les assistants et rééducateurs travaillant en structures différentes et étant sous le régime salarié ou libéral 
ne  sont  peut-être  pas  soumis  aux  mêmes  facteurs.  Une  partie  de  l’étude  tentera  de  répondre  à  cette 
interrogation.  

3.3.  Analyse de la pratique orthoptique actuelle  

3.3.1. 

Facteurs organisationnels et psychosociaux : contexte de travail 

3.3.1.1.  Examen orthoptique 

En  2013,  80%  des  orthoptistes  en  France  exercent  en  secteur  libéral.  Ces  avantages  sont  séduisants  et 
nombreux :

 

 

•  Être son propre patron et ne pas subir de pression hiérarchique. 
•  Être libre dans l’organisation de son travail. 
•  Une rémunération souvent plus attractive. 

•  Le contact avec les patients est plus fort et se crée au cours du temps. 
•  La possibilité de choisir sa pratique en fonction de ses affinités (basse vision, troubles neuro-visuels, 

pédiatrie etc.). 

 
Cependant, en fonction de leurs choix, certaines difficultés peuvent être source de stress :  

•  Les journées sont bien chargées et les 35h sont souvent utopiques. 
•  La  disponibilité,  très  tôt  le  matin,  sur  la  pause  déjeuner  et  le  soir  sur  des  horaires  tardifs  est 

importante. 

•  Une partie du travail administratif est effectuée en général le soir ou les jours de repos. 
•  Les congés payés n’existent pas. 
•  Pas d'arrêt maladie (sauf si une assurance personnelle est souscrite). 
•  Peu de vacances (faute de remplaçants). 
•  Peu ou pas de collègues avec qui échanger sur les pratiques ou des conseils. 

•  La  peur  de  l’agenda  vide  (ou  le  stress  de  l’agenda  trop  rempli  et  les  appels  téléphoniques  en 

conséquence). 

GALLASSO ; PONTHEAUX 

(CC BY-NC-ND 2.0)

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31 

3.3.1.2.  Pré-consultation 

Le travail en salariat inverse les avantages et inconvénients de la pratique en libéral. Il est avantageux de 
pouvoir prétendre à : 

•  Des congés payés. 
•  Un arrêt maladie. 
•  Pas  ou  peu  de  travail  administratif  dans  les  structures  ophtalmologiques  car  il  est  généralement 

effectué par les secrétaires. 

•  Pas de comptabilité à gérer. 
•  Des horaires fixes dans la majorité des cas. 
•  Plus  de  possibilités  d’échanges  sociaux  avec  des  collègues  (secrétaires,  orthoptistes, 

ophtalmologistes etc.).  

 
Il existe des sources de stress dans le travail d’assistanat et les principales sont :  

•  Le rythme de travail soutenu. 

•  Une répétitivité importante des examens médicaux.  

 

3.3.2. 

Facteurs environnementaux : postures et postes de travail 

3.3.2.1.  Examen orthoptique 

 

•  Au fauteuil : 

L’orthoptiste et le patient sont assis l’un en face  de l’autre. Les yeux du praticien doivent se situer à la 
hauteur de ceux du patient. Il ne faut pas qu’il soit ni trop haut ou ni trop bas par rapport au visage de la 
personne examinée, afin de pouvoir observer les mouvements oculaires. Il est préférable pour l’orthoptiste 
d’être muni d’un tabouret à roulettes avec hauteur réglable. 
Le  patient  est  assis  sur  un  fauteuil  dont  la  hauteur  est  réglable  (chaise  pour  enfant  ou  encore  fauteuil 
élévateur). 
 

o  Distance de travail : 

Il est également nécessaire que les deux protagonistes soient proches l’un de l’autre car l’orthoptiste doit 
pouvoir  changer  les  verres  dans  les  lunettes  d’essai,  passer  une  barre  de  prismes,  masquer  les  yeux  du 
patient… Il se tient donc à une distance approximative de 50 à 70 cm du patient (donnée par la longueur de 
son bras).  
 
De ce fait, étant assis droit devant et très proche 
du  patient,  il  lui  faut  trouver  la  posture  idéale 
afin de pouvoir être : 

-  Suffisamment près du patient. 
-  Ne  pas  être  intrusif  dans  sa  distance 

intime. 

-  Ne  pas  le  gêner  pour  voir  ce  qui  est 

projeté au mur. 

-  Tout en gardant une posture confortable 

pour le praticien. 

 

Figure 16 : Examen au fauteuil de l'angle objectif dans 

l'espace à l'aide de la barre de prismes

 

o  Prise de note sur le dossier : 

La prise de notes sur le dossier (papier ou informatisé) s’effectue généralement sur un bureau proche du 
fauteuil du patient de façon à ce que le recueil s’effectue facilement. Il faut prêter attention à la latéralité 

GALLASSO ; PONTHEAUX 

(CC BY-NC-ND 2.0)

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32 

du  praticien  afin  d’agencer  au  mieux  son  bureau,  les  fournisseurs  actuels  de  matériels  de  consultation 
portent un regard éclairé sur ce point, lors de l’installation des cabinets.  

 

•  Examen orthoptique au bureau et partie administrative : 

L’examen  dit  « au  bureau »  regroupe  des  tests  effectués  dans  les  bilans  et  rééducations  neurovisuelles 
(troubles des apprentissages, de l’orientation, de l’attention) mais aussi dans les prises en charge de la basse 
vision. 
L’orthoptiste et le patient sont installés l’un en face de l’autre, de part et d’autre du bureau. Ils travaillent 
sur des documents papier posés sur le bureau ou utilisent un ordinateur. Cependant, il ne faut pas négliger 
la posture assise au bureau avec un écran sur le côté droit ou gauche et le patient assis droit devant. En effet, 
même  si  les  mouvements  sollicitent  moins  la  force  musculaire  et  l’équilibre,  une  position  assise  mal 
exécutée peut provoquer certaines douleurs. 

 

 
La partie administrative (prise de rendez-vous, comptes rendus, comptabilité) est effectuée au bureau sur 
support papier ou informatisé.  

 

•  Cas du bébé vision :  

L’enfant est installé assis sur les genoux de son 
père ou sa mère qui est lui ou elle-même assis(e) 
sur le fauteuil d’examen. Ce fauteuil est monté 
au  maximum  afin  que  le  bébé  ne  soit  pas  trop 
bas  pour  l’examen  oculomoteur.  L’orthoptiste 
procède presque de la même manière que pour 
l’examen  au  fauteuil  mais  en  exagérant  les 
mouvements,  en  se  mettant  debout  ou  en 
inclinant beaucoup son buste  
En  ce  qui  concerne  le  test  des  cartes  de  Teller 
(Bébé  vision  Tropique),  l’orthoptiste  installé 
derrière le paravent doit se pencher et regarder à 
travers  le  petit  œilleton  situé  au  centre  de  la 
carte.  

 

Figure 17 : Examen du bébé vision 

•  Cas du synoptophore : 

L’orthoptiste se tient debout devant le synoptophore qui est posé sur une table élévatrice. Le patient, assis 
sur  un  tabouret réglable,  positionne  son  visage  sur  la  mentonnière  de  l’appareil  et  regarde  à  l’intérieur. 
L’orthoptiste tient et pousse les deux bras du synoptophore avec ses deux mains. Le mouvement doit être 
extrêmement précis et demande de la concentration. De plus, l’orthoptiste tient son buste penché en avant 
et effectue une extension du cou de façon à observer la fixation du patient.  
 

•  Cas des examens debout :  

Dans le cadre des examens de posturologie pratiqués en orthoptie, le patient et le praticien sont debout et 
effectuent les mêmes examens orthoptiques qu’au fauteuil. Les bras de l’orthoptiste restent levés afin de 
passer  le  matériel  orthoptique  devant  les  yeux  du  patient,  de façon  identique  aux  examens  effectués  au 
fauteuil.  
 

3.3.2.2.   Assistant de consultation 

•  Réfractions : 

L’orthoptiste  assiste  le  médecin  en  effectuant  des  réfractions  et  des  examens  complémentaires  de  type 
imagerie médicale.  

GALLASSO ; PONTHEAUX 

(CC BY-NC-ND 2.0)

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33 

La réfraction se fait soit à la lunette d’essai, soit avec une tête de réfracteur (automatique ou non).  
L’orthoptiste travaillant avec une lunette d’essai

 

et la tête de réfracteur manuelle peut se tenir debout à côté 

du patient, ou bien assis, et de ce fait devra maintenir ses bras levés le temps de passer les verres d’essai. 
Les examens avec la tête de réfracteur automatique

 

se font généralement assis avec un appui sur un bureau 

pour reposer la commande électronique.  
Les skiascopies demandent également de maintenir les deux bras en l’air de manière soutenue. 
 

 

Figure 18 : Réfraction à la lunette d'essai 

 

Figure 19 : Réfraction au réfracteur automatique 

 

•  Examens complémentaires :  

Les  appareils  nécessaires  à  l’imagerie  et  aux  mesures  biométriques  sont  nombreux :  Auto-réfracto-
kératomètre (portatif ou non), tonomètre à air pulsé, tomographe à cohérence optique, topographe, biomètre 
optique, rétinographe, champ visuel (automatique et manuel de Goldmann) etc.  
Tous ces appareils reposent sur une table d’examen dont la hauteur est réglable, le patient posant son visage 
contre un appui frontal et une mentonnière. L’orthoptiste se situe de l’autre côté de l’appareil et effectue la 
mesure en appuyant sur un bouton. Très souvent, il est nécessaire de tenir la tête des patients appuyée contre 
l’appui frontal de l’appareil, ce qui oblige l’orthoptiste à effectuer une antépulsion de l’épaule supérieure à 
60 degrés.  
 

 

 Figure 20 : Examen à 

l'autoréfractomètre Tonoref II 

Nidek avec antépulsion de l’épaule 

 

Figure 21 : Examen au CV 

Goldmann

 

 

Figure 22 : Examen à 

l'autoréfractomètre portatif 

Rétinomax Luneau

 

 

GALLASSO ; PONTHEAUX 

(CC BY-NC-ND 2.0)

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34 

•  Cas des jeunes enfants, des patients à mobilité réduite et grabataires verticaux : 

Dans le cadre de la consultation ophtalmologique, le rythme des examens est soutenu. Il faut prêter attention 
aux  multiples  changements  d’appareils  pour  les  enfants  mais  également  pour  les  grabataires  verticaux 
(pouvant se déplacer en fauteuil), car il faudra à chaque fois les soulever, les porter (enfants), les installer 
sur le tabouret d’examen puis les rapprocher et les pousser une fois assis.  
Ces tabourets réglables sont généralement à 5 pieds, mais sans roulettes de façon à éviter la chute du patient 
lorsqu’il s’assoit. Cela rend le réglage de distance peu ergonomique pour le soignant et le soigné. 
La  majorité  des  patients,  une  fois  installés,  sont  en  capacité  de  positionner  leur  visage  correctement. 
Cependant pour nos patients suscités, cette posture est délicate à maintenir (petite taille, raideur dans le 
cou, tour de taille imposant, ptose) et l’orthoptiste doit tenir la tête / la paupière du patient tout en réalisant 
son examen de la manière la plus juste possible. Cette gymnastique demande de garder le bras levé, tendu, 
immobile pour tenir le patient, tout en restant devant l’appareil, le regard fixé sur l’écran et la main libre 
pour déclencher la mesure.  
Pour les personnes à  mobilité réduite en fauteuil, il n’est pas rare de trouver des postes de réfraction et 
tables d’examens peu ergonomiques. Les tables d’examens restent trop hautes, les roulettes de fauteuils 
tapent dans le pied de la table. Concernant les postes de réfraction modernes, l’option de fauteuil d’examen 
amovible existe mais n’est pas de série. De ce fait, il faut aider le patient à mobilité réduite à effectuer le 
transfert de fauteuil à fauteuil, le surélever pour glisser des artifices sous le bassin, enlever les repose-pieds 
gênants, tenir son dos et sa tête pour qu’il s’approche des appui-têtes lors des examens complémentaires.  

 

 

Figure 23 : Installation sur un 

tabouret sans roulette d'un 

patient grabataire vertical

 

 

Figure 24 : Installation d'un 

patient en fauteuil à une table 

élévatrice non ergonomique

 

 

Figure 25 : Examen au 

synoptophore Clement Clarke 

d'un patient en fauteuil

 

 
 

3.3.3. 

Facteurs biomécaniques : gestuelle de l’orthoptiste 

Voici un tableau récapitulatif des différents gestes effectués par les articulations du membre supérieur et 
du rachis en fonction des différents postes de travail :  

 

 

GALLASSO ; PONTHEAUX 

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35 

Corps  

 

 

Examens 

Colonne lombaire 

(dos rachis) 

Colonne cervicale 

(Tête / cou) 

Épaule / Bras 

Poignet / Main / 

Doigts 

Examen au fauteuil 

-Rotation :  prise  de 
note sur dossier.  
 
-Inclinaison 

D/G : 

éviter  de  cacher  les 
tests  de  vision  de  loin 
(VL). 

-Rotation : entre le 
patient  et  les  tests 
de VL. 

-Adduction lors 
de la MO. 
 
-Élévation 
soutenue (barre de 
prismes, ESE, 
motricité oculaire 
et conjuguée, 
skiascopie, étude 
de la fixation, 
passage des 
baguettes, 
autoréfractomètre 
portatif). 

-Pince pour tenir la 
barre de prisme, 
l’écran, les 
baguettes. 

Examen au bureau 

+ administratif 

-Cyphose (relâchement 
de  la  tonicité  de  la 
colonne). 

-Rotation : 
entre  le  patient  et 
l’écran 
d’ordinateur. 
-inclinaison : 
regard 

sur 

le 

bureau 

 

-Clavier 
d’ordinateur,  souris 
d’ordinateur 
-Écriture. 

Bébé vision 

-Inclinaison + Cyphose 
pour  être  à  la  hauteur 
de bébé. 

-Lordose :  tête  en 
arrière  par  rapport 
à  la  position  de  la 
colonne  lombaire 
(cartes  de  Teller, 
examen  sur  les 
genoux 

des 

parents). 

- Adduction lors 
de la MO. 
 
-Élévation 
soutenue (barre de 
prismes, ESE, 
motricité 
conjuguée). 
 
-Abduction et 
élévation pour le 
cartes de Teller. 

- Pince pour tenir 
l’écran, les 
baguettes, secouer 
et tenir les objets 
dignes d’intérêt. 

Réfraction 

-Inclinaison 

cyphose :  
Installation 

des 

patients  grabataires  ou 
à 

mobilité 

réduite. 

Soulever  les  enfants 
pour les installer. 

-Rotation : entre le 
patient  et  les  tests 
VL.  
 

-Élévation + 
abduction : 
skiascopie, 
réfraction à la 
lunette d’essai / 
réfracteur manuel. 

-Appui des doigts et 
rotation  du  poignet 
sur la commande de 
réfracteur 
automatique.   

Examens 

complémentaires 

-Inclinaison + 
cyphose :  
Installation 

des 

patients  grabataires  ou 
à 

mobilité 

réduite. 

Soulever  les  enfants 
pour les installer. 

-Inclinaison : 
regarder l’écran de 
la machine.  
 
- +/- rotation : 
regarder l’écran 
d’ordinateur 

-Élévation 
soutenue : tenir la 
tête des patients 
contre l’appui 
front / écarter les 
paupières des 
patients. 

-Rotation du poignet 
et  extension  des 
doigts 

sur 

les 

joysticks. 
Effort  soutenu  pour 
le  déplacement  du 
bras 

au 

CV 

Goldmann. 

 
Légende :  

AV : Acuité visuelle. 

CV : Champ Visuel. 

ESE : Examen sous Écran. 

MO : Motilité Oculaire. 

D : Droite. 

G : Gauche. 

VL : Vision de Loin. 

 
 
Ainsi sont présentés les différents facteurs de risques propres aux orthoptistes (hors facteurs personnels liés 
à la santé et au mode de vie propre à chacun). Il est également intéressant de connaître de façon globale les 
différents traitements et solutions proposés afin de soulager ces TMS. 

 

GALLASSO ; PONTHEAUX 

(CC BY-NC-ND 2.0)

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36 

4.  Du diagnostic aux solutions : prise en charge des TMS 

Actuellement, aucun métier ne peut prétendre détenir la solution unique aux TMS et applicable à toutes 
situations de risque. Avant tout, il est primordial d’objectiver l’existence de ces TMS dans la population 
étudiée pour la prise de conscience de cette problématique. Cette étape est importante pour la mise en place 
d’un plan d’action contre ces TMS. Pour cela, une démarche de prévention est nécessaire. Elle ne peut être 
réalisée qu’après un travail de recherches [25]. 

 

Il convient donc d’exposer dans cette partie, les solutions thérapeutiques actuellement utilisées pour pallier 
ces maux professionnels dans tous types de métier, et de garder à l’esprit que le traitement de ces derniers 
est souvent long.  

 

À ce jour, bon nombre d’orthoptistes ont déjà développé des TMS. La prise en charge ergonomique ou 
préventive  de  leurs  maux  n’a  pour  l’instant  pas  ou  peu  de  base  de  données  littéraires  sur  lesquelles 
s’appuyer. Aucune étude ou fiche informative sur une quelconque approche ergonomique du métier n’est 
recensée.  Certaines  entreprises  proposent  des  conseils  d’aménagement  lors  de  l’installation  de  matériel, 
cependant il serait bon de connaître certaines règles fondamentales pour un aménagement de poste de travail 
orthoptique. 

4.1.  Méthode curative : soigner les TMS 

La  thérapie  allopathique  avec  les  traitements  symptomatiques  ainsi  que  les  nombreuses  approches  de 
manipulation (kinésithérapie, ostéopathie) qui constituent des voies de traitements propres, seront abordés 
dans cette partie. Ces prises en charge ont pour but la récupération à la fois de la mobilité et de la motricité 
de la zone atteinte dans l’intention d’une reprise d’activité. Il existe de nombreux types de traitements des 
TMS, ceux-ci sont pour la plupart des cas, prescrits par un professionnel de santé et non au hasard. Il faut 
en effet, faire un diagnostic différentiel pour ne pas conclure à tort à un TMS [26]. 
 

4.1.1. 

La médecine conventionnelle  

La  médecine  conventionnelle  s’appuie  sur  des  traitements  à  la  fois  non  pharmacologiques  (physiques), 
pharmacologiques (médicamenteux) et sur des prises en charge non chirurgicales et chirurgicales pour les 
TMS les plus importants. 
Plusieurs voies de traitement proposées aux personnes atteintes de TMS ont donc été dénombrées  dans 
l’ordre croissant de prescription :  

•  Traitements non pharmacologiques. 
•  Traitements pharmacologiques (médicamenteux symptomatiques). 
•  Traitement par « infiltration de corticoïdes et/ou d’anesthésique locaux » [26]. 
•  Traitement par opération chirurgicale. 

 

4.1.1.1.  Les traitements non pharmacologiques  

Ces traitements non pharmacologiques sont aussi connus sous le nom de traitement physique. Ils permettent 
une immobilisation de la zone douloureuse. Ils consistent en :  
 

•  Le simple repos :  

En premier lieu, il a souvent été prescrit du repos aux personnes atteintes de TMS dans le but d’arrêter le 
développement de ces maux et permettre au corps de se « reposer » et de se soigner. Cette réponse théorique 
idéale aux TMS ne semble, cependant, pas applicable dans la pratique professionnelle du XXIème siècle. 
La  réalité  de  la  vie  actuelle,  notamment  financière,  ne  permet  pas  de  rester  au  repos  pendant  un  temps 
illimité. Il semblerait plus facile d’alléger les horaires de travail des orthoptistes libéraux au détriment d’une 
baisse de ses revenus [27, 28]. 
La prescription du repos est souvent accompagnée de prise d’AINS (Anti-Inflammatoire Non Stéroïdiens), 
notamment pour les maux de dos (spécifiquement les lombalgies) avec un repos complet au lit. Néanmoins, 
il est important de préciser que ce repos complet est de moins en moins préconisé de nos jours. En effet, 

GALLASSO ; PONTHEAUX 

(CC BY-NC-ND 2.0)

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37 

plusieurs études ont mis en évidence, l’existence d’effets iatrogènes de cette méthode, plus importants que 
ses bénéfices (enraidissements, atrophies musculaires, perte de souplesse, perte de force musculaire, seuil 
de tolérance de la douleur diminué). Ce dernier peut tout de même être prescrit mais sur la période la plus 
courte possible, lorsque le patient éprouve des douleurs insupportables pour pouvoir rester debout.  

 

Ainsi,  même  si  le  repos  semble  essentiel  pour  stopper  le  mécanisme  de  dégénération  dû  aux  TMS,  il 
convient de reprendre ses activités quotidiennes et professionnelles assez rapidement. Un repos complet et 
prolongé au lit, rendrait plus difficile la reprise [27]. 
 

•  La diminution des sollicitations :  

Pour pouvoir contrer ces phénomènes (impacts négatifs du repos complet), les médecins recommandent 
actuellement de poursuivre une vie active tout en se modérant [27].  
Il conviendrait ainsi, dans la théorie, d’essayer de diminuer l’utilisation de la zone présentant un TMS et 
donc de réduire les activités qui sont à l’origine de ces TMS, ce qui dans la pratique n’est pas toujours 
réalisable.  
 
Cependant, certaines personnes sont exposées à des douleurs si importantes que la seule solution possible 
reste la réorientation professionnelle.  
 

•  L’utilisation de contention de type orthèses et/ou attelles : 

Il convient de faire la différence entre les termes « orthèse » et « attelle ». Une attelle va immobiliser la 
partie du corps voulue mais empêche son utilisation alors que l’orthèse le permet. Les attelles sont donc 
utilisées communément pour la cicatrisation de la blessure. 
 
Il existe un très grand nombre d’orthèses et l’utilisation de celles-ci est possible pour la quasi-totalité des 
TMS [28]. L’orthèse a une fonction à la fois préventive et curative :  

-  Préventive,  car  elle  permet  d’empêcher  une  blessure  et  donc  le  développement  de  TMS  par  le 

soutien de la zone maintenue lors de tâches quotidiennes, 

-  Curative,  car  elle  permet  de  maintenir  /  soutenir  la  zone  voulue  (zone  blessée)  dans  la  bonne 

position, et ce, dans le but d’apaiser les mouvements douloureux tout en permettant la continuité de 
son activité lors de la phase aiguë. Il est possible de continuer à l’utiliser après la phase aiguë tout 
en réduisant son port petit à petit pour ne l’employer que lors de tâches à risque [27].  

 
Il est également important de savoir qu’il existe bon nombre d’orthèses différentes pour chaque partie du 
corps. Il convient de choisir celles qui s’adaptent le mieux à la personne demandeuse ou d’en créer une par 
moulage.  
 
Par exemple, il est dénombré pour la colonne vertébrale, différents types d’orthèses [26] :  

-  Les  corsets  rigides  pour  la  colonne  lombaire  lui  imposant  un  verrouillage  dans  une  position 

spécifique.  Les  corsets  ne  sont  cependant  pas  adaptés  pour  toutes  les  positions  et  deviennent 
gênants.  

-  Les  ceintures  lombaires  ont  permis  de  remédier  aux  désagréments  des  corsets  rigides.  Celles-ci 

peuvent être utilisées en mode préventif (éviter tous faux mouvements) et curatif. 

 

 

GALLASSO ; PONTHEAUX 

(CC BY-NC-ND 2.0)

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38 

Figure 26 : Différents réponses possibles d’orthèses en fonction des TMS [29] 

-  Les colliers cervicaux en mousse (minerves) pour soutenir la colonne cervicale peuvent également 

être prescrits mais sont à utiliser sur une durée assez courte (quelques jours). 

Figure 27 : Orthèse de stabilisation pour le soulagement ciblé de la colonne cervicale (CerviLoc® / CerviLoc® S) [29] 

Il faut néanmoins préciser que ces contentions vertébrales n’ont pas prouvé leur efficacité [30].  
 
Les attelles nocturnes peuvent également être prescrites dans certaines pathologies, notamment le syndrome 
du canal carpien, avec des attelles palmaires, car les douleurs sont plus importantes la nuit. Ces attelles 
immobilisent le poignet dans une position neutre [28]. 
Des bandes de strapping peuvent également être utilisées pour soutenir la zone voulue [27]. 

 

•  La cryothérapie et la thermothérapie :  

 

v

 La thermothérapie se définit par l’application de chaleur. Cette thérapie par le chaud est vivement 

conseillée dans plusieurs cas : douleurs musculaires, contractures musculaires [31], maux de dos,  
crampes musculaires, courbatures etc. Cette méthode permet de soulager ces maux [27, 28]. 
Cette  thermothérapie  s’exprime  sous  différentes  formes :  par  contact  direct  (fixe  tel  que  les 
bandages  chauffants,  les  patchs  adhésifs  auto-chauffants  ou  non  fixe  comme  les  compresses 
chauffantes, les bouillotes, coussins chauffants) ou à distance (ultrasons, lampe infrarouge etc.).  
Un bon bain chaud est également considéré comme méthode de thermothérapie efficace permettant 
le relâchement musculaire et l’apaisement des douleurs musculaires [32]. 
La  thermothérapie  est  cependant  contre-indiquée  lors  de  douleurs  articulaires  (inflammations, 
œdèmes  considérables),  d’entorses,  de  déchirures  ou  encore  d’élongation.  Pour  celles-ci,  la 
cryothérapie sera conseillée [28]. 

 

GALLASSO ; PONTHEAUX 

(CC BY-NC-ND 2.0)

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39 

v

 La cryothérapie (application de froid) est préconisée en phase aiguë de « lésion musculaire de type 

hémorragique » [27]. Elle permet de soulager les douleurs et les œdèmes. 
La cryothérapie se caractérise ainsi par l’utilisation de glace sur la zone blessée directement après 
la blessure et ce, jusqu’à cicatrisation. Au niveau cicatriciel, la thermothérapie prend le relais pour 
soulager les douleurs persistantes et récupérer l’élasticité des tissus blessés. 
 

v

 Il convient donc de différencier les types de plaintes pour utiliser le bon traitement et ne pas créer à 

tort, des maux supplémentaires. L’application du froid est vivement contre-indiqué lors de douleurs 
musculaires car cela augmentera la contraction des muscles alors que l’application de chaleur est 
quant  à  elle,  interdite  lors  de  lésions  hémorragiques,  étant  donné  son  caractère  vasodilatateur 
accentuant l’apparition d’hémorragie [26, 27, 28]. 

 

•  L’entretien physique du corps :  

De nos jours, il a été démontré que le maintien d’une activité physique est essentiel dans le but de conserver 
et d’optimiser sa propre condition physique. C’est un élément de rétablissement précieux, conséquent. Il 
est  conseillé  de  pratiquer  des  exercices  d’étirements,  d’assouplissements  ou  encore  de  relâchement 
musculaire  tel  que  du  stretching.  Ces  exercices  ne  doivent  pas  être  choisis  à  tort  mais  avec  l’aide  d’un 
kinésithérapeute ou d’un professionnel de santé pour ne pas aggraver les TMS déjà présents [6, 28]. 
 

4.1.1.2.  Les traitements pharmacologiques 

Les traitements médicamenteux ou pharmacologiques permettent de combattre principalement la douleur 
causée par les TMS. La médecine conventionnelle en répertorie différents types [26] :  
 

•  Les antalgiques :  

Les antalgiques sont classés en 3 paliers par l’OMS, d’ordre croissant de puissances prescrites en fonction 
de  l’intensité  de  la  douleur.  Ils  sont  plus  efficaces  en  prévention  des  TMS  qu’en  mode  curatif.  Les 
antalgiques les plus prescrits sont ceux de palier 1 tel que le paracétamol et de palier 2 comme la codéine. 
Ils  sont  généralement  proposés  en  première  intention  dans  le  but  de  réduire  la  sensation  de  limitation 
physique  et  de  permettre  une  reprise  des  activités  professionnelles  et  quotidiennes  le  plus  rapidement 
possible. Les douleurs extrêmes peuvent, elles, conditionner la prescription d’antalgiques de palier 3 tel 
que la morphine [26, 27].  
 

•  Les AINS (Anti-Inflammatoire Non Stéroïdiens) :   

Les  AINS  sont  des  antidouleurs  et  des  anti-inflammatoires  [26,  27].  Ils  ont  des  effets  indésirables  plus 
importants  que  les  antalgiques.  Les  AINS  peuvent  être  présentés  sous  des  formes  multiples :  orale 
(comprimés) ou bien topique pour une utilisation locale sur la zone douloureuse (pommades, crèmes, gels, 
sprays  appliqués  sur  une  peau  intacte).  Ces  deux  voies  d’applications  sembleraient  avoir  un  effet  de 
soulagement  des  douleurs  équivalent.  Cependant,  il  est  intéressant  de  savoir  que  les  AINS  topiques 
permettent une diminution des effets secondaires plus ou moins nocifs car leur application locale sur la 
peau laisse pénétrer moins de principe actif dans l’organisme [26, 27, 28, 33]. 
 

4.1.1.3.  Les traitements par corticothérapie et/ou anesthésie  

Ces méthodes sont utilisées lors de l’échec des traitements pharmacologiques précédents (antalgiques et 
AINS)

 [26]. 

 
Il est d’abord d’usage de prescrire des corticoïdes sur du court terme pour leur action anti-inflammatoire : 
c’est la corticothérapie à court terme. Les corticoïdes peuvent être associés à des anesthésiques. 
 
Dans un second temps, les infiltrations cortisoniques au niveau de la zone à soigner directement peuvent 
être  utilisées.  Ces  injections  peuvent  être  réalisées  en  intra  (dans  la  cavité  articulaire  même)  ou  péri-
articulaire (dans les bourses synoviales, des tendons, au niveau du rachis…). Elles présentent deux grands 
avantages :  

-  Une diffusion moindre de cortisone dans l’ensemble de l’organisme. 

GALLASSO ; PONTHEAUX 

(CC BY-NC-ND 2.0)

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40 

-  Une concentration plus importante dans la zone à traiter. 

Ce  type  de  traitement  est  souvent  mis  en  œuvre  lors  de  tendinites,  de  lombalgies,  de  bursites,  de 
ténosynovites ou encore de syndromes canalaires [34]. 
 
Des infiltrations d’acide hyaluronique sont aussi possibles. L’acide hyaluronique est une substance dont la 
composition  est  proche  du  liquide  synovial.  Son  utilisation  date  du  début  des  années  2000  suite  aux 
recommandations de l’ACR (American College of Rheumatology). Ce produit est donc recommandé dans 
le traitement des TMS par leur « action antalgique et anti-inflammatoire in situ » [34].  
 

4.1.1.4.  Les traitements chirurgicaux 

Ce dernier moyen de traitement est mis en place seulement lors de l’échec de tous les traitements proposés 
précédemment ou lors de TMS trop importants. De ce fait, si toutes les voies de traitements citées ci-dessus 
associées  aux  traitements  de  rééducations  (ostéopathie,  kinésithérapie  ou  autres  thérapies  manuelles)  ne 
permettent aucune amélioration, la chirurgie sera donc envisagée.  
Il existe certains cas où la chirurgie est préconisée dès le début tels que la rupture des tendons de la coiffe 
des rotateurs.  
 

4.1.2. 

L’ostéopathie 

4.1.2.1.  Définition de l’ostéopathie 

L’ostéopathie est une méthode thérapeutique manuelle alliant l’approche curative et la prévention naturelle 
qui permettent de lutter, entre autres, contre les TMS. Les grandes bases de cette méthode ont été apportées 
par le médecin Andrew Taylor Still en 1874 aux États-Unis. Il initie par cette thérapeutique, des nouvelles 
notions dont celles de « l’unité du corps », « d’auto-guérison du corps » et de « structure qui gouverne la 
fonction ». Il définit ainsi les maladies comme une défectuosité de mobilité des organes ou de la fonction 
d’un des éléments de l’appareil locomoteur entrainant la mauvaise circulation des « fluides » [35, 36]. 
 
L’OMS  définit  l’ostéopathie  de  la  manière  suivante  :  «  L’ostéopathie  (également  dénommée  médecine 
ostéopathique) repose sur l’utilisation du contact manuel pour le diagnostic et le traitement. Elle prend en 
compte  les  relations  entre  le  corps,  l’esprit,  la  raison,  la  santé  et  la  maladie.  Elle  place  l’accent  sur 
l’intégrité structurelle et fonctionnelle du corps et la tendance intrinsèque de l’organisme à s’auto-guérir» 
[37]. 
 

4.1.2.2.  L’ostéopathie et les TMS 

L’ostéopathie  est  indiquée  pour  les  douleurs  dorsales,  lombaires  (lombalgies  aiguës  et  chroniques), 
cervicales (cervicalgies), la souffrance des articulations périphériques tel que les tendinites ou encore les 
douleurs de nerfs. L’efficacité de cette technique fait encore l’œuvre de débat d’études. En effet, l’exemple 
des douleurs lombaires en est la preuve : l’article de 2011 « Spinal manipulative therapy for chronic low-
back  pain »  [38]  publié  sur  Cochrane  prouve  que  les  manipulations  vertébrales  possèdent  une  certaine 
efficacité pour les douleurs lombaires chroniques alors que l’article de 2012 « Spinal manipulative therapy 
for acute low-back pain » [39] ne démontre aucune efficience des manipulations vertébrales pour diminuer 
la  douleur.  Cependant  l’article  de  2016,  « Noninvasive  treatments  for  low  back  pain »  de  Pubmed  [40] 
recommande  l’utilisation  de  massages  pour  les  douleurs  lombaires  aiguës,  subaiguës  ou  encore  de 
manipulations vertébrales pour les douleurs lombaires chroniques pour réduire la douleur. Les propos sont 
néanmoins tempérés, précisant que des recherches futures sont nécessaires.  
Une nuance est à apporter : cette méthode doit être le plus souvent pratiquée en complémentarité avec la 
médecine conventionnelle détaillée ci-dessus. Bien que l’ostéopathie permette de lutter contre l’origine du 
trouble, elle ne peut se soustraire aux traitements dit classiques lorsqu’ils sont voulus pour combattre la 
douleur. Il est donc indispensable d’adopter une pluridisciplinarité thérapeutique lors d’un traitement de 
TMS. 

GALLASSO ; PONTHEAUX 

(CC BY-NC-ND 2.0)

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41 

4.1.2.3.  Autres méthodes manuelles 

Bien que l’ostéopathie soit la plus connue et reconnue des méthodes thérapeutiques manuelles, il en existe 
bien d’autres [41] : 
 

-  La chiropraxie, connue notamment comme la thérapie du dos par excellence, est une thérapeutique 

manuelle  qui  fut  mise  au  point  par  un  épicier  Américain,  Daniel  David  Palmer.  Selon  l’IFEC 
(Institut Franco-Européen de Chiropraxie), les principaux motifs de consultation en chiropraxie sont 
les maux de dos (60%), les douleurs musculo-squelettiques en général (20%) et les céphalées (10%) 
[42].  
Lors de la prise en charge des TMS, la chiropraxie présente un rôle curatif et préventif en permettant 
la diminution des douleurs et la remise en état de la mobilité des articulations [43]. 
Il convient de préciser, comme pour l’ostéopathie, que certaines études montrent une efficacité égale 
ou supérieure des traitements chiropraxiques dans la prise en charge des cervicalgies et des douleurs 
lombaires tandis que d’autres nuancent ces propos, même si des recommandations cliniques pour 
une prise en charge chiropraxique ont été mises en place, notamment pour les douleurs lombaires. 

 

-  L’éthiopathie, il est assez difficile de distinguer les différences entre celle-ci et l’ostéopathie de par 

leur pratique gestuelle similaire. 

 

-  Le rolfing est défini comme une méthode de « massage profond de la peau et des muscles ». Cette 

thérapie axe son travail sur l’amélioration de la posture globale du corps en corrigeant les problèmes 
posturaux  et  de  mouvements.  Il  est  préconisé  pour  la  prise  en  charge  des  TMS,  notamment  les 
douleurs rachidiennes et articulaires périphériques des épaules, des coudes ou encore des hanches 
[44]. 

 

-  Le shiatsu et l’acupression 

Le shiatsu est une thérapeutique manuelle japonaise prenant appui sur l’équilibre du yin et du yang 
dans laquelle le praticien exerce des pressions avec ses doigts, ses paumes, ses pieds ou encore ses 
coudes sur des points spécifiques du corps, déterminés selon le trajet des méridiens. Cette thérapie 
peut être curative ou préventive même si elle semblerait plus efficace à un stade de prévention des 
douleurs. Le shiatsu permet ainsi un relâchement des tensions musculaires. Il repose sur les mêmes 
principes  que  l’acupuncture  mais  a  l’avantage  de  ne  pas  utiliser  d’aiguilles,  pouvant  rebuter 
certaines personnes [45]. 
L’acupression  est  quant  à  elle,  une  thérapeutique  manuelle  chinoise  qui  présente  les  mêmes 
principes que le shiatsu.  

 
Il est important de bien insister sur le fait qu’aucune de ces thérapies manuelles ne peut se subsister à la 
médecine conventionnelle et qu’il convient de les utiliser en pluridisciplinarité avec cette dernière [41]. 
 

4.1.3. 

La kinésithérapie 

4.1.3.1.  Définition de la kinésithérapie 

Le masseur-kinésithérapeute est le professionnel de santé pratiquant « la thérapie par le mouvement » [26]. 
Cette profession paramédicale de rééducation exerce dans le champ curatif mais aussi préventif. Elle est 
basée sur l’utilisation de mouvements actifs ou passifs. Le champ de compétence des kinésithérapeutes leur 
permet de mettre en œuvre des traitements de rééducations d’un système ou d’un appareil (orthopédique, 
neurologique, respiratoire…), de séquelles ou d’une fonction particulière à l’aide de techniques multiples 
et variées [26, 46].  
Il est possible de regrouper sommairement les principales techniques en trois grands groupes :  

-  La  kinésithérapie  passive, basée  sur  des  techniques  de  « mobilisation  manuelle  de  toutes 

articulations », de massages, d’étirements musculo-tendineux ou encore de relaxation… 

-  Les techniques actives, regroupant les actes de mécanothérapie, d’exercices physiques nécessitant 

l’utilisation d’appareils de rééducation, de postures ou encore la kinébalnéothérapie [47] dans un 
milieu aquatique. 

GALLASSO ; PONTHEAUX 

(CC BY-NC-ND 2.0)

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42 

-  Les techniques de physiothérapie, telles que la thermothérapie, la cryothérapie, l’hydrothérapie, 

l’électro-physiothérapie  (utilisation  de  courant  électrique  et/ou  d’ondes  électromagnétiques  et/ou 
d’ondes mécaniques) ou bien les massages…Ces techniques sont basées sur des agents physiques 
tels que l’eau, la chaleur, le froid... 

Le  kinésithérapeute  peut  intervenir  en  phase  aiguë  dans  le  but  de  restaurer  au  corps,  sa  souplesse  et  sa 
musculature  d’antan  mais  également  en  phase  chronique,  pour  restituer  au  sujet  un  certain  niveau 
d’autonomie physique. 
 

4.1.3.2.  La méthode Mézières 

La méthode Mézières, sorte de gymnastique, créée en 1947 par la kinésithérapeute Françoise Mézières, est 
une pratique basée sur les fondements de la kinésithérapie mais qui s’en différencie par une considération 
du  corps  dans  sa  globalité.  Elle  met  ainsi  en  avant,  la  notion  de  « chaines  musculaires »  soit  le 
fonctionnement en synergie des muscles [41, 48]. 

 

Le principe thérapeutique de cette méthode s’appuie sur le cheminement suivant [48] :  

-  1 : étirement et assouplissement des chaines musculaires.  
-  2 : normalisation morphologique (schéma corporel harmonieux). 
-  3 : restauration fonctionnelle. 

En somme, il convient de prendre le problème à la source grâce à l’étirement des chaines musculaires, ce 
qui permet de normaliser la morphologie du patient et donc, de récupérer la fonction initiale : la restauration 
fonctionnelle. 

 

L’application de cette méthode repose sur le maintien prolongé de posture par le patient. Pendant ce temps, 
le praticien étudie avec minutie la position de tous les segments corporels (du haut du corps (tête) jusqu’au 
bas du corps (orteils)) et les modifient, les corrigent si besoin.  
 

4.1.4. 

Autres thérapies alternatives 

Bien  d’autres  techniques  peuvent  être  proposés  aux  personnes  souffrant  de  TMS.  Parmi  celles-ci,  le 
biofeedback ou encore les structures gâchettes peuvent être évoquées [27]. 
 

4.1.4.1.  Le biofeedback 

Le biofeedback, aussi nommé la rétroaction biologique, se définit comme une méthode de rééducation à 
l’origine d’un apprentissage par le conditionnement et l’utilisation de la rétro-information externe. La mise 
en œuvre de cette méthode nécessite un appareillage qui va relever les constantes biologiques souhaitées et 
émettre un signal. Le patient sera alerté et modifiera ainsi son comportement à risque [49]. 

 

4.1.4.2.  Les zones gâchettes 

Les points gâchettes ou encore les « trigger point » en anglais sont des « zones hyper-irritables localisées 
dans  une  bande  tendue  du  muscle  où  se  trouvent  plusieurs  fibres  musculaires »  
[50].  Ces  points  sont 
normalement  indolores  mais  deviennent  douloureux  dès  lors  qu’une  palpation  ou  qu’une  pression  est 
effectuée  [51,  52].  Les  zones  gâchettes  sont  des  sortes  de  nœuds  au  niveau  des  muscles  dont  l’une  des 
nombreuses causes, est une mauvaise posture. Soigner les zones gâchettes a pour but le relâchement des 
tensions musculaires notamment celles du dos [27]. 

 

Différentes solutions sont envisageables pour les soigner :  

-  Les massages auto-administrés sont la première solution à mettre en place. Ceux-ci peuvent être 

pratiqués  par  des  simples  pressions  manuelles  localisées.  Il  est  également  possible  d’utiliser  une 
balle, tout instrument à bout rond ou encore un bâton de massage qui présente l’avantage d’atteindre 
certaines zones difficiles notamment dans le dos.  

-  En cas de douleur trop importante, une prise en charge par un professionnel de santé est nécessaire. 

Ces  derniers  possèdent  différents  moyens  de  traitements  de  ces « trigger  point »  tel  que  les 
massages, les exercices de relaxation  musculaire, d’étirement, le Dry Needling (utilisation d’une 
aiguille sèche introduite dans les points gâchettes) ou encore les injections [27, 53]. 

GALLASSO ; PONTHEAUX 

(CC BY-NC-ND 2.0)

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43 

4.2.  De l’ergothérapie à la prévention 

4.2.1. 

Définition de l’ergothérapie  

Étymologiquement,  ergothérapie  vient  du  grec  « ergon »  qui  signifie  activité  et  « therapia »  qui  signifie 
soin.  Le  soin  par  l’activité  définit  de  façon  relativement  restrictive  tous  les  champs  d’intervention  des 
ergothérapeutes. L’ergothérapie est bien plus vaste que le simple fait d’accompagner des patients dans leur 
recherche  d’autonomie  et  dans  l’élaboration  d’un  nouveau  projet  de  vie.  Claude  Wagner  [54]  a  même 
consacré un livre entier à la définition de cette profession paramédicale. 
La  définition  la  plus  complète  et  concise  provient  de  l’ANFE  (Association  Nationale  Française  des 
Ergothérapeutes) : « L'objectif de l'ergothérapie est de maintenir, de restaurer et de permettre les activités 
humaines de manière sécurisée, autonome et efficace. Elle prévient, réduit ou supprime les situations de 
handicap en tenant compte des habitudes de vie des personnes et de leur environnement. (…) 
L'ergothérapeute  examine  non  seulement  les  effets  physiques  d'une  lésion  ou  d'une  maladie,  mais  il  se 
penche  également  sur  les  facteurs  psychosociaux  et  environnementaux  qui  influencent  votre  capacité 
d'agir. (…) 
Afin de favoriser la participation de la personne dans son milieu de vie, l'ergothérapeute conçoit les milieux 
de  vie,  de  manière  à  respecter  la  sécurité,  l'accessibilité  et  l'adaptation  aux  besoins  de  la  personne.  Il 
préconise les aides techniques et les assistances technologiques, les aides humaines, les aides animalières 
et les modifications matérielles. (…) 
L'ergothérapeute  participe  aux  actions  de  promotion  de  la  santé,  de  prévention  ou  d'enseignement 
concernant les populations à risque de perte d'autonomie » 
[55]. 

 

4.2.2. 

Définition de la prévention 

Selon  l’HAS :  « La  prévention  consiste  à  éviter  l'apparition,  le  développement  ou  l'aggravation  de 
maladies ou d'incapacité. Sont classiquement distinguées la prévention primaire qui agit en amont de la 
maladie (ex : vaccination et action sur les facteurs de risque), la prévention secondaire qui agit à un stade 
précoce de son évolution (dépistages), et la prévention tertiaire qui agit sur les complications et les risques 
de récidive » 
[56]. 
Brokowski et Baker [57] définissent plutôt la prévention primaire comme l’intervention qui vise à empêcher 
l’incidence de nouveaux cas. La prévention secondaire a pour but de réduire le nombre de cas existants. 
Enfin la prévention tertiaire diminue la sévérité et la durée des maladies sous traitement.  
 

4.2.3. 

L'ergothérapeute : son rôle dans la prévention via l'ergonomie  

D’ordinaire, l’ergothérapeute intervient en phase tertiaire, lorsqu’une alerte est donnée, après que le patient 
ait consulté médecins et spécialistes. Son action est alors scindée en trois domaines d’analyse : l’activité de 
la personne, les conditions environnementales de cette activité et le potentiel physique du patient. 

•  Activité de la personne : l’ergothérapeute va décrire, observer les activités et repérer les gestes 

indispensables de ceux qui sont adaptables. Le but sera de lister ses possibles actions afin que le 
geste professionnel se fasse correctement.  

•  Conditions environnementales : il faudra trier les pratiques modifiables de celles invariables. Par 

exemple, si cet appareil est fabriqué de telle manière, le patient devra s’installer de telle façon, alors 
le  praticien  va  s’adapter  à  ces  conditions.  L’ergothérapeute  travaillera  sur  la  posture  afin  de  la 
soulager. La règle générale d’une position correcte commence par une bonne assise, puis par un bon 
maintien du dos jusqu’à une posture détendue des épaules. 

•  Potentiel physique de la personne : le patient est-il capable d’adaptation afin de modifier le geste ? 

Ou au contraire, est-ce que la chronicité de la douleur l’en empêchera ? L’ergothérapeute travaillera 
alors l’entrainement, si cela s’avère possible, sinon il envisagera une aide technique corporelle (bras 
articulé, soutiens d’épaules, de coudes), mais cela interviendra uniquement en fin de processus, une 
fois que la posture, l’assise et l’entrainement auront été réglés.  

 

L’ergonomie est une science transversale qui n’est pas réservée aux seuls ergonomes, mais est utilisée dans 
le cadre d’interventions en ergothérapie, kinésithérapie, psychomotricité, enseignement à l’école etc. 

GALLASSO ; PONTHEAUX 

(CC BY-NC-ND 2.0)

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44 

Ainsi,  l’ergothérapeute  utilisera  l’ergonomie  à  titre  préventif  afin  d’intégrer  les  données,  d’analyser  les 
conditions de travail en institution, en entreprise ou dans des cabinets libéraux. Sa science du soin se fera à 
travers  l’ergonomie  afin  d’appliquer  une  prévention  secondaire  (éviter  la  récidive),  mais  aussi  primaire 
(éducation et prévention des autres salariés dans une entreprise) [58]. 

4.3.  L’ergonomie : limiter les impacts des TMS 

Les  autorités  compétentes  de  l’entreprise,  en  l’occurrence,  le  responsable  de  l’entreprise  et  le  CHSCT, 
doivent être informés avant toute mise en place d’une démarche préventive. Cette procédure s’applique aux 
orthoptistes  salariés  des  hôpitaux  et  structures  d’accueil  de  personnes.  Les  autres  praticiens  tels  que  les 
libéraux  sortent  de  « l’organisation  type »  de  la  littérature  des  TMS.  La  décision  d’une  démarche 
ergonomique  incombera  aux  libéraux  eux-mêmes  (en  association  ou  seuls),  ou  bien  au  responsable  du 
cabinet en cas de collaboration. Les salariés du privé devront en référer au responsable de centre. 
 

4.3.1. 

Définition de l’ergonomie 

La démarche ergonomique consiste à adapter l’environnement et l’outil de travail à l’homme, dans un souci 
d’économie humaine, de qualité et de rentabilité des gestes [59]. Ce qui est ergonomique est donc ce qui 
est  fonctionnel.  Une  meilleure  adaptation  du  travail  à  l’homme  aura  pour  résultats,  la  satisfaction  des 
opérateurs,  leur  confort,  leur  santé  (éducation  et  élimination  des  TMS)  mais  aussi  l’efficacité  de  leurs 
conduites  opératoires  en  qualité  et  en  quantité.  Généralement,  le  praticien  effectue  les  réglages  pour 
optimiser  la  posture  du  patient  et  s’adapte  à  lui,  au  détriment  de  sa  propre  position.  L’ergonomie  est 
constituée de compromis. Elle cherche l’adaptation du travail à l’homme en respectant son individualité, 
tout en tenant compte des exigences de la tâche et des capacités de l’opérateur. 
 

4.3.2. 

Les règles de base de la prévention des TMS 

4.3.2.1.  Réduction des facteurs biomécaniques 

L’ergonomie va à ce niveau s’appliquer à la posture du praticien et à son environnement de travail. Des 
formations  de  posturologie  et  des  bons  mouvements  à  effectuer  jouent  un  rôle  prépondérant  dans  la 
prévention. Veiller à garder un équilibre entre l’effort à fournir et la capacité de la personne est essentiel 
afin d’avoir la « charge idéale ». Il faudra :  

•  Ne pas porter de charges trop lourdes (soulever les enfants). 
•  Préférer une position dynamique à une position statique. 
•  Réduire l’hyper-sollicitation due au rapport force / répétition. 
•  Surveiller les appuis. 

 
Il est indispensable que les différents appareils médicaux utilisés soient correctement positionnés dans le 
cabinet. Un ergonome ou un ergothérapeute peut être sollicité dans le cadre d’une optimisation de l’espace 
de travail, adapté au cabinet. 
Concernant l’ergonomie même des appareils, des tests sont réalisés au préalable chez les fabricants avant 
leur commercialisation, de manière à être le plus ergonomiques possibles. Cependant, il existe des solutions 
palliatives  comme  des  chaises  avec  coudière  réglable  pour  maintenir  le  bras  en  rotation  avant,  tout  en 
soulageant l’articulation de l’épaule.  
 

4.3.2.2.   Réduction des facteurs organisationnels 

Il  est  préférable  d’être  en  mouvement  et  de  ne  pas  rester  en  posture  statique.  Cela  sous-entend  qu’une 
rotation dans les tâches de travail soulage l’hyper-sollicitation de l’articulation concernée. L’exercice, les 
étirements  et  la  mobilisation  après  la  posture  statique  aideront  à  réduire  les  facteurs  de  risques 
biomécaniques.  Les  orthoptistes  peuvent  donc  varier  de  type  de  rééducation  lorsqu’ils  le  peuvent  (au 
fauteuil, sur informatique), ou varier de poste de travail (réfraction un jour, champ visuel le lendemain par 
exemple). L’ergonomie organisationnelle comprend l’organisation du temps de travail et la planification 

GALLASSO ; PONTHEAUX 

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45 

des  rendez-vous  afin  de  gérer  le flux  de  patients.  Il faut  également  trouver  un  rythme  et  une  charge  de 
travail adaptés aux procédures. Dans le cas des orthoptistes, cela correspond au temps nécessaire au bon 
examen des patients.  

 

Les préconisations sont d’effectuer des pauses régulières afin de récupérer après les contraintes de travail 
et éviter l’accumulation de fatigue (musculaire et psychologique). Il est essentiel de trouver un équilibre 
entre temps d’activité et repos [59, 60]. 
 

4.3.2.3.  Réduction des facteurs psychosociaux 

Une bonne communication avec les patients et les collègues de travail est essentielle pour l’amélioration 
de la pression psychosociale. Des formations de gestion du stress sont accessibles et permettent même, au-
delà  des  relations  professionnelles,  de  maîtriser  les  conflits  familiaux.  La  formation  continue  dans  le 
domaine propre à l’orthoptie apporte également un soutien professionnel et aide le praticien à gagner en 
confiance lorsqu’il est seul face à des prises en charge médicales et paramédicales critiques.  
 

4.3.2.4.  Réduction des facteurs personnels 

Être en forme et le rester est la clé de voûte de la prévention. Pour ce faire, il est essentiel de limiter les 
contraintes superflues pour l’organisme. Une alimentation trop riche, des excès de tabac ou d’alcool, le 
stress et le manque d’entretien physique nuisent au bon fonctionnement de l’organisme.  
Pour rappel, les facteurs personnels sont larges et varient en fonction de l’âge, du sexe, de la force mentale 
et physique, du vécu, de la santé générale, de la latéralité, de la dextérité et de l’identité socio culturelle 
[19].  Certains  facteurs  seront  immuables,  d’autres  pourront  être  optimisés.  Le  patrimoine  génétique  et 
l’histoire  du  vécu  de  l’orthoptiste  ne  pourront  faire  l’objet  d’une  prévention.  Les  facteurs  extra 
professionnels tels que les habitudes alimentaires, la forme physique, les dépendances (cigarette, alcool) 
pourront être améliorés. Il ne faut pas oublier cependant que certains sports et hobbies comme le tennis, le 
tricot, ou la pratique de certains instruments de musique peuvent être à l’origine de TMS [5]. En cas de 
trouble avéré, il sera bon de suivre les avis des spécialistes et de ne pas aggraver la situation par une pratique 
inadaptée.  
 

4.3.3. 

Exercices pour entretenir son capital santé. 

Voici quelques techniques et exercices de base souvent négligés. 

4.3.3.1.  La respiration 

Des techniques de relaxation utilisées dans la pratique du yoga, en sophrologie et en ostéopathie travaillent 
toutes sur la même base : la respiration. Afin de mieux oxygéner le corps, lui apporter de l’énergie et libérer 
des déchets de gaz carbonique, une bonne respiration est essentielle [41]. 
Après une simple mise en condition (être allongé dans une pièce calme, desserrer les cravates / ceintures, 
poser les mains sur le ventre), celle-ci s’effectue en trois temps :  

1.  L’inspiration  lente  et  profonde  par  le  nez.  Gonfler  le  ventre  (permet  de  libérer  les  tensions  du 

diaphragme) puis la poitrine.  

2.  Effectuer un arrêt d’environ deux secondes.  
3.  Expirer lentement et progressivement par la bouche en contractant les abdominaux. 

Il est conseillé de réaliser 6 à 10 cycles respiratoires 2 à 3 fois par jour.  
 

4.3.3.2.  Relaxation musculaire 

Les étirements de chaque articulation sont conseillés afin de : 

•  Favoriser la récupération musculaire et la circulation sanguine. 

•  Améliorer l’élasticité musculaire et la souplesse. 

•  Augmenter la proprioception (perception du corps dans l’espace). 

•  Diminuer le risque d’incidents et d’accidents musculo-tendineux et ostéo-articulaires.  

Différentes plaquettes de prévention existent. Elles sont proposées en annexe [61, 62, 63] (Annexes G et 
H)

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46 

4.4.  Les solutions ergonomiques actuelles utilisées par les orthoptistes 

Il  n’existe  pas  à  l’heure  actuelle  de  recueil  de  prévention  des  TMS  typiques  adapté  aux  orthoptistes. 
Quelques dispositifs connus entre praticiens expérimentés vont permettre de pallier ces atteintes.  
 

4.4.1. 

Équipement et aménagement du cabinet 

La part du travail sur informatique ne cessant de croître chez les orthoptistes, et comme dans tout travail 
de bureautique, l’aménagement ergonomique du poste est donc conseillé. 

 

     Figure 28 : Aménagement ergonomique et posture d'un poste de travail de bureau [64] 

Les accessoires de bureautique possibles sont nombreux [65] : 

•  Les tapis de souris ainsi que les souris ergonomiques évitant le syndrome du canal carpien. 

•  Les  repose-pieds  de  bureau  afin  d’éviter  les  lombalgies,  les  jambes  lourdes  et  favorisant  la 

circulation sanguine. 

•  Les supports d’écran articulés pour positionner l’écran de manière optimale et éviter un port de tête 

préjudiciable. 

 
Les tables élévatrices et les fauteuils / tabourets d’examen réglables vont permettre d’adapter la hauteur de 
l’appareil à la posture du patient à examiner. Les fabricants proposent des unités de consultation et des tables 
élévatrices pouvant accueillir les fauteuils roulants, évitant ainsi de faire le transfert du patient au fauteuil. 
Cependant, c’est à l’orthoptiste de s’adapter aux réglages nécessaires aux patients. 

 
 

 

 

Figure 29: Table élévatrice ATE 800 Topcon fauteuil-compatible 

 

   Figure 30 : Unité de consultation OT-4200 Nidek 

GALLASSO ; PONTHEAUX 

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47 

 

 
Une  chaise  ergonomique
  pour  le  praticien, 
équipée  d’un  repose-coude  et  d’un  dossier 
réglable  sera  utilisée  au  bureau  mais  aussi  lors 
des examens médicaux et des rééducations. Elle 
permet au bras de se libérer d’un effort soutenu 
et  continu  en  posant  le  coude.  Les  contraintes 
effectuées  sur  l’épaule  lors  du  passage  des 
barres de prismes sont soulagées. La posture de 
travail au bureau est améliorée. 

 

Figure 31 : Chaise ergonomique HAG capisco 8016 

 

 
Les 

réfracteurs 

automatiques 

sont 

à 

privilégier afin d’éviter les pénibles réfractions 
à  la  lunette  d’essai.  L’orthoptiste  change  les 
verres  correcteurs  de  l’appareil  en  tournant  la 
molette  de  la  télécommande  installée  sur  un 
bureau, ce qui lui évite la position bras tendu à 
hauteur de visage du patient. 

 

Figure 32 : Réfracteur RT-5100 Nidek 

 

 
Les  logiciels  type  CVS,  HTS,  CAVT  sont  des 
logiciels  dédiés  à  la  rééducation  orthoptique 
du  patient  à  domicile.  Ils  sont  cependant 
employés 

par 

plusieurs 

orthoptistes 

et 

permettent  de  travailler  les  vergences,  les 
poursuites, la fusion et offre une alternative aux 
rééducations  classiques  sur  barres  de  prismes 
[66,  67].  La  récente  commercialisation  du 
Binoculus  permet  aux  orthoptistes  d  ‘effectuer 
les bilans et de rééduquer la vision des patients 
sur  écran  de  projection,  via  une  interface  sur 
ordinateur. 

 

 

Figure 33 : Enfant utilisant le logiciel CVS [68] 

 

 
 
L’Optiprism (Annexe I) est un trépied reposant 
au  sol  sur  lequel  se  fixe  une  barre  de  prismes 
coulissante. Elle monte et descend le long de la 
tige de ce pupitre lorsque l’orthoptiste actionne 
une ficelle. Lorsque le praticien l’utilise, il garde 
le dos droit, et effectue une rotation minime de 
l’épaule. 

 

Figure 34 : Utilisation de l'Optiprism (société Saiplast) 

 

GALLASSO ; PONTHEAUX 

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48 

4.4.2. 

Organisation du travail  

4.4.2.1.   Variation de la posture 

Changer  de  posture  permettra  d’éviter  la  redondance  biomécanique.  Lorsque  l’examen  le  permet, 
l’orthoptiste  pourra  le  pratiquer  en  position  debout,  variant  ainsi  de  hauteur  de  travail  et  soulageant 
l’articulation de l’épaule, le dos, le coude etc. 
Certains praticiens travaillants assis au fauteuil, suggèrent de soulager l’articulation de leur épaule en posant 
le coude sur une table élévatrice. D’autres proposent au patient de tenir lui-même les prismes devant les 
yeux, leur évitant ainsi ce mouvement dommageable. 
 

4.4.2.2.   Rotation des tâches 

L’avantage  de  disposer  de  plusieurs  méthodes  de  rééducation  est  de  pouvoir  effectuer  une  rotation  des 
tâches. Le travail de vergence, de fusion et de vision binoculaire pourra s’effectuer de diverses manières :  
Barre de prismes, synoptophore, logiciel sur ordinateur, stéréogrammes et corde de Brock. 
Les  assistants  de  consultation  veilleront  à  changer  de tâche  au  cours  de  la  journée (réfraction,  imagerie 
médicale, CV) ou en fonction des jours (journée réfraction, journée imagerie médicale).  
 

4.4.2.3.   Organisation et planification du travail 

Grâce  aux  moyens  actuels,  il  est  facile  pour  le  patient  de  prendre  rendez-vous  en  ligne  chez  son 
ophtalmologiste ou au cabinet d’orthoptie. Le stress dû aux appels téléphoniques peut être ainsi facilement 
réduit, notamment chez les orthoptistes libéraux ne disposant généralement pas de secrétaire.  
Également pour les libéraux, le choix de délégation de la comptabilité à un expert-comptable permettra 
d’alléger la charge de travail, le soir ou les week-ends.  
Planifier des temps de pause dans le planning permettra à l’orthoptiste de relâcher la pression, ou d’absorber 
un éventuel retard.  
 

4.4.3. 

Prévention actuelle 

À ce jour, les conseils ergonomiques de posture, d’organisation du cabinet, du temps de travail et d’entretien 
physique ne sont pas dispensés dans les écoles d’orthoptie. Très peu de communications sont effectuées sur 
le  sujet  en  formation  continue  dans  la  littérature  ou  les  congrès.  Au-delà  de  ce  qui  vient  d’être  cité, 
l’apprentissage à la manutention des patients serait également un point important à aborder. Régulièrement 
l’orthoptiste  soucieux  du  bien-être  de  ses  patients  soulève  les  enfants,  installe  difficilement  les  patients 
grabataires  verticaux,  aide  au  transfert  des  patients  en  fauteuil  roulant  sans  en  connaître  les  bonnes 
pratiques.  Éviter  les  lombalgies  est  primordial,  mais  également  la  potentielle  chute  du  patient  dans  ces 
moments. 
 
 
Afin  de  pouvoir  éclairer  la  profession  sur  ces  TMS  souvent  cités  lors  d’échanges  entre  orthoptistes,  la 
présente étude tentera de répertorier ces maux, leurs impacts, la manière de les soigner et de les anticiper.  
 

 

 

GALLASSO ; PONTHEAUX 

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49 

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

- PARTIE PRATIQUE : ÉTUDE SCIENTIFIQUE - 

 

PROJET 2ECTO : 

Étude Épidémiologique des Conditions de Travail des Orthoptistes  

 

 

 

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50 

1.  Introduction et présentation de l’étude 

Les Troubles Musculo Squelettiques (TMS) sont une affection des tissus mous péri-articulaires et des nerfs 
périphériques secondaires à une hyper-sollicitation d’origine professionnelle. Ils sont définis par le décret 
n°2017-812 du 5 mai 2017 du code de la sécurité sociale relative aux affections péri-articulaires provoquées 
par  certains  gestes  et  postures  de  travail  [22].  Ce  texte  législatif  désigne  les  maladies  découlant  de  ces 
affections, leur délai de prise en charge et la liste limitative des travaux susceptibles. 
Les  mécanismes  en  cause  sont  complexes,  et  font  intervenir  à  la  fois  des  phénomènes  mécaniques, 
inflammatoires, vasculaires, et dégénératifs, selon des proportions probablement différentes en fonction des 
structures  péri-articulaires  en  cause,  et  les  régions  anatomiques  concernées. Ces  TMS,  LATR  (Lésions 
Attribuables  au  Travail  Répétitif  au  Québec),  ou  encore  Work-Related  Musculoskeletal  Disorders 
(WMSDs)  aux  USA,  première  cause  de  maladie  professionnelle  en  France,  représentent  un  véritable 
problème de santé publique. Leurs conséquences sont multiples aussi bien au niveau des soins, de la prise 
en charge et les répercussions financières ne sont pas négligeables.  
 
Ces dernières, bien que grandement décriées dans l’exercice du métier d’orthoptiste notamment par des 
douleurs brachiales et dorsales ne présentent, à ce jour, aucune donnée chiffrée. La seule étude parue à ce 
jour abordant les TMS chez les orthoptistes fût publiée en 2008 par la caisse de retraites des paramédicaux 
libéraux (CARPIMKO). Elle ne recensait d’une part pas les plaintes des salariés, et d’autre part, seuls les 
facteurs de risques des TMS ont été recensés mais pas leurs impacts ni les solutions à envisager.  
 
Ce  travail  de  fin  d’étude  nous  a  permis  de  réaliser  le  projet  « 2ECTO »  (Étude  Épidémiologique  des 
Conditions de Travail des Orthoptistes). C’est un essai d’objectivation et de mesure de l’impact des TMS 
chez les orthoptistes au travers d’une étude épidémiologique : mettre en évidence et comprendre les raisons 
pour lesquelles l’orthoptiste se fait mal en soignant ses patients et quelles

 

pourraient être les mesures de 

préventions à mettre en place. 
 
« 2ECTO » était ainsi un projet de recherche interventionnelle dont les objectifs étaient multiples :  

-  Premièrement,  il  était  nécessaire  d’objectiver  l’existence  des  TMS,  d’en  définir  la  nature  et  de 

mesurer leur impact chez les orthoptistes. Les rééducateurs libéraux semblent plus concernés que 
les assistants de consultation salariés, qu’en est-il précisément ? De quelle nature sont ces troubles ? 
Répertorie-t-on plus de tendinites, de bursites ou de lombalgies ?  

-  Le deuxième objectif était de déterminer l’origine de ces troubles et de repérer quels sont les facteurs 

de  risques  déclencheurs  parmi  les  quatre  catégories  connues :  biomécanique,  psychosociale, 
organisationnelle et personnelle. Sont-ils dus à un seul ou à l’association de plusieurs facteurs de 
risques ?  Quelles  sont  donc  les  exigences  propres  au  métier  d’orthoptiste  à  l’origine  de  plaintes 
pouvant occasionner des TMS ?  

-  Enfin,  un  troisième  objectif  concernait  la  mesure des  solutions  mises  en  place  par les  personnes 

impactées aussi bien au niveau des soins, des outils ergonomiques ou des remises en question de 
leur pratique. 

 

 

GALLASSO ; PONTHEAUX 

(CC BY-NC-ND 2.0)

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51 

2.  Matériel et méthode 

2.1.  Projet 2ECTO 

2.1.1. 

Méthode d’étude 

La méthode empirique dite de l’échantillon volontaire a été retenue devant l’absence de base de sondage 
de  la  population  orthoptique.  Elle  avait  l’avantage  de  présenter  un  gain  de  temps  précieux  et  un  gain 
financier. Elle permettait également de conserver l’anonymat et le respect de la vie privée. 
 
Cette étude était :  

-  Descriptive = prévalence d’orthoptistes qui avaient développé des TMS. 
-  Épidémiologique = essayer de comprendre l’origine de ses troubles. 
-  Transversales = avait lieu à un moment donné. 
-  Comparative  =  entre  statut  d’assistant  d’ophtalmologues  et  de  rééducateurs  et  par  rapport  à 

l’enquête de la CARIMPKO de 2008. 

-  Quantitative = collectes de données en nombre sur différentes variables. 

 

2.1.2. 

Population d’étude (cohorte) et questionnaire auto-administré  

Afin  de  toucher  le  plus  grand  nombre  d’orthoptistes  exerçant  en  France  métropolitaine  et  DOM-TOM, 
l’étude a été proposée sur « 2 yeux », le plus important groupe d’orthoptistes français sur le réseau social 
Facebook. Au jour de publication du questionnaire, 3968 membres étaient répertoriés dans ce groupe. En 
excluant  la  population  d’étudiants  potentiellement  inscrits  (quota  national  d’entrée  en  formation  de  409 
personnes par an selon la DGOS (Direction Générale de l’Offre de Soins) [69]), cette étude a été diffusée 
à  environ  3000  orthoptistes.  Sachant,  selon  la  DREES  (Direction  de  la  Recherche,  des  Études,  de 
l’Évaluation et des Statistiques) [70]

 

qu’en 2017, 4643 orthoptistes exerçaient en France, cette étude avait 

été diffusée auprès d’environ 65% des orthoptistes exerçant en France ou DOM-TOM.  
 
Le  questionnaire  auto-administré  anonyme  a  été  mis  en  ligne  sous  forme  informatique  avec  le  logiciel 
Google Forms et laissé en libre accès pendant un mois (période du 19 décembre 2017 au 19 janvier 2018) 
avant la récolte et l’analyse des résultats. Selon les règles éthiques, il était important de rappeler que tous 
les résultats sont restés anonymes. 
 
Sur ce groupe, tous les orthoptistes pratiquants étaient invités à participer à cette étude. Ainsi, pour qu’un 
orthoptiste puisse répondre à ce questionnaire, il devait être à la fois diplômé et exercer le métier

,

 le but 

étant  une  mise  en  évidence  de  l’existence  et  de  l’importance  des  TMS  par  une  pratique  quotidienne  du 
métier.  
 
Sur l’ensemble de la population éligible au projet « 2ECTO » (3000 orthoptistes en activité), nous avions 
eu un retour de 111 orthoptistes pendant la période de mise en ligne du questionnaire, soit 3,7% du total. 

 

 

Le questionnaire a été entièrement réalisé par nos propres soins en s’appuyant sur de nombreux types de 
questionnaire, évoqués ci-dessous, déjà existants sur le sujet des TMS. 
 
Étant donné l’importance de ce questionnaire, il a été divisé en deux parties :  

•  La première partie à visée épidémiologique pour mesurer l’ampleur des TMS et de ses facteurs 

(personnels, organisationnels, psychosociaux, biomécaniques) au sein de la population d’orthoptiste 
en France : la mise en évidence des facteurs de risques. Elle était composée de 48 questions réparties 
en 9 catégories différentes. 

 
 
 

GALLASSO ; PONTHEAUX 

(CC BY-NC-ND 2.0)

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52 

Les critères d’inclusion et d’exclusion ont été les suivants :  

o  Critères d’inclusion :  

§

  Être Orthoptiste diplômé.  

§

  Exerçant en France ou dans les DOM-TOM. 

§

  En libéral ou salariat. 

§

  Avec ou sans douleurs au travail. 

 

o  Critères d’exclusion :  

§

  Les  orthoptistes  dont  l’origine  de  la  douleur  était  extérieure  au  travail.  Cette 

exclusion  a  été  déterminée  par  la  question  15,  une  des  questions  clés  du 
questionnaire, qui éliminait les orthoptistes répertoriant des plaintes dues à une 
cause  d’origine  extérieure  au  travail  (traumatismes  et  accidents  hors  activités 
orthoptiques).  

 

•  La  deuxième  partie  avait  sélectionné  uniquement  les  orthoptistes  ressentant  des  douleurs 

consécutives  aux  exigences  du  métier :  les  plaintes  physiques.  Elle  répertoriait  les  pathologies 
associées, les traitements reçus, l’intensité de ces douleurs selon différentes situations de travail à 
risques, l’impact dans la vie quotidienne et les solutions ergonomiques mises en place. Elle était 
composée de 46 questions réparties en 4 catégories différentes. 

 

 

 

 

 

Tableau 1 : Échelle CR-10 

(Borg) [21] 

 

 

o  Critères d’inclusion :  

§

  Être Orthoptiste diplômé. 

§

  Exercer en France ou dans les DOM-TOM. 

§

  Travailler en libéral ou salariat. 

§

  Ressentir des douleurs au travail. Ce dernier critère d’inclusion a été 

déterminé par la question 48 de la première partie avec le jugement 
au niveau global des plaintes de l’orthoptiste dues au métier. 

 

 
Ce critère se déterminait de la manière suivante par l’échelle CR-10 :

 

§

  Seuls les sujets présentant une douleur supérieure ou égale à 2 ont 

été inclus dans la présente étude. 

§

  Ce choix a été déterminé par les résultats obtenus lors de l’enquête 

préliminaire, les sujets déclarant des TMS étant ceux avec une douleur 
supérieure ou égale à 2.  

 

o  Critères d’exclusion :  

§

  Les  orthoptistes  dont  l’origine  de  la  douleur  était  extérieure  au 

travail. 

§

  Les orthoptistes sans douleurs (réponses comprises entre 0 à 1 sur 

l’échelle CR-10 de Borg).  

 

2.1.3. 

Création du questionnaire 2ECTO 

2.1.3.1.  Questionnaires existants utilisés 

Le choix d’un questionnaire de type auto-administré et anonyme avait été effectué. La conception de ce 
questionnaire était inspirée de ceux existants sur les TMS avec quelques modifications pour répondre au 
mieux à la profession d’orthoptiste, ses exigences et ses contraintes : 

-  Questionnaire type Nordique pour la localisation des plaintes en schéma [71].  
-  Questionnaire de Siegrist pour l’aspect psycho-social [72].  
-  Questionnaire d’une thèse de médecine sur les TMS au sein d’une blanchisserie [73], elle-même 

inspirée de Siegrist et de Nordique. 

-  Le guide TMS de l’ARS de mai 2013 [10]. 
-  Dallas (Douleur du rachis et répercussion sur la vie quotidienne) [74]. 

GALLASSO ; PONTHEAUX 

(CC BY-NC-ND 2.0)

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53 

-  EIFEL  (Échelle  d’Incapacité  Fonctionnelle  pour  l’Évaluation  des  Lombalgies)  adaptée  aux 

articulations concernées une fois les premiers résultats interprétés [75]. 

-  Échelle CR-10 (BORG) [21]. 
-  OREGE : Outils de repérage et d’évaluation des gestes [5]. 
-  RULA :  Mcatamney  I.  Corlett  E.N.  (1993)  Rapid  Upper  Limb  Assessment  (RULA)  :  a  survey 

method for the investigation of work-related upper limb [76, 77]. 

-  Latsko et al [5]. 
-  ORSOSA : Organisation des Soins et de la Santé des soignants [78]. 
-  RITMS3 : Recherche pour l’Intervention en prévention des troubles Musculo-Squelettiques [79]. 
-  Guide pratique : Démarche de prévention des troubles musculo-squelettiques (TMS) [80]. 
-  Méthode de prévention des Troubles Musculo Squelettiques du membre supérieur et outils simples 

[81]. 

-  Un outil de recueil et d'analyse des facteurs de risque : le questionnaire TMS (nouvelle version) 

[82]. 

 

2.1.3.2.  Enquête préliminaire 

Pour débuter cette étude et répondre aux questions posées, ce questionnaire avait été testé lors d’une étape 
préliminaire dite de « pré-enquête » pendant la période de novembre 2017. Le questionnaire initial avait 
ainsi été adressé à six orthoptistes de tout secteur se plaignant ou non de douleurs, suite à l’exercice de leur 
profession.  Les  réponses  de  ces  six  professionnels  avaient  été  par  la  suite  exclues  de  l’échantillon 
investigué, non collectées et non analysées lors du traitement des données finales. Leurs réponses et leurs 
critiques avaient permis d’améliorer et de faire évoluer le questionnaire. 
 
Cette pré-enquête avait été indispensable, permettant à la fois de tester la compréhension du questionnaire, 
et également son amélioration pour la constitution de la version finale. En effet, pour pouvoir cibler les 
gestes douloureux, nous nous étions appuyées sur notre intuition d’étudiante orthoptiste mais nous avions 
besoin  d’un  avis  externe  et  notamment  celui  des  personnes  concernées :  les  orthoptistes  diplômés  et 
pratiquants.  
 
L’enquête  préliminaire  a  été  à  l’origine  de  certaines  modifications  de  fond  (suppression  et  rajout  de 
questions selon les commentaires des testés) et de formes (tournures de phrases, de questions, de mises en 
forme  ect.).  Elle  avait  ainsi  été  à  l’origine  du  parti  pris  de  ne  traiter  qu’exclusivement  les  membres 
supérieurs et le dos (schéma et questions anatomiques ne proposant que les membres supérieurs et le dos), 
les membres inférieurs n’étant pas décrit par les orthoptistes avec des plaintes.  

 

2.1.3.3.  Variables utilisées 

Les variables suivantes ont été recueillies auprès de l’ensemble des participants (orthoptistes) à cette étude 
dans la première partie du questionnaire :  

•  1/ Caractéristiques sociodémographiques (questions d’ordre général) : données personnelles des 

orthoptistes comprenant : date de naissance, sexe, poids, taille, latéralité, début d’entrée en fonction, 
date de début du poste actuel, région géographique d’exercice, fumeur ou non, présentant ou non 
une maladie chronique.  

•  2/  Activités  professionnelles :  type  d’activité  professionnelle  (rééducateurs,  assistant 

d’ophtalmologues ou mixte), le nombre moyen des différentes prises en charge possibles chez les 
orthoptistes,  le  nombre  moyen  d’heures  de  travail,  jugement  de  l’activité  la  plus  pénible 
(rééducateurs, assistant d’ophtalmologue ou mixte).  

•  3/  Culture  générale :  connaissance  ou  non  du  terme  de  « TMS »  et  son  contexte  de  découverte 

(Article (Revue Francophone d’Orthoptie ou autres), formation, vécu personnel…). 

•  4/ Plaintes physiques chez les orthoptistes : existence et localisation de la ou des plaintes au cours 

des douze derniers mois, l’intensité de la gêne ou de la douleur au moment du questionnaire.  

•  5/ Gestes et les postures du métier : postures et gestes utilisés dans le métier d’orthoptiste, données 

sur l’amplitude des mouvements selon la région anatomique.  

GALLASSO ; PONTHEAUX 

(CC BY-NC-ND 2.0)

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54 

•  6/  Rythme  et  intensité  du  travail :  répétitivité  du  travail,  faiblesse  musculaire  des  membres 

supérieurs et du dos, capacité physique pour effectuer les actes professionnels. 

•  7/ Environnement physique du poste : poste ergonomique et fonctionnel, activités orthoptiques les 

plus pénibles physiquement pour les deux corps de métier (questions spécifiques pour les assistants 
de consultation et pour les rééducateurs).  

•  8/ Vécu du travail : ressenti au travail, vécu personnel, difficultés psychologiques.  

•  9/ Loisirs : temps de loisirs du questionné (sport / hobby), type d’activités, temps de pratique et 

impressions  sur  ces  activités  quant  aux  plaintes  physiques,  ainsi  qu’au  niveau  psychologique 
(détente, relaxation). 

•  Question de détermination de la suite du questionnaire pour la partie II : échelle CR-10 de Borg 

avec détermination globale des plaintes physiques des personnes testées. Toute réponse inférieure 
à 2 entrainait la fin du questionnaire à la partie I. Toute réponse supérieure à 2 entrainait la poursuite 
du questionnaire.  

 

Les  variables  évoquées  ci-dessous  n’ont  été  testées  que  sur  un  sous-échantillon  sélectionné  au  fur  et  à 
mesure du déroulement du questionnaire : 

•  1/  Pathologies  et  traitements  des  plaintes  physiques :  récurrences  et  types  de  plaintes,  mode  de 

consultation  (médical,  paramédical),  type  de  pathologies  déclarées,  les  traitements,  leurs 
observances, leurs tolérances et leurs efficacités. 

•  2/ Origine et intensité des plaintes physiques : origine des plaintes physiques (situations considérées 

comme à risques) avec estimation de la plainte sur l’échelle CR-10 de Borg, détermination de la 
statique des postures et estimation du nombre de reproduction de ce geste en une journée. 

•  3/  Perturbation  de  la  vie  quotidienne  par  les  plaintes  physiques :  conséquences  de  des  plaintes 

physiques  sur  5  catégories  différentes  (activités  professionnelles,  activités  quotidiennes,  loisirs, 
anxiété, moral, sociabilité) 

•  4/  Solutions  préventives  et  ergonomiques :  utilisation  de  matériels  ergonomiques  (chaises 

ergonomiques,  Optiprism,  autres),  de  postures,  de  méthodes  de  bonne  conduite  (respiration,  bon 
positionnement), avis sur la mise en place de cours dans la formation initiale et continue, sur des 
fiches préventives et explicatives. 

 

2.1.4. 

Respect de l’éthique  

Pour un respect de l’éthique, il a été décidé, dès le début de l’enquête, de réaliser un questionnaire anonyme. 
Aucune  donnée  personnelle  permettant  d’identifier  les  personnes  n’a  été  collectée  (pas  de  nom,  pas 
d’adresse mail, ni de téléphone etc.). De ce fait, aucune déclaration n’a dû être faite auprès de la CNIL 
(Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés). 

 

Notre étude n’étant pas concernée par la loi Jardé [83] (Recherche Impliquant la Personne Humaine, ex 
recherche biomédicale), aucun enregistrement n’a été nécessaire auprès du Ministère des Solidarités et de 
la Santé [84]. 
 

2.2.  Plan statistique 

Les  données  récoltées  de  2ECTO  étaient  aussi  bien  des  échelles  de  types  cardinales  de  variables 
quantitatives ainsi que des échelles nominales et ordinales de variables qualitatives. Une fois récoltées, les 
données ont été analysées, et des tests statistiques ont été effectués. 
 

2.2.1. 

Données comparatives 

Les  données  de  l’enquête  2ECTO  ont  été  comparées  aux  données  de  l’enquête  sur  la  pénibilité

 

des 

auxiliaires médicaux de la CARPIMKO réalisée en 2008. La cohorte de la CARPIMKO ciblait parmi 1500 
auxiliaires  médicaux  en  libéral,  100  orthoptistes.  Ces  professionnels  de  France  métropolitaine  devaient 

GALLASSO ; PONTHEAUX 

(CC BY-NC-ND 2.0)

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55 

avoir au moins 5 ans d’ancienneté en tant que libéral et être à jour de cotisations.

 

Les données de cette 

étude menée par la CARPIMKO, du 15 janvier au 1er février 2008, étaient recueillies par téléphone par 
l’intermédiaire du système CATI (Computer Assisted Telephone Interviewer). Différentes comparaisons 
descriptives  ont  été  effectuées  entre  l’enquête  2ECTO  et  celle  de  la  CARPIMKO,  notamment  sur  les 
difficultés psychologiques et physiques mises en évidences dans l’enquête de 2008. 

 

2.2.2. 

Statistiques

 

 

Les analyses statistiques ont été réalisées en utilisant les sites internet suivants : BiostaTGV [85] et STHDA 
(Statistical Tools For High-Throughput Data Analysis) [86]. La valeur du seuil significatif (p-value ou p) 
a été placée à 0,05 (soit 5%) conformément au seuil utilisé dans les domaines biomédicaux. Il a été décidé 
les sigles suivants :  NS = Non Significatif et S = Significatif.

 

 

2.2.2.1.  Test du Chi

2

 (comparaison de pourcentage) 

Les  comparaisons  de  deux  variables  qualitatives  ont  amené  à  l’utilisation  du  test  du  Chi

2

.  Cependant, 

compte- tenu de certains échantillons trop faibles, les règles de Cochran n’étaient pas respectées d’où une 
impossibilité d’exploitation de ce test. Néanmoins, quelques Chi

2

 ont pu être réalisés lorsque ces règles 

étaient respectées. Le test de Fisher (applicable avec des petits effectifs) a été pratiqué dès que cela

 

était 

possible.  

 

2.2.2.2.  Test de l’ANOVA 

Le  test  de  l’ANOVA  accordait  l’accès  à  l’analyse  du  comportement  des  réponses  d’une  variable 
quantitative en fonction d’une variable explicative à plusieurs catégories. 

 

2.2.2.3.  Test de corrélation de Pearson 

La corrélation linéaire de Pearson permettait de corréler deux variables quantitatives et de déterminer leur 
possible liaison ou non. Plus le coefficient de corrélation r était proche de 1, plus la relation entre les deux 
variables était importante.  

 

 

 

GALLASSO ; PONTHEAUX 

(CC BY-NC-ND 2.0)

background image

 

56 

3.  Résultats 

3.1  Profil de la population d’étude  

3.1.1. 

Organigramme de la population étudiée au fil du questionnaire 

 

Tableau 2 : Organigramme décisionnel de composition de la population d’étude 

 

3.1.2. 

Représentativité de l’échantillon volontaire  

La  population  de  90  orthoptistes  se  décomposait  de  la  manière  suivante :  56  %  de  rééducateurs,  12  % 
d’assistants d’ophtalmologues et 32 % de mixtes. Afin de mieux étudier les gestes et la biomécanique, la 
décision  a  été  prise  de  distinguer  les  orthoptistes  selon  leur  mode  d’exercice  et  non  en  fonction  de  leur 
statut.  Il  était  impossible  de  comparer  la  répartition  utilisée  lors  de  l’étude  2ECTO  à  celle  utilisée 
classiquement par la DREES en 2017 (libéral ou mixte, salarié hospitalier, autre salarié) [70]. 
 
Parmi les 32% d’orthoptistes mixtes, leur ratio horaire bilan / assistanat de consultation se répartissait de la 
façon suivante : 
 

Ratio horaire orthoptie pure / assistanat 

d’ophtalmologues 

Pourcentage (%) d’orthoptistes mixtes 

Plus de 50% de bilan 

41 

50% bilan / 50% assistanat d’ophtalmologues 

38 

Moins de 50% de bilan 

17 

Non répondu 

               Tableau 3 : Tableau de la répartition du ratio horaire orthoptie pure / assistanat d’ophtalmologues 

L’orthoptie  pure  (bilans  et  rééducations)  était  l’activité  dominante,  même  parmi  la  population  des 
orthoptistes mixtes. La comparaison de l’intensité des plaintes en fonction du ratio horaire des orthoptistes 
mixtes concluait à une p-value de 0,184

 

(NS). 

 

Étude 2ECTO : n = 111

- orthoptistes volontaires

- questions préliminaires

Partie 1 : n = 90

orthoptistes douloureux

orthoptistes non douloureux

• Exclusion des douleurs 

non dues au travail           

(n = 21)

Partie 2 : n = 78 

ORUD (orthoptistes ressentant 

une douleur) ³ 2 (Échelle CR-10)

Exclusion des douleurs 

< 2 (Échelle CR-10)        

(n = 12)

GALLASSO ; PONTHEAUX 

(CC BY-NC-ND 2.0)

background image

 

57 

 

L’activité  la  plus  pénible  apparaissait 
comme 

l’orthoptie 

pure 

(bilans 

et 

rééducations).

 

Cependant  lorsqu’il  a  été 

demandé  de  coter  les  plaintes  physiques 
pour  chaque  domaine  d’activité,  les 
résultats  montraient  une  quasi  égalité.  Les 
moyennes observées étaient les suivantes :  
- L’orthoptie pure : moyenne de 3,3 +/- 1,55 
(min 0,5 – max 7). 
- L’assistanat de consultation : moyenne de 
3,5 +/- 2,25 (min 0 – max 8). 
 - L’activité mixte : moyenne de 3,2 +/- 1,89 
(min 0 – max 8).  

   Tableau 4 : Activité la plus douloureuse et pénible selon les orthoptistes

 

La p-value comparant l’intensité des plaintes en fonction de l’activité professionnelle était de 0,8435 (NS). 
À savoir que 73% des orthoptistes avaient pu exercer au cours de leur vie les deux activités et pouvaient 
ainsi  apprécier  les  difficultés  des  deux  facettes  du  métier.  Ce  qui  apparaissait  comme  étant  gênant  et 
douloureux à première vue ne l’était finalement pas tant une fois qu’il était demandé aux personnes de le 
chiffrer. 

 

Le sexe ratio est de 0,05 (4 hommes pour 86 femmes), soit 5 hommes pour 100 femmes. Ainsi, les femmes 
représentaient 96% des orthoptistes de l’étude 2ECTO. Au niveau national, leur taux était de 89% en 2017 
d’après les données de la DREES (avec 507 hommes et 4136 femmes soit un total de 4643 pour la France 
entière) [70]. 
Les  femmes  et  les  hommes  répertoriaient  une  moyenne  de  plaintes  de  3,3  sur  l’échelle  CR-10,  soit  une 
plainte modérée pour les deux genres malgré la présence nettement supérieure du genre féminin. La p-value 
était de 0,9689 (NS).  

 

Quant au critère « âge », la personne la plus âgée avait 59 ans (née en 1959) tandis que la plus jeune n’avait 
que 23 ans (née en 1995), correspondant à l’âge de la dernière promotion diplômée en juin - juillet 2017. 
La moyenne d’âge était de 35,4 +/- 9,86 ans. La répartition obtenue lors de l’étude 2ECTO a été comparée 
à celle de la DREES datant de 2017 [70]. Ceci conduisait à l’obtention du graphique suivant :  
 

 

Ce  partage  était  cohérent  avec  le 
fait  que  moins  d’orthoptistes 
étaient  formés  à  l’époque

.

  Or 

depuis  2011,  il  était  demandé 
qu’au  moins  280  orthoptistes 
soient formés par an pour attendre 
le  nombre  de  4300  nouveaux 
orthoptistes  en  2025,  d’après  le 
rapport  du  SNOF  (Syndicat 
National  des  Ophtalmologistes 
Français) de 2011, et ceci, afin de 
pourvoir aux futures demandes de 
délégation 

de 

tâches 

des 

ophtalmologues. La répartition des 
orthoptistes  de  l’étude  2ECTO 
selon leur âge concordait à celle de 
la DREES recensée en 2017.

 Tableau 5 : Répartition des orthoptistes selon l’âge dans l’étude 2ECTO et selon la DREES 

12%

70%

18%

Activité la plus douloureuse et 

pénible selon les orthoptistes

Assistanat

Bilans et

Réeducations

Les 2 à égalité (assist.
& bilans)

0%

5%

10%

15%

20%

25%

30%

35%

40%

[moins de 25

; 30[

[30 ; 40[

[40 ; 50[

[50 ; 60[

[60 ; 65 et

plus[

Pour

centage 

d'

or

thoptistes

Tranche d'âge (en années) 

Répartition (en %) des orthoptistes selon la 

tranche d'âge

Données de l'étude 2ECTO

Données de la DREES

GALLASSO ; PONTHEAUX 

(CC BY-NC-ND 2.0)

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58 

La moyenne des plaintes sur l’échelle CR-10, quelle qu’était l’activité professionnelle, était comprise entre 
[3 ; 3,5] sur 10, soit une plainte plutôt modérée. Le coefficient de corrélation (r) était de -0,0267 (NS).  

 

Par  rapport  à  la  région  d’exercice,  la  répartition  des  orthoptistes  selon  les  nouvelles  régions  était  la 
suivante :  

Régions 

Pourcentage (%) 

d’orthoptistes 

Moyenne des 

plaintes sur 10 

(Échelle CR-10) 

Écart-type des 

plaintes  

Auvergne-Rhône Alpes 

22 

3,4  

2,16 

Bourgogne Franche-Comté 

3,5 

0,71 

Bretagne  

1,8 

1,26 

Centre Val de Loire 

2,7 

1,15 

Grand Est 

1,9 

1,02 

Guadeloupe 

Hauts de France 

3,3 

1,53 

Ile de France 

16 

4,4 

1,15 

Normandie 

Nouvelle Aquitaine 

14 

2,8 

1,41 

Nouvelle-Calédonie 

0,5 

Occitanie 

10 

2,9 

1,27 

Pays de la Loire 

3,7 

0,58 

Provence-Alpes-Côte d’Azur 

10 

1,41 

Réunion 

Saint-Pierre et Miquelon 

  Tableau 6 : Comparaison des plaintes en fonction de la région d’exercice 

En raison  du  faible  nombre  de  réponses  dans  les régions  Guadeloupe,  Normandie,  Nouvelle-Calédonie, 
Réunion et Saint-Pierre et Miquelon l’analyse a été difficile. 
Quant aux autres régions : 

-  La  moyenne  de  plainte  était  plus  importante  en  Ile-de-France  avec  une  valeur  de  4,4  /  10  soit  une 

plainte se rapprochant de la réponse 5 sur l’échelle CR-10 correspondant à une plainte « forte ».  

-  La  moyenne  de  plainte  la  moins  importante  était  en  Bretagne  avec  une  valeur  de  1,8  /  10  soit  une 

plainte se rapprochant de la réponse 2 sur l’échelle de CR-10 qui correspondant à une plainte « faible ». 
Or,  l’étude  du  «bien-être  dans  les  régions  françaises »  de  2016  de  MOVEHUB  [87,  88],  société 
spécialisée dans  le  déménagement  en  France  et  à  l’étranger,  apportait  une  comparaison  des  nouvelles 
régions françaises, se basant sur l’index de bien-être régional de l’OCDE (Organisation de Coopération et 
de Développement Économiques) [89] en comparant 5 critères distincts : l’emploi, le revenu disponible, le 
logement, l’éducation et le bonheur. Ainsi, la Bretagne était la région numéro une où il faisait bon vivre 
tandis que l’Ile de France et les Hauts de France étaient arrivés à égalité en neuvième position sur dix (la 
Corse étant placée dernière). 

 

Ces  orthoptistes  étaient  rentrés  dans  le  monde  du  travail  à  des  dates  distinctes.  Les  résultats  ont  été 
regroupés de la façon suivante :  

Nombres d’années d’exercice 

Pourcentage (%) 

d’orthoptistes 

Moyenne des plaintes 

(Échelle CR-10) 

Écart-type des 

plaintes 

Entre [0 ; 5[ ans (soit 2018 – 2014) 

28 

3,3 

2,25 

Entre [5 ; 10 [ ans (soit 2013 – 2009) 

24 

3,7 

1,60 

Entre [10 ; 20 [ ans (soit 2008 – 1999) 

24 

3,0 

1,48 

Entre [20 ; 30 [ ans (soit 1998 – 1989) 

17 

3,0 

1,20 

30 ans et plus (soit 1988 et moins) 

3,7 

1,97 

  Tableau 7 : Comparaison des plaintes en fonction du nombre d’années d’exercice 

GALLASSO ; PONTHEAUX 

(CC BY-NC-ND 2.0)

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59 

La moyenne des plaintes selon le nombre d’années de pratique était comprise entre [3 ; 3,7] soit une plainte 
modérée sur l’échelle CR-10 pour toutes les catégories avec une p-value de 0,6701 (NS).  
 
Il  était  intéressant  de  connaitre  la  sensibilité  des  orthoptistes  répondant  au  terme  de  TMS :  54%  de  la 
population  totale  connaissait  ce  terme  et  sa  définition  soit  seulement  un  peu  plus  que  la  moitié.  Les 
orthoptistes rééducateurs étaient informés de ce terme à 66% tandis que seulement 36% des orthoptistes 
mixtes et 45% des orthoptistes assistants de consultation le connaissaient. 
 
Ainsi sur l’ensemble des répondants, 12 orthoptistes sur 90 soit 13% déclaraient des plaintes inférieures à 
2 sur l’échelle CR-10. Les douze orthoptistes non douloureux, soit douze femmes, se composaient de sept 
rééducateurs, d’un assistant de consultation et de quatre orthoptistes mixtes. Leur moyenne d’âge était de 
32,9 +/- 9,71 ans. De ce fait, l’étude 2ETCO recensait 78 orthoptistes soit 87% qui se plaignaient avec une 
moyenne d’âge de 35,8 +/- 9,96 ans. Ces orthoptistes ont été renommés sous le terme ORUD pour la suite 
(Orthoptistes Ressentant Une Douleur). 

3.2.  Présence des TMS et des quatre facteurs de risques  

Tout au long des résultats exprimant la douleur, l’échelle utilisée était l’échelle CR-10. 

3.2.1. 

Présence des TMS  

Les douleurs liées au travail étaient ressenties par 87% des orthoptistes qui s’étaient exprimés (douleur ³ 
2).  Les  sensations  ressenties  étaient  majoritairement  des  douleurs  (80%)  et  des  raideurs  (57%).  La 
population  exprimait  une  installation  avancée  de  TMS  selon  trois  critères  exprimés  dans  le  tableau  ci-
dessous :  

 

 

 
Le  degré  d’intensité  et  de 
persistance des TMS n’avait pas 
pu  être  mis  en  lien  avec 
l’ancienneté  (p-value  =  0,40 
NS), le type d’activité (p-value = 
0,99  NS)  ou  l’amplitude  (p-
value = 0,97 NS).

         Tableau 8 : Degré d’intensité des TMS chez les ORUD 

 

3.2.2. 

Actes et gestes orthoptiques les plus douloureux 

Lors  de  l’assistanat  de  consultation,  les  pratiques  notifiées  comme  les  plus  pénibles  physiquement  se 
basaient sur le quatuor suivant : la pratique de l’ESE (Examen sous Écran) et de la MO (Motilité Oculaire) 
à 35%, la réfraction sur lunettes d’essais à 33%, l’utilisation d’appareil portatif à 20% ainsi que la pratique 
du  champ  visuel  manuel  (Goldmann)  à  20%  (d’après  les  réponses  des  assistants  de  consultation  et 
orthoptistes mixtes, au nombre de 40). 
 
Du côté de la rééducation, la pratique des vergences aux prismes à 95%, de la motricité conjuguée dans 
l’espace à 33% et de l’ESE et la MO à 30% étaient la triade des actions les plus pénibles dans leur pratique 
quotidienne (d’après les réponses des orthoptistes rééducateurs et mixtes, au nombre de 79).  

41%

37%

22%

Degré d'intensité des TMS chez 

les ORUD

Douleur présente dès la reprise

du geste et disparition à l'arrêt

Douleur présente dès la reprise

du geste et persistance à l'arrêt

Douleur persistante malgré

l'arrêt du geste

GALLASSO ; PONTHEAUX 

(CC BY-NC-ND 2.0)

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60 

Il avait été demandé aux ORUD de coter l’intensité de la douleur des différents actes orthoptiques et gestes 
effectués. Il en ressortait le tableau suivant : 
 

Acte effectué 

Douleur moyenne sur l’échelle CR-10 et sa correspondance 

Barre de prisme 

6,1 - Entre dur et très dur 

Flexion / Torsion 

5,3 - Dur 

Maintenir la tête du patient 

3,2 - Modéré 

Motilité / ESE 

3,1 - Modéré 

Autres actes orthoptiques avec une douleur < à 3 : réfraction à la lunette d’essai (2,7), utilisation de l’informatique 
(2,4),  CV Goldmann  (2,1),  autoréfractomètre  portatif  ((1,7),  utilisation de  joysticks (1,3),  skiascopie (1,1),  CV 
automatique (0,8) et appareil de dépistage visuel (0,8). 

Tableau 9 : Douleur moyenne provoquée par les actes orthoptiques 

Ce qui apparaissait comme étant gênant et douloureux à première vue, ne l’était finalement pas tant une 
fois  qu’il  était  demandé  aux  personnes  de  coter  la  douleur. Il  était  intéressant  de  noter  qu’un  autre  acte 
orthoptique douloureux avait été suggéré par les personnes interrogées : l’installation du patient. Sur les 4 
réponses, la douleur moyenne était de 5,25. 

 

3.2.3. 

Les quatre facteurs de risques des TMS 

3.2.3.1.  Les facteurs biomécaniques dans l’échantillon  

Les facteurs biomécaniques se reposaient sur le cercle des « trop » : trop loin, trop longtemps, trop fort et 
trop vite : 
 

v

 Trop loin : 

-  Postures et amplitudes (positions articulaires) utilisées au cours d’une journée typique : 

Les postures citées ci-dessous étaient celles déclarées à plus de 50%, soit utilisées très fréquemment dans 
la  pratique  quotidienne  des  orthoptistes.  Les  postures  ayant  un  pourcentage  inférieur  à  50%  étaient 
considérées comme pratiquées normalement voire peu utilisées donc non relevées.  
 
Parmi  le  tableau  de  postures  proposées  dans  le  questionnaire,  les  orthoptistes  exprimaient  répéter 
quotidiennement au cours de leur journée de travail quatre des sept positions pour le dos :  

-  La position assise à 94%. 
-  La torsion à 82%, toutes les amplitudes des mouvements de torsions étaient considérées comme non 

recommandées. 

-  Le travail à bout de bras à 72%.  
-  L’inclinaison sur le côté à 51%. Pour ce geste, les orthoptistes avaient recours aux deux amplitudes 

proposées (amplitude de confort et amplitude inacceptable) dans des proportions égales.

 

 

Ces  deux  dernières  postures  (travail  à  bout  de  bras  et  inclinaison  sur  le  côté)  étaient  utilisées  de  façon 
moindre par les assistants de consultation.  

 

Quant  au  complexe  épaule  /  bras,  les  orthoptistes  employaient  six  des  huit  gestes  énoncés  dans  l’ordre 
suivant :  

-  La  flexion  à  91%  avec  une  amplitude,  utilisée  par  66%  des  répondants,  supérieure  à  60°,  soit 

inacceptable.  

-  Le travail à bout de bras à 77%. 
-  Le croisement de l’autre côté du corps à 57%. 
-  L’élévation des épaules à 56%. 
-  L’abduction (bras vers les côtés) à 52%. Les orthoptistes usaient deux des trois amplitudes soumises, 

soit l’amplitude non recommandée (mouvement entre 20 et 60 degrés) à 41% et celle inacceptable 
(au-delà de 60 degrés) à 42%. 

-  La rotation de l’épaule à 51%. 

Il convenait de souligner que les assistants de consultation et les orthoptistes mixtes avaient peu recours 
aux gestes de croisement et de rotation. Il en est de même pour l’élévation des épaules des assistants de 
consultation. 

GALLASSO ; PONTHEAUX 

(CC BY-NC-ND 2.0)

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61 

La  nuque  est  majoritairement  sollicitée  pour  des  mouvements  de  rotation  à  81%  avec  une  amplitude 
inacceptable  pour  63%  des  orthoptistes  et  des  mouvements  d’inclinaison  à  53%.  Pour  cette  posture,  la 
population  avait  recours  aux  deux  amplitudes  (amplitude  de  confort  à  46%  et  amplitude  inacceptable  à 
40%)  proposées  dans  des  proportions  quasi-semblables.  Les  orthoptistes  mixtes  utilisaient  dans  des 
proportions moindres la posture d’inclinaison. 

 

Pour  le  coude,  les  orthoptistes  annonçaient  majoritairement,  soit  41%  d’entre  eux,  n’utiliser  aucun  des 
gestes  proposés.  Les  autres  gestes  proposés  au  niveau  de  ce  membre  démontraient  des  résultats  plus 
qu’inférieurs à 40%.  
Concernant le complexe poignet / main / doigts, les positions les plus évoquées étaient : 

-  « Serrer fort du bout des doigts ou tenir en « pince » à 56%. 
-  « Maintenir un objet doigts écartés ou tenir des objets entre les doigts » à 54%.  

Les assistants de consultation déclaraient quant à eux, utiliser ces gestes normalement, voire très peu.  

 

82% des orthoptistes affirmaient ressentir des plaintes physiques dues à l’utilisation de ces postures. Ce 
pourcentage  de  plaintes  se  présentait  dans  les  mêmes  proportions  quel  que  soit  le  mode  d’exercice  de 
l’orthoptiste. D’après l’enquête sur la pénibilité des auxiliaires médicaux de la CARPIMKO, la position 
assise prolongée, les postures inconfortables et les torsions / flexions étaient globalement à l’origine des 
difficultés physiques rencontrées. 

 

v

 Trop longtemps : 

82% des 90 orthoptistes déclaraient que leurs gestes de travail étaient plutôt répétitifs voire très répétitifs 
(soit une répétition maximale supérieure à trois fois par minute [76]), ceci quel que soit le mode d’exercice.  

 

v

 Trop fort :  

Par  rapport  à  l’intensité  des  efforts  physiques  au  cours  d’une  journée  type,  la  population  totale 
d’orthoptistes étudiée déclarait une douleur moyenne de 3,5 sur 10 +/- 1,87, soit une plainte majoritairement 
modérée. Parmi ceux-ci, 68% se plaignaient de fatigue musculaire dans les  membres  supérieurs et 66% 
manifestaient une fatigue importante au niveau du dos. Cependant, 86% des 90 orthoptistes affirmaient être 
suffisamment  aptes  à  leur  travail.  Les  orthoptistes  rééducateurs,  les  assistants  de  consultation  et  les 
orthoptistes mixtes indiquaient les mêmes résultats.  
Dans l’enquête de la CARPIMKO, seuls 7% des orthoptistes exprimaient le fait que leur métier était très 
difficile physiquement. La grande majorité des orthoptistes de cette étude ne considéraient pas leur métier 
comme « très physique». 

 

v

 Trop vite : 

48%  des  orthoptistes  reconnaissaient  être  constamment  pressés  du  fait  d’une  forte  charge  de  travail. 
Seulement 29% considéraient avoir un temps de récupération suffisant. 

 

Lien entre les 4 gestes les plus douloureux et la biomécanique : 

Après s’être exprimés sur leurs ressentis et les gênes les plus fréquentes, il était intéressant de demander 
aux ORUD les raisons de cette douleur. Les gestes et examens les plus douloureux (³ 3) avaient été retenus 
pour être analysés en fonction de la biomécanique : l’amplitude du geste, le temps de maintien (supérieur 
à 1 min ou non) et la fréquence de la posture. Les tests ANOVA, Corrélation et Chi

2

 avaient été utilisés 

pour rechercher le lien entre l’intensité de la douleur et les 3 facteurs énoncés ci-dessus. 
 

Geste / examen 

Amplitude 

Maintien plus d’une minute 

Fréquence 

Barre de prisme 

p-value 0,022 (S) (ANOVA)

 

p-value non significative 

p-value et r non significatifs 

Tenir la tête des 

patients 

p-value non significative 

p-value 0,016 (S) (ANOVA) 

p-value et r non significatifs 

ESE / MO 

p-value non significative 

p-value 0,044 (S) (ANOVA) 

p-value et r non significatifs 

Torsion / Flexion du 

dos 

p-value non significative 

p-value non significative 

p-value et r non significatifs 

     Tableau 10 : Tableau récapitulatif du lien entre douleur et facteurs biomécaniques 

 

GALLASSO ; PONTHEAUX 

(CC BY-NC-ND 2.0)

background image

 

62 

Il était donc possible d’affirmer au risque p < 0,05 de se tromper, qu’il existait un lien entre : 

-  La douleur de la barre de prisme et l’amplitude du mouvement. 
-  La douleur due au maintien de la tête des patients et la durée de maintien de la posture.  
-  La douleur lors d’un ESE / MO et la durée de maintien de la posture. 

 

3.2.3.2.  Les facteurs organisationnels 

Le temps de travail moyen des 90 orthoptistes était de l’ordre de 39 +/- 7,15 heures par semaine, soit plus 
que la durée moyenne de travail qui est de 35 heures par semaine. La comparaison de la douleur en fonction 
du nombre d’heures de travail par semaine concluait à un r de - 0,0906 (NS). Le temps de travail moyen 
selon le mode d’exercice se répartissait de la façon suivante :  
 

Mode d’exercice 

Temps de travail 

moyen +/- écart-type 

(en heures) 

Minimum 

du temps de travail 

moyen 

Maximum 

du temps de travail 

moyen 

Rééducateurs 

39h +/- 6,84 

25h 

54h 

Assistants de consultation  

36h +/- 2,94 

31h 

40h 

Mixtes 

36h +/- 8,73 

26h 

70h 

Tableau 11 : Nombre d’heures de travail moyen selon le mode d’exercice 

Dans l’enquête menée par la CARPIMKO, les orthoptistes libéraux travaillaient en moyenne 41 heures par 
semaine. Quelle que soit la catégorie d’exercice, tous les orthoptistes effectuaient plus de 35 heures par 
semaine. Il était cependant observable, aussi bien dans l’étude 2ECTO et dans celle de la CARPIMKO, un 
taux d’heures moyen de travail supérieur chez les orthoptistes libéraux. 
 
Selon le mode d’exercice, l’organisation du travail était différente : 
 

Type de PEC 

 

 
Mode d’exercice 

Nombre d’IDC 

et de strabologie 

par semaine 

Nombre de 

neurovision et 

basse vision par 

semaine 

Nombre de bébé 

vision par 

semaine 

Nombre de 

posturologie par 

semaine 

Rééducateurs 

46%  en  exerçaient 
entre  30  et  50  par 
semaine. 

42%  en  exerçaient 
entre  0  et  10  par 
semaine. 
42%  en  exerçaient 
également  entre  10  et 
30 par semaine. 

86%  en  exerçaient 
entre  0  et  10  par 
semaine. 

72%  en  exerçaient 
entre  0  et  10  par 
semaine. 

Mixtes 

52%  en  exerçaient 
entre  10  et  30  par 
semaine. 

83%  en  exerçaient 
entre  0  et  10  par 
semaine. 

86%  en  exerçaient 
entre  0  et  10  par 
semaine. 

79%  en  exerçaient 
entre  0  et  10  par 
semaine. 

Tableau 12 : Répartition du travail des orthoptistes mixtes et rééducateurs selon le type de PEC 

Les orthoptistes rééducateurs et mixtes effectuaient peu de prises en charge (PEC) :  

-  De basse vision et de neuro-vision par semaine (posture de travail au bureau).  
-  De bébé vision (posture avec le dos voûté et la nuque en arrière). 
-  De posturologie (posture debout et travail dans l’espace). 

À contrario, le nombre d’IDC (Insuffisance de Convergence) et de strabologie par semaine représentait la 
prise en charge la plus importante pour les deux catégories, soit celles où les gestes évoqués dans la partie 
biomécanique  étaient  les  plus  utilisés  avec  notamment  des  flexions  /  torsions  du  dos,  des  flexions  de 
l’épaule ou encore un travail à bout de bras.  

 
 
 
 
 
 
 

GALLASSO ; PONTHEAUX 

(CC BY-NC-ND 2.0)

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63 

Actes de pré-

consultation 

Mode d’exercice

 

Nombre de réfractions par 

semaine 

Nombre d’examens complémentaires 

par semaine 

Assistants de consultation 

55%  en  exerçaient  plus  de  200  par 
semaine. 

36% en exerçaient entre 100 et 200 par 
semaine. Tandis que 27 % en exerçaient entre 
0 et 50 ainsi qu’entre 50 et 100 par semaine. 

Mixtes 

45%  en  exerçaient  entre  50  et  100  par 
semaine. 

66% en exerçaient entre 0 et 50 par semaine. 

   Tableau 13 : Répartition du travail des orthoptistes mixtes et assistants de consultation selon les actes de pré-consultation 

Ce tableau permettait d’objectiver que les assistants de consultation effectuaient majoritairement des 
réfractions lors d’une semaine de pratique alors que les orthoptistes mixtes, de par leur travail varié en 
effectuaient moins. 
 

3.2.3.3.  Les facteurs psychosociaux 

Concernant les facteurs psychosociaux, les questions, au nombre de 21, ont été classées en quatre grandes 
catégories. Pour chacune de ces questions, la réponse s’étayait selon une répartition en 5 points de « 0 : Pas 
du tout » à « 4 : Oui, vraiment ». Les résultats exposés ci-dessous traitaient les réponses de l’ensemble des 
90 orthoptistes et rassemblaient les réponses « 3 : plutôt oui » et « 4 : Oui, vraiment » en un seul groupe.  

 

•  Le surmenage : 

Questions posées

 

Pourcentage (%) d’orthoptistes ayant répondu 

« Plutôt oui » et « Oui, vraiment » 

Fréquemment interrompu(e) et dérangé(e) dans le 

travail par une tierce personne 

Fréquemment interrompu et dérangé dans le travail par le 

téléphone qui sonne 

23 

Constamment pressé par le temps de travail à cause d’une 

forte charge de travail 

48 

Temps de récupération suffisant 

29 

Souvent contraint à faire des heures supplémentaires 

(pour les assistants de consultations et les mixtes) 

28 

Souvent contraint de modifier les plages de 

consultations, prendre un patient à des horaires 

normalement « fermés », couper ou sauter sa pause 

déjeuner… (pour les rééducateurs et les mixtes) 

49 

Tableau 14 : Tableau des réponses sur les questions de la catégorie « Surmenage » 

Les pourcentages selon le mode d’exercice étaient les mêmes que ceux globaux sauf pour les questions :  

Pressé(e) par le temps de travail : 82% pour les assistants de consultation (p-value = 0,0158 (S)). 

Contrait de modifier les plages de consultation : 58% pour les rééducateurs (p-value = 0,0438 (S)). 

Les orthoptistes non douloureux déclaraient à 67% un temps de récupération satisfaisant (p-value = 
0,0041 (S)).  

Environ trois quarts des orthoptistes étudiés dans l’enquête de la CARPIMKO exprimaient le manque de 
temps de récupération. Par ailleurs, 47% d’entre eux signalaient avoir déjà été obligés de refuser des actes 
ou des patients, à cause d’une surcharge de travail. 

 

•  Le stress et la concentration : 

Questions posées 

Pourcentage (%) d’orthoptistes ayant répondu 

« Plutôt oui » et « Oui, vraiment » 

Travail demande de l’attention, de la concentration 

98 

Stressé(e) par un emploi du temps « vide » ou peu rempli 

20 

Stressé(e) au travail 

22 

                       

Tableau 15 : Tableau des réponses sur les questions de la catégorie « Stress et concentration » 

Les pourcentages selon le mode d’exercice étaient les mêmes que ceux globaux pour chacune des questions 
de cette catégorie. Les orthoptistes effectuaient un travail demandant une forte concentration et attention, 

GALLASSO ; PONTHEAUX 

(CC BY-NC-ND 2.0)

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64 

selon  98%  des  répondants.  D’après  l’enquête  de  la  CARPIMKO,  la  majorité  des  orthoptistes  libéraux 
affirmaient effectuer des actes avec une forte concentration. 

 

•  Les risques, les difficultés du métier et leurs reconnaissances : 

Questions posées 

Pourcentage (%) d’orthoptistes ayant répondu 

« Plutôt oui » et « Oui, vraiment » 

Travail considéré monotone 

16 

Travail perçu comme un « travail à la chaîne »  

37 

Travail considéré complexe 

42 

Travail de plus en plus exigeant 

52 

Beaucoup de responsabilités dans le travail 

56 

Salaire jugé satisfaisant 

26 

  Tableau 16 : Tableau des réponses sur les questions de la catégorie « Risques, difficultés du métier et leurs reconnaissances » 

Les pourcentages selon le mode d’exercice étaient les mêmes que ceux globaux sauf pour les questions : 

Travail perçu comme un « travail à la chaine » : 82% pour les assistants de consultation (p-value = 
0,0016 (S)). 

Beaucoup  de  responsabilités  dans  le  travail :  27%  pour  les  assistants  de  consultation  (p-value  = 
0,0439 (S)).  

Travail  de  plus  en  plus  exigeant :  36%  pour  les  assistants  de  consultation  et  38%  pour  les 
orthoptistes  mixtes.  Tandis  qu’il  était  relevé  68%  pour  les  orthoptistes  rééducateurs  (p-value  = 
0,0123 (S)).  

Les orthoptistes non douloureux exprimaient un salaire satisfaisant à 50% (p-value = 0,0688 
(NS)). 

Dans l’enquête de la CARPIMKO, seuls 3% des orthoptistes libéraux énuméraient des risques d’accidents 
du  travail  ou  de  maladies  professionnelles  importantes.  25%  d’entre  eux  affirmaient  être  largement 
satisfaits de leur métier malgré les contraintes. 

  

•  Le relationnel et la distance professionnelle : 

Questions posées

 

Pourcentage (%) d’orthoptistes ayant 

répondu « Plutôt oui » et « Oui, vraiment »

 

Bonne(s) ambiance / relations (supérieurs / collègues) de travail 

70 

Trop impliqué(e) émotionnellement dans le métier  

34 

Respect attendu de la part des patients 

63 

Soutien satisfaisant dans les situations difficiles au travail  

43 

Vie professionnelle empiétant sur la vie personnelle 

27 

Irritable à cause du travail selon les proches 

13 

Tableau 17 : Tableau des réponses sur les questions de la catégorie « Relationnel, distance professionnelle » 

Les pourcentages selon le mode d’exercice étaient les mêmes que ceux globaux sauf pour les questions :  

Bonne ambiance et relation de travail : 36% pour les assistants de consultation (p-value = 0,0151 
(S)).  

Impliqué émotionnellement dans le métier : 50% pour les rééducateurs (p-value = 0,000516 (S)). 

Respect de la part des patients : 36% pour les assistants de consultation (p-value = 0,0035 (S)). 

Soutien satisfaisant dans les situations difficiles au travail : 52% pour les orthoptistes mixtes (p-
value = 0,268 (NS)).  

 

3.2.3.4.  Les facteurs personnels 

Les facteurs tels que l’âge et le sexe avaient déjà été évoqués dans la partie 3.1.2. Pour les critères du poids 
et de la taille, l’IMC (Indice de Masse Corporelle) a été déterminé pour chaque orthoptiste ayant répondu, 
il était retrouvé 3% de maigreur (IMC entre 16,5 et 18,5 kg/m

2

), 69% de corpulence normale (IMC entre 

18,5 et 25 kg/m

2

), 21 % de surpoids (IMC entre 25 et 30 kg/m

2

) et 7% d’obésité modérée (IMC entre 30 à 

35 kg/m

2

). La liaison des plaintes en fonction de l’IMC avait conduit à une p-value de 0,1455 (NS). 

 

GALLASSO ; PONTHEAUX 

(CC BY-NC-ND 2.0)

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65 

Quant à la latéralité, il était dénombré 88% de droitiers, 10% de gauchers et 2% d’ambidextres. L’analyse 
des plaintes en fonction de la latéralité conduisant à une p-value de 0,6932 (NS).  

 

Du point de vue, de la santé physique :  

-  100% des orthoptistes déclaraient ne pas être diabétiques.  
-  17% déclaraient être fumeurs.  
-  8% déclaraient avoir une maladie chronique. 

 

En ce qui concerne le sport et les hobbies :  

57% des orthoptistes pratiquaient une activité sportive. La pratique du sport était supérieure à 50% 
dans  chaque  mode  d’exercice.  Le  type  de  sport  était  variable,  une  large  majorité  pratiquait  de 
l’athlétisme (49%). Le temps de pratique de l’activité sportive variait entre une heure à douze heures 
par  semaine.  La  comparaison  de  l’intensité  des  plaintes  en  fonction  de  la  pratique  du  sport 
aboutissait à une p-value du test de Chi

2

 

de 0,6166.

 

-  46% des orthoptistes possédaient un ou des hobbies. Moins de 50% des orthoptistes rééducateurs et 

mixtes  avaient  un  hobby  tandis  que  plus  de  50%  des  orthoptistes  assistants  de  consultation  en 
déclaraient un. Les hobbies évoqués étaient multiples mais il était tout de même possible de relever 
une  récurrence  de  réponses  telle  que  les  activités  manuelles  (couture,  calligraphie,  création, 
coloriage,  tricot,  peinture)  (29%),  le  bricolage  (24%)  et  des  sorties  diverses  (voyages,  cinéma, 
shopping…) (22%). Le temps de pratique du passe-temps variait entre une heure à dix heures par 
semaine. La comparaison de l’intensité des plaintes en fonction de la pratique ou non d’un hobby 
aboutissait à une p-value du test de Chi

2

 

de 0,3611.  

Le sport et les hobbies ne soulageaient les « douleurs professionnelles » que pour 34% des 90 répondants 
alors que ces derniers permettaient de décompresser du travail à 74%. 

3.3.  Pathologies répertoriées et prises en charge 

3.3.1. 

Localisation et fréquence de la gêne  

  

 
 
 
 
Ces  différents  problèmes  étaient  majoritairement 
déclarés le long de la colonne vertébrale (rachis) et 
de  la  ceinture  scapulaire  quel  que  soit  le  mode 
d’exercice.  Néanmoins,  on  note  une  absence  de 
douleur  du  bas  du  dos  chez  les  assistants  de 
consultation.

  Tableau 18 : Schéma représentatif de la fréquence des douleurs 

(des 90 orthoptistes) en fonction des différentes articulations 

 

3.3.2. 

Pathologies recensées 

Les  ¾  des  orthoptistes  ORUD  (74%)  s’étaient  vu  diagnostiquer  une  pathologie.  Ci-dessous,  un  tableau 
récapitulatif de la fréquence des principaux TMS répertoriés dans notre population :  

GALLASSO ; PONTHEAUX 

(CC BY-NC-ND 2.0)

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66 

 

Tableau 19 : Récapitulatif des principales pathologies diagnostiquées chez les ORUD 

Il y avait donc une similarité entre la localisation de la douleur et les différentes pathologies répertoriées. 
 

3.3.3. 

Prise en charge thérapeutique 

Les  77%  ORUD  qui  avaient  consulté,  avaient  principalement  visité  l’ostéopathe  (83%)  et  le  médecin 
généraliste (65%). Le rhumatologue avait seulement été consulté dans 10% des cas et moins de 10% ont eu 
recours aux podologue, chirurgien, acupuncteur, chiropracteur ou autres. 
Le principal traitement prescrit était de la rééducation (kinésithérapie, microkiné, Mézières) pour les 63% 
des  ORUD  ayant  consulté.  Un  traitement  médicamenteux  avait  été  administré  dans  32%  des  cas  et  de 
l’application de chaud dans 20% des cas. À noter que 5 % des cas avaient eu recours à la chirurgie et 11% 
aux semelles orthopédiques. 
L’observance  des  traitements  avait  été  bonne  pour  80%  des  personnes  traitées,  l’aspect  contraignant  du 
traitement avait rebuté la majorité des personnes ne l’ayant pas suivi. Seuls 11% des orthoptistes ayant subi 
un traitement n’avait eu aucune amélioration. 66% d’entre eux avaient eu une amélioration partielle et 23% 
une amélioration totale. 

3.4.  Conséquences et répercussion des douleurs 

Sur les activités professionnelles : 
Les  pathologies  induites  n’avaient  engendré  un  arrêt  de  travail  que  pour  9%  des  ORUD.  Le  temps 
moyen était de 46,7 +/- 61 jours (minimum 3 jours - maximum 180 jours). 
Il  était  important  de  souligner  que  15,4%  des  ORUD  ont  été  contraints  de  réduire  ou  de  quitter  leur 
travail
. Les plaintes ralentissaient le rythme de travail de 15% des ORUD. Seul 1,3% des ORUD avait vu 
leur pathologie reconnue comme maladie professionnelle.  

 

Sur les activités quotidiennes : 

Activité de la vie quotidienne 

Pourcentage (%) d’ORUD étant plutôt ou 

vraiment impactés 

Changement de position pour soulager les douleurs 

37 

Perturbation du sommeil 

23 

Se brosser les cheveux, sortir du lit… 

17 

Conduire / déplacements en voiture 

13 

Persistance des douleurs en dehors du travail 

13 

Rester debout de façon prolongée

 

Rester assis 

Nécessité d’un traitement antalgique quotidien 

Tableau 20 : Tableau récapitulatif des réponses sur l'impact des TMS sur la vie quotidienne 

Fréquence du diagnostic 

des pathologies des 

ORUD

88% rachialgies

82% cervicalgies

50% dorsalgies

50% lombalgies

67% radiculalgies 

dont 9% sciatiques

45% tendinites

80% épaule

20% poignet

24% myalgies

15% canal carpien

GALLASSO ; PONTHEAUX 

(CC BY-NC-ND 2.0)

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67 

Les activités de la vie quotidienne étaient perturbées pour au moins un tiers des orthoptistes.  
 
Sur les loisirs : 
Les loisirs, sorties sociales étaient peu perturbées (4%) pour les ORUD. Le sport avait été recommandé par 
le médecin pour 20,5% des ORUD tandis que 14,1% des ORUD avaient dû arrêter la pratique de leur sport 
/ hobby. 
 
Sur l’anxiété, la dépression : 
On recensait peu de répercussions sur l’anxiété et la dépression chez les ORUD. Ils étaient seulement entre 
5 à 10% à :  

-  Ne plus parvenir à faire face à ce qui était exigé. 
-  Ressentir du dégoût pour le métier. 
-  Se sentir déprimé depuis les douleurs. 

 

Sur la sociabilité :  
La  sociabilité  était  peu  impactée  chez  les  ORUD.  Les  détériorations  des  relations  avec  autrui  ou 
l’agacement des proches étaient ressentis chez moins de 5% de la population concernée. Environ 1 ORUD 
sur 10 sentait qu’il devenait irritable et avait besoin d’aide pour les travaux domestiques, la préparation des 
repas etc. 

3.5.  Prévention et ergonomie en place 

3.5.1. 

Matériel utilisé et aménagement du cabinet 

Parmi  la  population  de  90  orthoptistes,  44%  déclaraient  avoir  un  poste  ergonomique  et  fonctionnel.  Ce 
pourcentage variait selon le mode d’exercice :  

-  36% pour les assistants de consultation. 
-  38% pour les mixtes. 
-  50% pour les rééducateurs.  

 

L’ergonomie  du  poste  reposait  sur  deux  points  essentiels  (tout  mode  d’exercice  confondu) pour les  90 
orthoptistes :  

1.  L’adaptation et l’aménagement du poste de travail à 41% tel que :  

-  Un  fauteuil  de  pratique  ergonomique  et  fonctionnel  pour  le  praticien  (fauteuil  réglable,  avec 

accoudoir, rotatif, roulant, chaise avec assise dynamique ou en forme de selle de cheval…). 27% 
des orthoptistes douloureux (ORUD) en étaient équipés, et la moitié des utilisateurs de ces chaises 
ressentaient un soulagement dans leurs gênes.

 

-  Un cabinet (poste de travail) réfléchi et aménagé de façon ergonomique. Il était notamment cité une 

installation du cabinet en U, une adaptation du poste informatique (présence de deux écrans, souris 
et clavier sans fils, ordinateur sur table roulante…), des tests de plusieurs configurations possibles 
ou  encore  la  fabrication  d’un  bureau  sur  mesure  (hauteur  réglable,  accoudoir  et  tapis  de  souris 
ergonomique). 

2.  La présence du matériel à portée de main à 7%. 

Parmi les orthoptistes non douloureux, deux tiers déclaraient avoir un poste ergonomique en respectant les 
points évoqués ci-dessus. 
 
La non ergonomie du poste pointait trois aspects majeurs selon les 90 orthoptistes :  

1.  Un mauvais, voire aucun aménagement du poste de travail à 29% tel que :  

-  Absence d’appui / de support pour les coudes et les avant-bras.  
-  Impossibilité  d’amélioration  de  l’ergonomie  du  cabinet  (postes  de  travail  anciens,  postes 

difficilement organisables en milieu hospitalier ou en salariat, difficultés d’adapter le cabinet aux 
différentes prises en charge (PEC), changement constant de poste). 

-  Organisation / installation de la table d’examen inadéquate (distance inadéquate, le patient n’est pas 

en face de l’orthoptiste, matériel éloigné, impossibilité de passer d’un côté à l’autre du patient). 

GALLASSO ; PONTHEAUX 

(CC BY-NC-ND 2.0)

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68 

-  Poste informatique mal aménagé (ordinateur à la perpendiculaire du patient, distance tête-écran non 

respectée…).  

2.  Du matériel inadéquat à 17% tel que :  

-  Des chaises et tables peu ou non adaptées aux patients (non réglables, chaise pas assez droite, qui 

n’empêche pas le patient de glisser en rétropulsion, inconfortable, non adaptable aux enfants…). 

-  Un fauteuil de pratique non ergonomique et non fonctionnel pour le praticien (non réglable, peu 

confortable (dossier trop petit), non roulant etc.). 

-  Non choix du mobilier car travail en salariat.  

3.  Une contrainte de disposition de salle à 10% telle que :  

-  Un manque de place / d’espace.  
-  Un cabinet exigu et non adapté à la pratique (distance de VL non respectée).  

 

Non utilisation de matériel ergonomique :  
Les principales raisons de la non utilisation d’équipement ergonomique par les ORUD étaient :  

-  Le tarif (rebutant pour 29%). 
-  Le doute sur les bienfaits d’un matériel ergonomique (20%).  
-  L’aspect peu pratique (18%). 
-  Le manque de solutions adaptées (18%). 
-  La non possibilité d’en acquérir (non propriétaire du cabinet, employé / remplaçant) (12%). 

 
Seulement 4% des ORUD utilisaient l’Optiprism et en étaient satisfaits. La non utilisation de cet outil était 
due principalement à sa méconnaissance, mais aussi parce qu’il était jugé « peu pratique », « pas précis », 
« onéreux » ou bien parce que certaines personnes n’en n’avaient tout simplement « pas l’utilité ». 
 
En dehors de l’ergonomie du poste de travail, les résultats démontraient que 26% des ORUD avaient mis 
en place d’autres solutions pour soulager à long terme leur pratique (entretien du corps, rotation des tâches, 
organisation etc.).  
 

3.5.2. 

Organisation du travail  

Postures :  
Seulement 6% des orthoptistes évoquaient utiliser des positions variées et correctes telles que :  

-  Un changement de bras et de côté (se mettre à droite mais aussi à gauche ou en face du patient) dès 

que possible pour repartir la charge musculaire. 

-  Une adaptation de la position de travail selon la patientèle (debout ou accroupie avec les bébés etc.). 
-  Une tenue correcte du dos.  
-  Une tenue de la barre de prisme par la partie inférieure. 

 
9% des orthoptistes reconnaissaient user de mauvaises positions de travail telles que :  

-  Postures  relâchées  par  le  professionnel  pour  permettre  une  bonne  position  du  patient  (mauvaise 

position du dos etc.). 

-  Position de travail non ergonomique lors de l’assistanat (rotation de la tête pour être face au patient 

etc.). 

 

Parmi les orthoptistes douloureux (ORUD), 60% ne connaissaient pas les bonnes postures de travail. En ce 
qui  concerne  ceux  qui  les  connaissaient,  ils  les  utilisaient  les  ¾  du  temps  (71%)  et  quasiment  la  moitié 
d’entre eux (41%) en ressentaient vraiment les bienfaits. 
 
Rotation des tâches : 
95% des orthoptistes libéraux et mixtes utilisaient les barres de prismes dans leurs bilans / rééducations et 
cela  pendant  [10 à  15[  minimum  pour  59%  d’entre  eux.  Seulement  19%  d’orthoptistes  utilisaient  la 
rééducation sur ordinateur et 49% usaient du synoptophore.  
 

GALLASSO ; PONTHEAUX 

(CC BY-NC-ND 2.0)

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69 

Il  convenait  de  souligner  que  31%  des  ORUD  déclaraient  varier  leurs  rééducations  et  les  effectuer  sur 
d’autres  supports  que  la  barre  de  prismes  (ordinateurs,  stéréogrammes,  plaquette  de  Mawas,  corde  de 
Brock, prisme séparé tenu par le patient etc.).  
 
Organisation et planification : 
Les  données  telles  que  le  temps  de  récupération  insuffisant,  le  stress  de  l’emploi  du  temps  vide,  la 
modification des plages de consultation, le dérangement par le téléphone avaient été traitées dans la partie 
3.2.3.3. « Les facteurs psychosociaux ». 

 

3.5.3. 

Prévention actuelle 

Méthode de relaxation : 
22%  des  ORUD  pratiquaient  des  méthodes  de  relaxation  et  la  quasi-moitié  des  pratiquants  (44%) 
ressentaient une amélioration des douleurs. 
 
Prévention : 
La quasi-totalité (97%) des ORUD étaient demandeurs d’une fiche de prévention des différentes méthodes 
(posture, relaxation, rotation des tâches…), et la totalité des ORUD souhaitaient une fiche regroupant les 
différents matériels ergonomiques existants et utilisables dans leur pratique quotidienne. De même, 97% 
des ORUD avaient souhaité des formations de prévention posturale dans la formation initiale et 81% en 
formation continue. 

 

 

GALLASSO ; PONTHEAUX 

(CC BY-NC-ND 2.0)

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70 

4.  Discussion 

4.1.  Analyse des résultats 

4.1.1. 

Objectivation et impact des TMS 

Objectivation :  
La population des 90 orthoptistes étudiées au cours du projet 2ECTO était d’origine diverse.

 

Cependant, 

aucune des données ne permet de montrer un sujet type développant des TMS, le nombre d’orthoptistes se 
déclarant non douloureux étant minime (12 sur 90 sujets). Ainsi, 87% des orthoptistes exprimaient des 
plaintes supérieures à 2 sur l’échelle CR-10. 
Toutes les catégories d’exercices semblent être atteintes par ce mal et ce quel que soit leur nombre d’années 
de  pratique,  leur  âge,  leur  sexe  (les  femmes  étant  plus  que  majoritaires),  leur  région  d’exercice  etc. 
Concernant cette dernière, la région qui recensait les orthoptistes les plus douloureux était l’Ile de France 
avec une plainte de 4,4 sur 10 sur l’échelle CR-10. Or cette région a été déclarée en neuvième position (sur 
10 régions) par l’étude  MOVEHUB « où il fait bon vivre », soit un très mauvais classement. Le lieu de 
résidence pourrait ainsi potentiellement jouer un rôle sur le ressenti des plaintes par l’orthoptiste. Il serait 
intéressant  de  mener  une  nouvelle  étude  à  plus  grande  échelle  sur  un  échantillon  choisi  et  stratifié 
(population répartie en sous-groupes homogènes). 
Bien que les résultats ne soient pas significatifs, l’activité la plus pénible semblerait être la pratique de 
l’orthoptie pure (bilans et rééducations) pour la majorité des orthoptistes. Cette tendance concorde avec les 
résultats  obtenus  puisque  l’examen  de  la  barre  de  prismes  (douleur :  6,1)  arrive  en  tête  des  actes 
orthoptiques les plus douloureux, suivi par la posture de flexion et rotation du dos (douleur : 5,3) puis le 
maintien de la tête des patients (douleur : 3,2) quasi ex-aequo avec l’ESE / MO (douleur : 3,1). 

 

 
Impact : 
Les  pathologies  les  plus  fréquentes  recensées  étaient  les  rachialgies  au  niveau  des  cervicales,  les 
radiculalgies et les atteintes de la ceinture scapulaire (tendinites de l’épaule). Pour cela, les orthoptistes ont 
eu principalement recours à un traitement par kinésithérapie.  
Ces pathologies avaient tout de même provoqué une diminution voire même un arrêt d’activité pour 15% 
des orthoptistes sujets aux TMS. Ce qui est relativement important par rapport au peu de reconnaissance en 
maladie professionnelle (1%) et aux arrêts de travails (9%). La majorité des orthoptistes subissant ces gènes 
ne feraient donc pas les démarches nécessaires ou bien du fait du statut libéral de certains, l’accès à ces 
prises en charge serait-il moindre ? 

 

La vie quotidienne et la pratique des loisirs seraient moyennement perturbées et concerneraient moins d’un 
tiers des orthoptistes déclarés douloureux. La santé mentale (notamment la dépression) des orthoptistes 
touchés par les TMS et leur sociabilité étaient faiblement impactées (moins de 10%).  

 

4.1.2. 

Origine de ces troubles 

Il a été objectivé essentiellement quatre facteurs de risques responsables des TMS, les orthoptistes ne font 
pas exception à cette règle. En effet, les données semblaient bien démontrer la multiplicité des origines de 
ces troubles :  
Les facteurs biomécaniques mettaient principalement en évidence les membres douloureux suivants :  

-  La nuque : majoritairement due à des amplitudes inacceptables lors des mouvements de rotation.  
-  Le complexe épaule / bras : l’utilisation de postures d’antépulsion, flexion supérieure à 60 degrés 

(insupportable)  et  maintenues  longtemps,  d’un  travail  à  bout  de  bras  fréquent  et  de  mouvement 
d’abduction ayant recours aux amplitudes citées comme non recommandables et inacceptables. 

-  Le haut du dos : postures de torsion, de travail à bout de bras et d’une position assise prolongée. 
-  Le bas du dos était également une zone de douleur mais seulement pour les orthoptistes rééducateurs 

et mixtes. Or, ceux-ci exprimaient user fréquemment dans leur pratique quotidienne de positions 
d’inclinaisons sur le côté avec des amplitudes aussi bien confortables que celles à éviter absolument. 

GALLASSO ; PONTHEAUX 

(CC BY-NC-ND 2.0)

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71 

Ces gestes dénoncés comme modérément douloureux (3,5 sur l’échelle CR-10), ainsi que très répétitifs 
dans  la  pratique  quotidienne,  par  la  majorité  des  orthoptistes  entrainaient  des  fatigues  musculaires  des 
membres supérieurs et du dos dans plus de 60% des cas. 
 
L’étude  de  la  biomécanique  des  quatre  actes  douloureux  décrits  précédemment  a  permis  de  montrer 
significativement que :  

-  La  trop  grande  amplitude  d’antépulsion  de  l’épaule  et  l’intensité  des  douleurs  pour  la  barre  de 

prismes sont liées. 

-  La longue tenue de la posture de l’ESE / MO et du maintien de la tête des patients sont liés avec les 

douleurs ressenties.  

Il n’a pas pu être démontré de lien en rapport avec la fréquence du geste, certainement car toutes fréquences 
confondues, la répétition des gestes n’excédait pas la barrière des trois fois par minute [76]. De plus, la 
notion  de  fréquence  du  geste  a  été  interprétée  différemment  en  fonction  des  orthoptistes.  En  effet,  les 
résultats montraient une grande variabilité, laissant penser que certains comptaient le nombre de patients 
sur qui ils effectuaient le geste et d’autres, le nombre de fois où le geste était effectué. Qui plus est, il est 
relativement compliqué de connaître le nombre d’occurrence du mouvement de flexion et torsion du dos. 
Même s’il n’a pas été possible de démontrer que l’amplitude et le maintien de la posture pouvaient être 
responsables de TMS pour chaque examen douloureux, cela ne signifie pas que le lien n’existe pas.

 

 

D’autre part, le temps de récupération était majoritairement insuffisant pour les professionnels. Cependant, 
malgré ces difficultés et ces douleurs, les orthoptistes de l’étude 2ECTO mais aussi de la CARPIMKO se 
sentaient globalement assez en capacité pour exercer leur métier et ne considéraient donc pas leur travail 
comme laborieux et demandant une grande force physique. Ils sembleraient donc que les plaintes soient 
des douleurs inconfortables qui, à force de répétition, d’utilisation de mauvaises postures et d’amplitudes 
ainsi que d’un temps de récupération négligé, se transformeraient lentement en TMS. Il était ainsi analysé 
que  les  postures  déclarées  douloureuses  pour les orthoptistes  libéraux  de  la  CARPIMKO  l’étaient aussi 
pour les orthoptistes de l’étude 2ECTO et ce, quelle que soit leur catégorie d’exercice. 
 
Les facteurs organisationnels montraient que le temps de travail moyen des orthoptistes quel que soit le 
mode d’exercice, était supérieur à 35 heures de travail par semaine. Leur temps de travail hebdomadaire 
était  donc  supérieur  au  seuil maximum  d’heures de  travail  par  semaine  imposé  par  la  loi  pour tous  les 
salariés. Les rééducateurs étaient la population qui restaient le plus de temps au travail ainsi que celle qui 
était soumise à une forte contrainte de modification de leurs plages de consultation (valeur significative). 
Par ailleurs, environ la moitié des orthoptistes étudiés dans l’enquête de la CARPIMKO avaient déjà révélé 
devoir refuser des actes, et ce, à cause d’un planning trop chargé. 
Quant aux examens orthoptiques, la prise en charge de strabologie et d’IDC était la plus fréquente (par 
rapport à la neurovision et à la basse vision). Cela explique le fait que la pratique des barres de prismes 
était la plus utilisée (avec notamment la pratique des vergences aux primes déclarées comme l’activité la 
plus pénible).  
Par rapport aux assistants ophtalmologues, 82% de ces orthoptistes se sentaient significativement pressés 
par le temps de travail, corroborant le fait qu’ils effectuaient un nombre très important de réfractions par 
semaine (200). 

 

Les facteurs psychosociaux, séparés en 5 grandes catégories, démontraient que :  

-  Le surmenage n’était pas flagrant chez les orthoptistes ; il convenait cependant de relever que plus 

de  70%  des  orthoptistes  de  l’étude  2ECTO  déclaraient  ne  pas  avoir  un  temps  de  récupération 
suffisant, tout comme les trois quarts des orthoptistes libéraux de l’enquête de la CARPIMKO. Les 
assistants  de  consultation  exprimaient,  quant  à  eux,  un  fort  taux  d’exercice  d’heures 
supplémentaires. 

-  La concentration était un fondement de la pratique orthoptique. Le stress était moindre voire absent. 
-  Dans la majorité des cas, les orthoptistes avaient exprimé peu de risques et de difficultés liés à la 

pratique  de  leur  métier  malgré  une  forte  présence  de  responsabilités  (notamment  chez  les 
rééducateurs).  Ces  responsabilités  s’expliquaient  par  l’apparition  de  plus  en  plus  d’exigences 
(significativement moindre pour les assistants de consultation et les orthoptistes mixtes). 

GALLASSO ; PONTHEAUX 

(CC BY-NC-ND 2.0)

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72 

-   La rémunération était jugée, dans l’étude 2ECTO ainsi que dans celle de la CARPIMKO, par plus 

de 70% des praticiens insuffisantes. À contrario, les orthoptistes non douloureux avaient notamment 
mis en évidence un salaire, en majorité, satisfaisant. Bien qu’aucun lien significatif n’ait pu être 
démontré entre ce dernier et l’intensité de la plainte.  

-  Le relationnel dans la pratique du métier d’orthoptiste semblait être de bonne qualité (ambiance de 

travail  plaisante,  respect  de  la  part  des  patients…)  bien  que  plus  de  la  moitié  des  orthoptistes 
exprimaient  un  manque  de  soutien  au  travail  dans  les  situations  difficiles.  Le  relationnel  était 
significativement  plus  décrié  négativement  par  les  assistants  de  consultation.  Le  travail  se 
répercutait  de  façon  très  faible  sur  la  vie  personnelle  pour  tous  les  orthoptistes  confondus.  La 
distance  professionnelle  sans  implication  émotionnelle  était  cependant  significativement  plus 
difficile à appliquer pour les orthoptistes rééducateurs. 

 

Les  facteurs  personnels  étaient  plus  difficiles  à  analyser,  ceux-ci  étaient  propres  aux  personnes  et 
variables. Le sexe, l’âge, l’IMC n’ont rien démontré de concluant. De même, la pratique d’un sport / hobby 
ne démontrait pas être plus significative pour diminuer l’intensité des plaintes, même si subjectivement les 
loisirs  semblaient  permettre  aux  orthoptistes  de  se  relaxer.  Les  assistants  de  consultation  ressortaient 
comme  la  catégorie  qui  pratiquait  le  plus  de  loisirs,  leurs  horaires  étant  plus  stables  que  ceux  des 
rééducateurs et des mixtes

 

soumis à une grande variabilité et donc à un manque de temps pour planifier des 

loisirs.  
Il est ainsi démontré que le développement de TMS chez les orthoptistes est soumis à l’ensemble des quatre 
facteurs de risques et est donc bien multifactoriel.  
 

4.1.3. 

Solutions mises en place 

Deux tiers des orthoptistes non douloureux évoquaient majoritairement les bienfaits d’un poste de travail 
correctement aménagé, la proximité du matériel à utiliser et une utilisation de positions variées et correctes 
dans leurs réponses. De ce fait, la plus ample utilisation des gestes préventifs s’avérerait donc être un des 
points majeurs du non ressenti de plaintes physiques et du développement des TMS. Ceci permettrait de 
comprendre pourquoi plus de 80% des orthoptistes non douloureux n’évoquaient pas de fatigue musculaire 
au niveau des membres supérieurs et du dos et exprimaient des moyennes d’intensité de plaintes inférieures 
à 1 pour tous les segments corporels. D’autre part, plus de la moitié des orthoptistes non douloureux notaient 
un  temps  de  récupération  statistiquement  significatif.  Aucune  autre  réponse  des  non  douloureux  ne 
permettait de comprendre leur absence de douleurs, mettant encore, ainsi, en évidence la multiplicité des 
facteurs à l’origine de TMS. 
 
Concernant la population des personnes déjà sujette aux douleurs, le manque crucial de connaissance en 
matière de prévention était mis en évidence. Seulement 40% de ces orthoptistes connaissaient les bonnes 
postures, un peu moins d’un tiers variaient leurs positions et leurs techniques de rééducation. Le temps de 
relaxation  est  également  salutaire  mais  les  orthoptistes  rééducateurs  avaient  plus  de  difficultés  à  se 
l’octroyer, à la différence des assistants de consultation ou des mixtes.

 

Ils avaient par-contre, un plus grand 

choix d’équipement ergonomique. En effet, leur statut libéral leur permettant cette liberté, contrairement 
aux assistants et aux mixtes. Cependant, certains orthoptistes à qui s’offrait cette possibilité, n’avaient pas 
encore envisagé ces postes ergonomiques pour des raisons financières, ou bien émettaient des doutes quant 
à leurs efficacités, ou à cause d’une absence de solution adaptée ou la non connaissance de ces solutions. 
Tous  les  orthoptistes  interrogés  étaient  sensibles  à  la  problématique  des  TMS  et  étaient  demandeurs  de 
formations aux bonnes postures et à l’ergonomie.  

4.2.  Les biais 

Plusieurs biais possibles sont à répertorier et à énoncer :  

•  Biais de la méthode : Le modèle empirique de l’échantillon volontaire n’est pas le plus fiable en 

manière  de  représentation  de  la  population  à  évaluer.  Les  personnes  répondant  au  sondage  sont 
celles qui l’ont souhaité et non celles qui ont été choisies en fonction de certains critères. Le modèle 
probabiliste permettant un sondage stratifié empirique aurait remédié à ce biais. Il consiste, à partir 

GALLASSO ; PONTHEAUX 

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73 

d’une base de données, à sélectionner un échantillon représentatif de la population étudiée et en en 
gardant les proportions (ratio homme / femmes, salariés / mixtes / libéraux etc.). 
À  ce  jour,  aucune  base  de  données  des  orthoptistes  français  n’est  connue.  Certains  répertoires 
existent mais présentent également des biais :  

-  Le  SNAO  (Syndicat  National  Autonome  des  Orthoptistes)  propose  un  annuaire  de  ses 

adhérents.  

- Les Pages Jaunes ne répertorient pas les salariés, mais uniquement les libéraux. 

La DREES répertorie les orthoptistes en France et ne distingue pas les mixtes des salariés [69]. 
De plus, il n’est pas possible d’accéder à leur base de données. 

  De ce fait, sans base de sondage et sans stratification possible, la méthode empirique de l’échantillon 

volontaire a été retenue. Elle a été utile pour pointer et objectiver notre sujet d’étude et ouvrira la 
possibilité d’études complémentaires, a posteriori

•  Biais  d’auto-évaluation  de  la  douleur :  Il  a  été  décidé  d’exclure  les  orthoptistes  présentant  des 

douleurs  d’origine  extérieure  au  travail  afin  de  ne  pas  fausser  les  statistiques  des  zones  les  plus 
touchées au sein de la population des orthoptistes français. Cependant, il n’est pas possible de savoir 
si ces personnes ont bien analysé ou jugé l’origine exacte de leurs troubles.  

•  Biais d’intérêt à l’étude : En effet, il convient de se demander si les personnes non douloureuses 

étaient aussi intéressées que les personnes douloureuses par cette étude et auraient pris le temps d’y 
répondre. 

•  Biais de temporalité : La notion de vécu dans le temps était différente en fonction des personnes.  
•  Biais de contexte : Les orthoptistes répondant à cette étude avaient des localisations géographiques 

différentes et donc potentiellement un vécu différent en fonction de leur région d’exercice. 

 

GALLASSO ; PONTHEAUX 

(CC BY-NC-ND 2.0)

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74 

4.3.  Quatre infographies pour tout retenir 

 

 

Tableau 21 : Récapitulatif de l'objectivation des TMS chez les orthoptistes 

 
 
 
 

 

Tableau 22 : Les quatre facteurs de risques des TMS chez les orthoptistes 

87% des 

orthoptistes 

ressentent 

des douleurs 

au travail.

Quel que soit le mode

d'exercice

(assistant,

rééducateur ou mixte)

Zones impactées : 

colonne vertébrale et 

ceinture scapulaire

Peut

conduire

à

une

diminution de l'activité

professionnelle voire à un

arrêt (réorientation)

Gestes responsables :
• Barre de prismes
• Flexion / torsion du dos
• Maintenir la tête des patients
• ESE / MO

• Lieu de résidence 

(stress)

• Prévention inexistante
• Bonne santé générale
• Bon entretien du corps 

et de l'esprit (sport / 

hobbie)

• Forte concentration
• Augmentation des 

responsabilités

• Salaire +/- satisfaisant
• Temps de récupération

insuffisant

• Contrainte de 

modification d'emploi 

du temps

• Planning très chargé
• Heures supplémentaires

• Amplitude de 

mouvement 

inacceptable

• Maintien du geste 

douloureux > 1 min

• Mauvaise posture
• Non ergonomie du poste

BIOMÉCANIQUE

ORGANISATION

PERSONNEL

PSYCHOSOCIAL

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75 

 

Tableau 23 : La bonne ergonomie du poste d'orthoptiste 

 

 

 

 

 

Tableau 24 : La mauvaise ergonomie du poste d'orthoptiste 

 

Adaptation et 

aménagement 

du matériel et 

du poste de 

travail  

(41 %)

•Fauteuil de pratique 

ergonomique et fonctionnel 

pour le praticien

•Cabinet réfléchi et aménagé 

de façon ergonomique

Matériels à 

portée de 

main (7%)

Postures 

variées et 

correctes 

(6%)

•Changement de bras et de

côté pour repartir la charge

musculaire

•Adaptation de la position de

travail selon la patientèle

•Tenue correcte du dos

Rotation de 

tâches et 

support de 

rééducation 

variés 

(41% ORUD)

Mauvais 

voire aucun 

aménageme

nt du poste 

de travail 

(29%)

•Absense d'appui / de 

support pour les coudes et 

les avant-bras

•Impossibilité de rendre le 

cabinet ergonomique

•Organisation / installation 

de la table d'examen 

inadéquate

•Poste informatique mal 

aménagé 

Matériels 

inadéquats 

(17%)

•Chaises et tables peu ou 

non adaptées aux patients 

•Fauteuil de pratique non 

ergonomique et non 

fonctionnel pour le 

praticien

• Absence de choix du 

mobilier car travail en 

salariat

Contrainte 

de 

dispositon 

de salle 

(10%)

•Manque de place / 

d’espace

•Cabinet exigu et non 

adapté à la pratique

Mauvaises 

positions 

de travail 

(9%)

•Postures relâchées par le 

professionnel 

•Position de travail non 

ergonomique  

GALLASSO ; PONTHEAUX 

(CC BY-NC-ND 2.0)

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76 

5.   Conclusion 

Au regard de l’étude 2ECTO, les Troubles Musculo Squelettiques (TMS) semblent être un phénomène mal 
connu  et  encore  moins  reconnu  dans  la  profession  d’orthoptiste.  Nonobstant  les  plaintes  physiques  des 
orthoptistes (douleurs et raideurs), ces derniers sont actifs sur le plan curatif mais peu présents au niveau 
préventif, certainement par manque de diffusion de connaissance et de formation (initiale et continue).  
 

Bien que la majorité des orthoptistes semblent en bonne santé physique et mentale, il ne faut pas perdre de 
vue que quatre piliers sont responsables des TMS. Une condition physique de bonne qualité et entretenue 
régulièrement est le premier des piliers permettant une meilleure résistance aux difficultés professionnelles. 
Une organisation judicieuse des journées et semaines de travail basée sur une rotation des tâches régulières 
ainsi qu’un temps de récupération suffisant constitue le deuxième pilier à mettre en place. Ainsi découlera 
une bonne qualité de vie au travail et un bien-être psychosocial, ce qui constitue le troisième pilier. 

Enfin,  le  plus influent  et  le  dernier  pilier  est  la  biomécanique.  La  prévention  et  l’utilisation  des  bonnes 
postures de travail parait être une condition sine qua none pour prévenir et éviter les TMS. Si ceux-ci ont 
déjà  impacté  les  orthoptistes,  il  est  indispensable  de  diminuer  au  maximum  leur  incidence  grâce  à 
l’ergonomie. Il est souvent difficile de révolutionner et d’adapter sa manière de travailler et ce, d’autant 
plus que les mauvaises habitudes sont très persistantes. 

« La douleur galope à cheval, le remède se traîne à 

pied  »  (proverbe  arménien).  Seule  l’intensité  algique  pousserait  la  motivation  des  professionnels  à 
envisager des solutions. Au cours de l’étude, les orthoptistes ont clairement exprimé leur intérêt envers des 
formations d’ergonomie et de posture au travail. Il conviendrait d’attaquer le mal à sa source dès la première 
année de formation au métier d’orthoptiste, et ce, avant la mise en place des automatismes de posture, de 
gestes etc. Il parait ainsi concevable que les facteurs biomécaniques puissent être mieux maîtrisés. 
 
 
Une  étude 

ciblée  sur  le  pilier  biomécanique  pointant  les  travers  et  objectivant  des  solutions  adaptées 

(ergonomie, études de conception (avec un ingénieur) et de marché avant le lancement de produit) serait 
vraisemblablement une des prochaines étapes à effectuer. Par ailleurs, la préparation et le lancement d’une 
campagne de prévention constitueraient un des facteurs majeurs de prévention contre les TMS.

 

 
 
 
 
 
Le Maître de Mémoire 
 
Monsieur Bernard DEVIN 

 

Vu et permis d’imprimer  
 
     Lyon, 22 mai 2018 
Professeur Philippe DENIS 

 

 

GALLASSO ; PONTHEAUX 

(CC BY-NC-ND 2.0)

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77 

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(CC BY-NC-ND 2.0)

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-19. 

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[58] Guimont S. Programme en partenariat pour la prévention des troubles musculosquelettiques dans une 
pharmacie communautaire: étude exploratoire [Mémoire pour l’obtention du diplôme d’ergothérapeuthe]. 

GALLASSO ; PONTHEAUX 

(CC BY-NC-ND 2.0)

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Université de Montréal; 2014.  
[59] Luftmann A, coll. La prévention des troubles musculosquelettiques sur le lieu de travail. OMS -  - 
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[61] INPES. Mal de dos - Prendre soin de son dos [En ligne]. INPES, L’assurance maladie, Ministère de 
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[62] AIST 39. Exercices de prévention des troubles musculo squelettiques [En ligne]. 2015 [cité le 11 déc 
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[63] Azergo [En ligne]. Azergo. Prévenir les TMS en 7 exercices quotidiens; [cité le 11 déc 2017]. 
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[65] ERGO PROJECT [En ligne]. Boutique de l’ergonomie spécialiste du matériel ergonomique au travail 
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[72] Niedhammer I, Siegrist J, Landre M-F, Goldberg M, Leclerc A. Étude des qualités psychométriques 
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[73] Uduma O. Objectivation clinique des troubles musculo squelettiques dans une blanchisserie 
hospitalière [Thèse d’exercice]. Lyon, France : Université Claude Bernard; 2014.  
[74] Traduction française du Dallas Pain Questionnaire de Lawlis, McCoy et Selby  étudiée et validée par 
le G (Groupe d’Etude des L. Auto-questionnaire de Dallas (douleur du rachis) [En ligne]. [cité le 14 nov 
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[75] Traduction du questionnaire Rolland Morris. Echelle d’incapacité fonctionnelle pour l’évaluation des 
lombalgies (EIFEL) [En ligne]. [cité le 14 nov 2017]. Disponible: https://www.atousante.com/wp-
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lombalgies-EIFEL.pdf 
[76] Malchaire J, Unité Hygiène et Physiologie du Travail, Université catholique de Louvain. Pathologies 
musculosquelettiques des membres supérieurs. Méthodes TMSMS [En ligne]. 2000 [cité le 14 nov 2017]. 
Disponible: 
http://www.deparisnet.be/TMS/Notes%20de%20cours/03_cours_malchaire_methodes_tmsms_pp.pdf 
[77] Malchaire J, Faculté de médecine, unité hygiène et physiologie du travail, Université catholique de 
Louvain. Revue des méthodes d’évaluation et/ou de prévention des TMS des membres supérieurs [En 
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pp.pdf 
[78] Counil E. Risques professionnels en établissements de santé : quels enjeux de sécurité sanitaire ? 

GALLASSO ; PONTHEAUX 

(CC BY-NC-ND 2.0)

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81 

2013;  
[79] Carsat Rhône-Alpes. RITMS3 - Repères pour l’Intervention en prévention des Troubles 
MusculoSquelettiques [En ligne]. 2014 [cité le 14 nov 2017]. Disponible: 
https://tmspros.fr/TMSPROS/images/la-demarche/RITMS3.pdf 
[80] Ministère de la décentralisation et de la fonction publique. Guide pratique : Démarche de prévention 
des troubles musculo-squelettiques (TMS) [En ligne]. 2015 [cité le 14 nov 2017]. Disponible: 
https://www.fonction-
publique.gouv.fr/files/files/publications/coll_outils_de_la_GRH/guide_pratique_TMS.pdf 
[81] Aptel M, Gerling A, Cail F. Méthode de prévention. Généralités et principes. Doc Pour Médecin 
Trav. 2000;83:187–194.  
[82] Cal E, Morel O, Aptel M, Laboratoire de Biomécanique et d’Ergonomie. Département Homme au 
Travail. Inrs. Centre de Lorraine. FRA. Un outil de recueil et d’analyse des facteurs de risque : le 
questionnaire TMS (nouvelle version) : Méthode de prévention des troubles musculosquelettiques du 
membre supérieur et outils simples. Doc POUR Med Trav. 2000;(83):199

-203.  

[83] Legifrance. Loi n° 2012-300 du 5 mars 2012 relative aux recherches impliquant la personne humaine. 
2012-300 5 mars 2012.  
[84] Recherches impliquant la personne humaine - Ministère des Solidarités et de la Santé [En ligne]. [cité 
le 14 avr 2018]. Disponible: http://solidarites-sante.gouv.fr/systeme-de-sante-et-medico-social/recherche-
et-innovation/recherches-impliquant-la-personne-humaine/ 
[85] BiostaTGV [En ligne]. BiostaTGV - Statistiques en ligne; [cité le 18 avr 2018]. Disponible: 
https://marne.u707.jussieu.fr/biostatgv/?module=tests 
[86] STHDA [En ligne]. RSTHDA - RSTHDA - STHDA; [cité le 18 avr 2018]. Disponible: 
http://www.sthda.com/french/rsthda/rsthda.php 
[87] LCI [En ligne]. MoveHub. Bien-être : quelle est la région de France où l’on se sent le mieux ?; [cité 
le 22 mars 2018]. Disponible: https://www.lci.fr/societe/bien-etre-dbien-etre-dans-quelle-region-se-sent-
on-le-mieux-ans-quelle-region-se-sent-on-le-mieux-2004820.html 
[88] MoveHub [En ligne]. Laisney M. Le bien-être dans les régions françaises | Infographie - MoveHub; 
15 sept 2016 [cité le 22 mars 2018]. Disponible: https://www.movehub.fr/blog/bien-etre-dans-regions-
francaises/ 
[89] OECD Regional Well-Being [En ligne]. OECD. OECD Regional Well-Being - How is life?; [cité le 
18 avr 2018]. Disponible: https://oecdregionalwellbeing.org 
 
 

 

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82 

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

- ANNEXES - 

 

 

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83 

[Annexe A] 

 

Épaule :  

Titre : Les mouvements d’adduction et d’abduction de l’épaule [5] 
 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

      Légende :  

 
 
 
 
 
 
 
 
 

Titre : Les mouvements d’antépulsion et de rétropulsion de l’épaule [5] 
 

 

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84 

[Annexe B] 

 

Coude :  

 

Titre : Les mouvements de flexion et d’extension du coude

 

[5] 

 

Légende :  

 
 
 
 
 
 
 
 

Titre : Les mouvements de prono-supination du coude (et de l’avant-bras)  
Image extraite de l’INRS 

 

 

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85 

[Annexe C] 

 

Poignet :  

Titre : Les mouvements de flexion et d’extension du poignet [5] 
 
 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Légende :  

Titre : Les mouvements d’inclinaisons radiale et cubitale du poignet [77] 
 
 

Titre : Les mouvements de prono-supination du poignet [77]

 

 

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86 

[Annexe D]

 

 

Colonne cervical (nuque) :  

 

   Titre : Les mouvements d’inclinaison de la colonne cervicale [5] 
 

Légende :  

 

Titre : Les mouvements de flexion et d’extension de la colonne cervicale [5] 

 

 

Titre : Les mouvements de rotation de la colonne cervicale [5]

 

 

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87 

[Annexe E] 

 

 

Colonne lombaire :  

Titre : Les mouvements d’inclinaison de la colonne lombaire [77] 
  

Titre : Les mouvements de flexion et d’extension de la colonne lombaire [77] 

Titre : Les mouvements de rotation de la colonne lombaire Image extraite de l’INRS

 

 

Légende 

:  

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88 

[Annexe F] 

[22] 

 

Annexe II : Tableau n° 57. 

Modifié par Décret n°2017-812 du 5 mai 2017 - art. 1


Affections périarticulaires provoquées par certains gestes et postures de travail. 

DÉSIGNATION DES MALADIES 

DÉLAI 

de prise en charge 

LISTE LIMITATIVE DES TRAVAUX 

susceptibles de provoquer ces maladies 

- A - 

 

 

Épaule 

 

 

Tendinopathie  aiguë  non  rompue non 
calcifiante avec ou sans enthésopathie 
de la coiffe des rotateurs. 

30 jours 

Travaux comportant des mouvements ou le 
maintien  de  l'épaule  sans  soutien  en 
abduction (**) avec un angle supérieur ou 
égal à 60° pendant au moins 3 h 30 par jour 
en cumulé. 

Tendinopathie  chronique  non  rompue 
non 

calcifiante 

avec 

ou 

sans 

enthésopathie de la coiffe des rotateurs 
objectivée par IRM (*). 

6 mois (sous réserve 
d'une 

durée 

d'exposition  de  6 
mois) 

Travaux comportant des mouvements ou le 
maintien  de  l'épaule  sans  soutien  en 
abduction (**) : 

-  avec  un  angle  supérieur  ou  égal  à  60° 
pendant au moins deux heures par jour en 
cumulé 

ou 

-  avec  un  angle  supérieur  ou  égal  à  90° 
pendant  au  moins  une  heure  par  jour  en 
cumulé. 

Rupture partielle ou transfixiante de la 
coiffe des rotateurs objectivée par IRM 
(*). 

1  an  (sous  réserve 
d'une 

durée 

d'exposition d'un an) 

Travaux comportant des mouvements ou le 
maintien  de  l'épaule  sans  soutien  en 
abduction (**) : 

-  avec  un  angle  supérieur  ou  égal  à  60° 
pendant au moins deux heures par jour en 
cumulé 

ou 

-  avec  un  angle  supérieur  ou  égal  à  90° 
pendant  au  moins  une  heure  par  jour  en 
cumulé. 

(*) Ou un arthroscanner en cas de contre-indication à l'IRM. 

(**)  Les  mouvements  en  abduction  correspondent  aux  mouvements  entraînant  un  décollement  des  bras  par 
rapport au corps. 

GALLASSO ; PONTHEAUX 

(CC BY-NC-ND 2.0)

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89 

- B - 

 

 

Coude 

 

 

Tendinopathie d'insertion des muscles 
épicondyliens  associée  ou  non  à  un 
syndrome du tunnel radial. 

14 jours 

Travaux  comportant  habituellement  des 
mouvements  répétés  de  préhension  ou 
d'extension  de  la  main  sur  l'avant-bras  ou 
des mouvements de pronosupination. 

Tendinopathie d'insertion des muscles 
épitrochléens 

14 jours 

Travaux  comportant  habituellement  des 
mouvements  répétés  d'adduction  ou  de 
flexion  et  pronation  de  la  main  et  du 
poignet 

ou 

des 

mouvements 

de 

pronosupination. 

Hygroma  :  épanchement  des  bourses 
séreuses  ou  atteintes  inflammatoires 
des  tissus  sous-cutanés  des  zones 
d'appui du coude. 

- forme aiguë ; 

- forme chronique. 

7 jours 

90 jours 

Travaux  comportant  habituellement  un 
appui  prolongé  sur  la  face  postérieure  du 
coude. 

Syndrome  canalaire  du  nerf  ulnaire 
dans 

la 

gouttière 

épithrochléo-

oléocranienne 

confirmé 

par 

électroneuromyographie (EMG) 

90 

jours 

(sous 

réserve  d'une  durée 
d'exposition  de  90 
jours) 

Travaux  comportant  habituellement  des 
mouvements  répétitifs  et/ou  des  postures 
maintenues en flexion forcée. 

Travaux  comportant  habituellement  un 
appui  prolongé  sur  la  face  postérieure  du 
coude. 

- C - 

 

 

Poignet - Main et doigts 

 

 

Tendinite. 

7 jours 

Travaux  comportant  de  façon  habituelle 
des mouvements répétés ou prolongés des 
tendons  fléchisseurs  ou  extenseurs  de  la 
main et des doigts. 

Ténosynovite. 

7 jours 

Syndrome du canal carpien. 

30 jours 

Travaux  comportant  de  façon  habituelle, 
soit des mouvements répétés ou prolongés 
d'extension du poignet ou de préhension de 
la  main,  soit  un  appui  carpien,  soit  une 
pression prolongée ou répétée sur le talon 
de la main. 

Syndrome de la loge de Guyon. 

30 jours 

 

 

GALLASSO ; PONTHEAUX 

(CC BY-NC-ND 2.0)

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90 

[Annexe G] Plaquette d’exercices de prévention des TMS (AIST 39) [62] 

 

 

 

GALLASSO ; PONTHEAUX 

(CC BY-NC-ND 2.0)

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91 

[Annexe H] Exercices d’étirements pour le travail de bureautique [63] 

 

 

GALLASSO ; PONTHEAUX 

(CC BY-NC-ND 2.0)

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92 

 

 

GALLASSO ; PONTHEAUX 

(CC BY-NC-ND 2.0)

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93 

 

 

GALLASSO ; PONTHEAUX 

(CC BY-NC-ND 2.0)

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94 

 

GALLASSO ; PONTHEAUX 

(CC BY-NC-ND 2.0)

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95 

[Annexe I]          Plaquette de présentation de l’Optiprism 

 

 

GALLASSO ; PONTHEAUX 

(CC BY-NC-ND 2.0)

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96 

[Annexe J] : 

            

Questionnaire du « Projet 2ECTO » :

 

Étude Épidémiologique des Conditions de Travail des Orthoptistes   

 
Parte I : Les facteurs de risques 
 

1/ Questions d’ordre général : 

1/ Date de naissance : 

………. 

 

 
2/ Sexe :  

 Masculin 
 Féminin 

 
3/ Taille : 

……….

 

4/ Poids :

 ……….

 

5/ Latéralité : êtes-vous :  

 Droitier 
 Gaucher 
 Ambidextre 

 
6/ Date de votre entrée dans le monde du travail : 

……….

 

Date à laquelle vous avez commencé votre poste actuel : 

………. 

 
7/ Région d’exercice : 

………. 

 

8/ Êtes-vous fumeur ?  

 Oui 
 Non 

 

9/ Êtes-vous diabétique ?  

 Oui 
 Non 

 

10/ Avez-vous une maladie chronique (maladie auto-immune, hépatite…) ?  

 Oui 
 Non 

 

2/ Questions sur votre activité professionnelle : 
 

11/ Votre activité principale consiste en grande majorité à effectuer :  

 

 

 Des bilans et rééducations : 

Cocher les cases correspondantes à votre activité (réponses multiples) 

Nombre moyens / semaine 

 

Activités

 

Entre 0 et 10 

Entre 10 et 30 

Entre 30 et 50 

Plus de 50 

Prise  en  charge  moyen  d’IDC  / 
strabologie  (bilan  +  rééducations)  / 
semaine :  

 

 

 

 

Prise en charge moyen de neurovision 
/ basse vision (bilan + rééducations) / 
semaine   

 

 

 

 

Prise en charge moyen de bébé vision 
/ semaine : 

 

 

 

 

Prise 

en 

charge 

moyen 

de 

posturologie (bilan + rééducations) / 
semaine : 

 

 

 

 

 
 

GALLASSO ; PONTHEAUX 

(CC BY-NC-ND 2.0)

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97 

 

 

 De l’assistanat d’ophtalmologue :  

Cocher les cases correspondantes à votre activité (réponses multiples) :  

Nombre moyens / semaine 

 

Activités 

Entre 0 et 50 

Entre 50 et 100  Entre 100 et 200 

Plus de 200 

Nombre  moyen  de  réfractions  / 
semaine : 

 

 

 

 

Nombre 

moyen 

d’examens 

complémentaires / semaine (imagerie 
médicale  type  OCT,  rétinophotos, 
biométrie, topographie…)  

 

 

 

 

 
 

 

 J’ai une activité mixte : 

 

Préciser votre ratio « bilans et rééducations / assistanat d'ophtalmologues » : 

………..

 

Cocher les cases correspondantes à votre activité dans les deux tableaux suivants (réponses multiples) : 

  Nombre moyens / semaine 

 

Activités

 

Entre 0 et 10 

Entre 10 et 30 

Entre 30 et 50 

Plus de 50 

Prise  en  charge  moyen  d’IDC  / 
strabologie  (bilan  +  rééducations)  / 
semaine :  

 

 

 

 

Prise en charge moyen de neurovision 
/ basse vision (bilan + rééducations) / 
semaine   

 

 

 

 

Prise en charge moyen de bébé vision 
/ semaine : 

 

 

 

 

Prise 

en 

charge 

moyen 

de 

posturologie (bilan + rééducations) / 
semaine : 

 

 

 

 

 

Nombre moyens / semaine 

 

Activités 

Entre 0 et 50 

Entre 50 et 100  Entre 100 et 200 

Plus de 200 

Nombre  moyen  de  réfractions  / 
semaine : 

 

 

 

 

Nombre 

moyen 

d’examens 

complémentaires / semaine (imagerie 
médicale  type  OCT,  rétinophotos, 
biométrie, topographie…)  

 

 

 

 

 
 

12/ Combien d’heures de travail (en moyenne) effectuez-vous par semaine ? 

……….   

 
13/ Si vous avez effectué les deux types d’activités professionnelles, laquelle jugez-vous la plus pénible 
physiquement (une seule réponse) ?  

 Examen orthoptique / Orthoptie pure (bilans et rééducations) 
 Assistant de consultation 

 

 Les deux à égalité 

 

 

 

GALLASSO ; PONTHEAUX 

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98 

3/ Questions de culture générale : 

 

14/ Connaissez-vous le terme de TMS (Troubles Musculo Squelettiques) ?   

 Oui 
 J’en ai vaguement entendu parlé sans savoir exactement ce que cela est 
 Non 

Si  oui,  où  l’avez-vous  entendu (article  (revue  francophone  d’orthoptie  ou  autre),  formations,  vécu 
personnel…) ? Dans quel contexte ? 

………. 

 

Définition : 

Les  TMS  sont  une  affection  des  tissus  mous  péri-articulaires  et  des  nerfs  périphériques 

secondaires à une hyper-sollicitation d’origine professionnelleLes mécanismes en cause sont complexes, 
et font intervenir à la fois des phénomènes mécaniques, inflammatoires, vasculaires, et dégénératifs, selon 
des  proportions  probablement  différentes  selon  les  structures  péri-articulaires  en  cause,  et  les  régions 
anatomiques concernées.  
 

4/ Questions sur « les plaintes physiques » : 

 

 
 
15/ Avez-vous déclaré un accident / une pathologie (hors TMS) dont la douleur se répercute aujourd'hui 
sur votre lieu de travail ?  

 Oui 
 Non 

 
 

 

GALLASSO ; PONTHEAUX 

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99 

16/ 

Avez-vous eu, au cours des 12 derniers mois, des problèmes (courbatures, douleurs, gêne, engourdissement 

/ picotement, lourdeur, raideur) au niveau des zones du corps suivantes ?  
Pour chacune des zones du corps, cochez la case correspondante 

 

 

Nuque / cou

 

Oui

….?

 

Non…?

 

Si 

oui,

 

du 

côté 

droit…?

 

du côté 

gauche…?

 

des deux côtés…?

 

 

Épaule / bras

 

Oui

….?

 

Non…?

 

Si 

oui,

 

du 

côté 

droit…?

 

du côté 

gauche…?

 

des deux côtés…?

 

 

Coude / 

avant-bras

 

Oui

….?

 

Non…?

 

Si 

oui,

 

du 

côté 

droit…?

 

du côté 

gauche…?

 

des deux côtés…?

 

 

Main / 

poignet

 

Oui

….?

 

Non…?

 

Si 

oui,

 

du 

côté 

droit…?

 

du côté 

gauche…?

 

des deux côtés…?

 

5

 

Doigts

 

Oui

….?

 

Non…?

 

Si 

oui,

 

du 

côté 

droit…?

 

du côté 

gauche…?

 

des deux côtés…?

 

 

Haut du dos

 

Oui

….?

 

Non…?

 

 

 

 

 

 

Bas du dos

 

Oui

….?

 

Non…?

 

 

 

 

 

 

17/ Comment évaluez-vous l’intensité de la gêne / de la douleur au moment où vous remplissez le questionnaire

sur l'échelle ci-dessous ?  
Pour chacune des zones du corps, cochez la case correspondante 

 

   

Ni

 

gêne

 

ni

 

douleur

 

 

0

 

1

 

2

 

3

 

4

 

5

 

6

 

7

 

8

 

9

 

10

 

 gêne ou douleur intolérable

 

 

Nuque / cou

 

Ni  gêne  ni douleur 

 

0  1  2  3  4  5  6  7  8  9  10 

 gêne ou douleur intolérable 

 

Épaule / bras

 

Ni  gêne  ni douleur 

 

0  1  2  3  4  5  6  7  8  9  10 

  gêne  ou douleur  intolérable 

 

Coude / avant-bras

 

Ni  gêne  ni douleur 

 

0  1  2  3  4  5  6  7  8  9  10 

  gêne  ou douleur  intolérable 

 

Main / poignet

 

Ni  gêne  ni douleur 

 

0  1  2  3  4  5  6  7  8  9  10 

  gêne  ou douleur  intolérable 

 

Doigts

 

Ni  gêne  ni douleur 

 

0  1  2  3  4  5  6  7  8  9  10 

  gêne  ou douleur  intolérable 

 

Haut du dos

 

Ni  gêne  ni douleur 

 

0  1  2  3  4  5  6  7  8  9  10 

  gêne  ou douleur  intolérable 

 

Bas du dos

 

Ni  gêne  ni douleur 

 

0  1  2  3  4  5  6  7  8  9  10 

  gêne  ou douleur  intolérable 

GALLASSO ; PONTHEAUX 

(CC BY-NC-ND 2.0)

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100 

5/ Questions sur les gestes et les postures sollicitées dans le travail : 
 

18/ Parmi ces postures, sélectionnez TOUTES celles que vous répétez dans votre journée de travail (quelles 
soient douloureuses ou non) :  

 

 

GALLASSO ; PONTHEAUX 

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101 

Dos colonne 

lombaire 

(avec ou sans 

manutentions

Flexion 

(penché 

vers l’avant) 

Torsion 

Travail à 

bout de 

bras 

Inclinaiso

n sur le 

côté 

Extension 

(courbé vers 

l’arrière) 

Accroupi ou 

agenouillé 

Assis 

 

 

 

 

 

 

 

Épaules 

(lorsque ces 

gestes sont 

répétés / 

maintenus 

dans la durée) 

Flexion (bras vers 

l’avant ou travail plus 

haut que les coudes 

sans appui) 

Extension (bras vers 

l’arrière) 

Abduction (bras vers les cotés) 

Croisement de 
l’autre côté du 

corps 

 

 

 

 

Rotation de l’épaule 

(tourner avec tout le 

bras 

Élévation (épaules 

haussées ou 

contractées) 

Pousser ou tirer dans un sens où 

on a peu de force  

Travail à bout de 

bras 

 

 

 

 

Nuque 

(mouvements 

répétés de la 

colonne 

cervicale) 

Rotation 

Flexion / extension 

Inclinaison 

 

 

 

Coude (gestes 

répété / 

maintenus) 

 
 

Appui direct sur le 

coude 

Mouvement en force 

(coude déjà déplié) 

Rotation du poignet : 

mouvement de va et vient 

Forte flexion du 

coude 

 

 

 

 

Poignet / 

main / doigts 

(lorsque ces 

gestes sont 

répétés / faits 

en force)

 

Mouvement

s répétés 

avec poignet 

en flexion 

ou 

extension 

Déviation 

radiale ou 

cubitale 

répétée ou 

continue 

Mouvement

s répétés 

d’un ou 

plusieurs 

doigts 

Maintenir un 

objet doigts 

écartés ou tenir 

des objets ente 

les doigts 

Forcer 

l’écartement du 

pouce 

Appuyer avec le 

pouce 

 

 

 

 

 

 

Serrer fort à 

pleine main 

Serrer fort du 

bout des 

doigts ou 

tenir en 

« pince » 

Gestes de 

cisaillement 

Utiliser la main 

pour frapper ou 

rester appuyé 

sur le talon de 

la main 

Pression d’objets 

durs ou coupants 

au contact de la 

peau 

Utiliser un outil 

vibrant 

 

 

 

 

 

 

 

 

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(CC BY-NC-ND 2.0)

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102 

Pour chacune des cases cochées précédemment, merci de répondre aux questions suivantes :  

Dans quelles pratiques orthoptiques ou administratives ces gestes sont-ils utilisés ? (MO, PPC….) 

Lister : ………. 

 

Plaintes physiques ressenties dans ces postures ?  

 Oui 
 Non 

 

Pour  chaque  geste  coché  précédemment,  merci  de  noter  leur  amplitude  (plusieurs  réponses 
possibles)
 : 

 

A/ Dos (Colonne lombaire) : 

•  Flexion / Extension :  

  
 
 
 
 
 

 
 
 
 
 
 
 
 
 

•  Inclinaison :  

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

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103 

B/ Épaule :  

•  Abduction / adduction : 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

•  Flexion / Extension : 

 
 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

 

GALLASSO ; PONTHEAUX 

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104 

C/ Nuque (Colonne cervicale) : 

•  Flexion / Extension :  
 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 
 
 

•  Rotation :  

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

•  Inclinaison :  

 
 
 
 
 
 
 
 

 

 

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105 

D/ Coude : 

•  Flexion /extension :  

 

 
 
 
 

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

E/ Poignet / main / doigts : 

•  Flexion / Extension :  

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 
 

 

 

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106 

6/ Questions sur le rythme et l’intensité de travail : 

 
19/ Les gestes de travail vous semblent ils répétitifs ?  

-  0 : Pas du tout (répétitivité nulle) 
-  1 : Plutôt non 
-  2 : Moyennement 
-  3 : Plutôt oui 
-  4 : Oui, vraiment (= répétition maximale > à 3 fois par minute) 

 
20/ Comment évaluez-vous l'intensité des efforts physiques de votre métier au cours d'une journée typique 
de travail ? Merci de sélectionner le chiffre correspondant à votre choix sur l'échelle graduée suivante :  

 
 
21/ Après votre travail, ressentez-vous une fatigue musculaire dans les membres supérieurs ? 

 Oui 

   Non 

 
22/ Votre travail entraine-t-il une fatigue importante au niveau du dos ?  

 Oui 
 Non 

 

23/ Pour votre travail, vous sentez vous assez fort ?

 

 

 Oui 
 Non 

 

 

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107 

7/ Questions sur l’environnement physique du poste : 

 
24/  Selon  vous,  votre  poste  de  travail  est-il  bien  organisé  de  manière  à  être le  plus  fonctionnel  et 
ergonomique possible ?  

 Oui 
 Non 

Pourquoi ?

 ………. 

 

•  Question 25 (1) : Pour les assistants de consultations et les mixtes :  

 
1/ Quelles pratiques dans votre journée quotidienne vous semble le plus pénible physiquement (réponses 
multiples) 
?  

 Réfraction sur phoroptère 
 Réfraction sur lunettes d’essais 
 Examens sous écran / Motilité oculaire 
 PPC 
 Examens complémentaires. 

Préciser lequel / lesquels : 

………. 

 Utilisation d’appareil portatif. 

Préciser lequel / lesquels 

(Skiascope, Retinomax…) 

:

 ………. 

 Champ visuel manuel (Goldmann) 
 Champ visuel automatique (Humphrey, Octopus…) 
 Utilisation de l’informatique (clavier / souris) 
 Autre 

(à préciser) 

: ………. 

 

•  Questions 25 (1 / 2 / 3) : Pour les rééducateurs (bilan et rééducations) et les mixtes : 
 

1/ Dans vos rééducations / bilans, utilisez-vous principalement :  
a/ Les barres de prismes :  

 Oui 
 Non 

 
Si oui, combien de temps par rééducation ? 

………. Min

 

 

b/ Le synoptophore :  

 Oui 
 Non 

 

c/ La rééducation sur ordinateur :  

 Oui 
 Non 

 

d/ Autres appareils portatifs :  

 Oui 
 Non 

 
Précisez lesquel(s) :  

 Retinomax 
 2win  
 Plusoptix 

 

 Skiascope 
 Coordimètre 

 

 Autre 

(à préciser) 

: ………. 

 

2/  Globalement  lors  de  vos  rééducations,  travaillez-vous  plus  dans  l’espace,  sur  ordinateurs  ou  sur 
synoptophore (une seule réponse possible) ?  

 En majorité dans l’espace 
 En majorité sur ordinateur 

 

 En majorité sur synoptophore 
 Autant dans l’espace que sur ordinateur ou    

   synoptophore 

GALLASSO ; PONTHEAUX 

(CC BY-NC-ND 2.0)

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108 

3/  Quelles  pratiques  orthoptiques  vous  paraît  le  plus  pénible  physiquement  selon  vous  (réponses 
multiples) 
?  

 Examen sous écran / Motilité oculaire 
 PPC (Punctum Proximum de Convergence) 
 Motricité conjuguée dans l’espace : Saccades / Poursuites / Fixation 
 Vergences aux prismes  
 Vergences spontanées 
 Détermination de l’AOE (Angle Objectif dans l’Espace) 
 Utilisation de de la baguette de Maddox 
 Utilisation d’appareils portatifs (Skiascope, Plusoptix, Retinomax). 

Préciser lequel / lesquels :

 

 Champ visuel manuel (Goldmann) 
 Champ visuel automatique (Humphrey, Octopus…)  
 Utilisation de l’informatique (clavier / souris) 
 Autre. 

À préciser

 

:

 ………. 

 

 

GALLASSO ; PONTHEAUX 

(CC BY-NC-ND 2.0)

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109 

8/ Questions sur le vécu du travail : 

 
Pour les questions 26 à 44,
 merci d’utiliser la gradation suivante :  

-  0 : Pas du tout 
-  1 : Plutôt non 
-  2 : Moyennement 
-  3 : Plutôt oui 
-  4 : Oui, vraiment 

 
26/ Jugez-vous votre travail comme un « travail à la chaîne » ?  
 
27/ Jugez-vous que votre travail demande de l’attention, de la concentration ?  
 
28/ Jugez-vous votre travail monotone ? 
 
29/ Êtes-vous fréquemment interrompu(e) et dérangé(e) dans votre travail : 

Par une tierce personne ?  

Par le téléphone qui sonne ? 

 
30/ Jugez-vous votre travail complexe ?  
 
31/ Avez-vous beaucoup de responsabilités dans votre travail ?  
 
32/ Êtes-vous constamment pressé(e) par le temps de travail à cause d’une forte charge de travail ? 
 
33/ Jugez-vous avoir un temps de récupération suffisant ?  
 
34/ Êtes-vous souvent contraint à :  

Faire des heures supplémentaires 

(pour les assistants de consultations et les mixtes) 

?  

Modifier vos plages de consultations (prendre un patient à des horaires normalement « fermés », 
couper ou sauter sa pause déjeuner…

(pour les rééducateurs (bilan et rééducations) et les mixtes) 

?  

 
35/ Au contraire, êtes-vous stressé(e) par un emploi du temps « vide » ou peu rempli ?  
 
36/ Au cours des dernières années, votre travail est-il devenu de plus en plus exigeant ?  
 
37/ Vous sentez-vous stressé(e) au travail ? 
 
38/ Jugez-vous votre ambiance / vos relations (supérieurs / collègues) de travail, bonnes ?  
 
39/ Êtes-vous trop impliqué(e) émotionnellement dans votre métier ?  
 
40/ Recevez-vous le respect que vous méritez de vos patients ? 
 
41/ Au travail, bénéficiez-vous d’un soutien satisfaisant dans les situations difficiles ? 
 
42/ Au vu de tous vos efforts, jugez-vous votre salaire satisfaisant ?  
 
43/ Votre vie professionnelle empiète-t-elle sur votre vie personnelle (penser tout le temps à ses problèmes 
de travail, avoir du mal à oublier le travail à la maison…) ?  
 
44/ Vos proches vous trouvent-ils irritable à cause de votre travail ?  
 

 

GALLASSO ; PONTHEAUX 

(CC BY-NC-ND 2.0)

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110 

9/ Questions sur les loisirs : sport, vie quotidienne, hobby :

 

 
45/ Pratiquez-vous une activité sportive régulière ? 

 Oui 
 Non 

 

Si oui, laquelle / lesquelles ? 

……….

 

Combien de temps par semaine (en moyenne) ? 

……….

 

 
46/ Avez-vous des hobbies (activités manuelle (bricolage, jardinage…), musicale (violon), …) ?  

 Oui 

         Non 

Si oui, lesquelles ? 

……….

 

Combien de temps par semaine (en moyenne) ? 

……….

 

 
47/ La pratique de votre sport / hobby permet-elle : 

De soulager votre / vos « douleurs professionnelles » ?  

 Oui 
 Non 

 

 

 Accentue les douleurs 
 Je n’ai pas de douleur 
 Je n’ai ni hobby, ni sport 

 

De vous décontracter du travail ?  

 Oui 
 Non 

 

 

48/  De  manière  générale,  comment  jugez-vous  votre  /  vos  plainte(s)  globale(s)  dues  à  votre  métier  sur 
l’échelle suivante (échelle CR-10 (BORG)) ?  

 

 
 

 

GALLASSO ; PONTHEAUX 

(CC BY-NC-ND 2.0)

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111 

Partie II : Les plaintes physiques 
 

1/ Questions sur les plaintes et leurs pathologies : 
 

1/ À propos des plaintes physiques « professionnelles » (avant tout traitement), parmi les 3 propositions 
suivantes laquelle vous correspond (une seule réponse possible) :  

 a :Les plaintes sont seulement présentes dès la reprise du travail et disparaissent au repos 
 b : Les plaintes sont présentes rapidement lors de la reprise du travail et mettent plus longtemps à 

disparaître au repos 

  c :  Les  plaintes  persistent malgré  l’arrêt  du  /  des  gestes  douloureux  (=  douleurs  chroniques  / 

constantes) 

 

2/ Vos plaintes sont plutôt de l’ordre (plusieurs réponses possibles) :  

 De douleurs 
 De lourdeurs  
 De raideurs 
 De gênes 
 De picotement 
 D’engourdissement 
 Autre : ………. 

 
3/ Avez-vous consulté un professionnel (médical et/ou paramédical) par rapport à vos plaintes ? 

 Oui  
 Non 

 
4/ Si oui, quel(s) professionnels de la santé (plusieurs réponses possibles) ?  

 Médecin généraliste 
 Médecin du sport 
 Médecin du travail 
 Rhumatologue 
 Chirurgien (orthopédique ou autre) 
 Ergothérapeute 
 Kinésithérapeute 
 Ostéopathe 
 Autre : ………. 

 
5/ Si oui, quel est le diagnostic de la (les) pathologie(s) (plusieurs réponses possibles) ? 

 

 Atteintes tendineuses :  

o  Tendinites. 

Préciser laquelle : 

………. 

o  Ténosynovites. 

Préciser laquelle : 

………. 

o  Autre : ………. 

 Atteintes musculaires :  

o  Myalgies 
o  Autre : ………. 

 Atteintes nerveuses ou syndromes canalaires :  

o  Syndrome du canal carpien 
o  Syndrome de la loge de Guyon 
o  Autre : .......... 

 Bursites et hygromas :  

o  Bursite de l’épaule 
o  Bursite du coude 

GALLASSO ; PONTHEAUX 

(CC BY-NC-ND 2.0)

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112 

o  Autre : ........... 

 Les « maux de dos » :  

o  Rachialgies :  

Ø

  Les cervicalgies 

Ø

  Les dorsalgies 

Ø

  Les lombalgies 

Ø

  Autre : ………. 

o  Radiculalgies : 

À préciser :

 ………. 

o  Affections discales : 

Ø

  Hernies discales 

Ø

  Autre : ………. 

o  Autre maux de dos : .......... 

 
6/ Si oui, un traitement vous a-t-il été prescrit ? Lequel(s) (plusieurs réponses possibles) ?  

 Médication. 

Préciser : 

………. 

 Chirurgie 
 Rééducation. 

Préciser : 

………. 

 Orthèses. 

Préciser : 

………. 

 Application de chaud 
 Application de froid  
 Autre : ………. 

 

7/ L’observance (prise du traitement) était / est-t-elle bonne ?  

 Oui 
 Non 

 

Si non, pourquoi ?  

 Trop contraignant 
 Trop cher 

 

 Autre : ………. 

 

8/ Quelle est / a été la tolérance du traitement ?  

 Bonne 
 Moyenne 
 Mauvaise

 

Si mauvaise, pour quelle(s) raison(s) ? 

....... 

 
9/ Quels sont/ ont été les résultats de ce traitement sur vos plaintes physiques ?  

 a : Amélioration totale : plus aucune plainte 
 b : Amélioration partielle : les plaintes disparaissent dès l’arrêt du geste « douloureux » 
 c : Aucune amélioration / aucun changement 

 

GALLASSO ; PONTHEAUX 

(CC BY-NC-ND 2.0)

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113 

2/ Questions sur l’origine et l’intensité de la / des plainte(s) :  

 
10.1/ Pour les assistants de consultation et les mixtes :  
 

a/ Position sur une chaise avec tenue de la tête du patient pendant l’examen :  

o  Évaluer l’effort perçu lors de ce geste sur l’échelle CR-10 ci-dessus : 

……….

 

o  Ce geste est-il maintenu plus d’une minute (posture statique) ?  

 Oui 
 Non 

o  Combien de fois le répétez-vous en une journée ? 

……….

 

 

b/ Utilisation de l’informatique (clavier / souris) :  

o  Évaluer l’effort perçu lors de ce geste sur l’échelle CR-10 ci-dessus : 

……….

 

o  Ce geste est-il maintenu plus d’une minute (posture statique) ?  

 Oui 
 Non 

o  Combien de fois le répétez-vous en une journée ? 

……….

 

 

c/ Utilisation du champ visuel manuel (Goldmann) :  

o  Évaluer l’effort perçu lors de ce geste sur l’échelle CR-10 ci-dessus : 

……….

 

o  Ce geste est-il maintenu plus d’une minute (posture statique) ?  

 Oui 
 Non 

o  Combien de fois le répétez-vous en une journée ? 

……….

 

 

d/ Utilisation du champ visuel automatique (Humphrey, Octopus…) :  

o  Évaluer l’effort perçu lors de ce geste sur l’échelle CR-10 ci-dessus : 

……….

 

o  Ce geste est-il maintenu plus d’une minute (posture statique) ?  

 Oui 
 Non 

o  Combien de fois le répétez-vous en une journée ? 

……….

 

 
 

GALLASSO ; PONTHEAUX 

(CC BY-NC-ND 2.0)

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114 

e/ Utilisation des joysticks (des examens complémentaires) :  

o  Évaluer l’effort perçu lors de ce geste sur l’échelle CR-10 ci-dessus : 

……….

 

o  Ce geste est-il maintenu plus d’une minute (posture statique) ?  

 Oui 
 Non 

o  Combien de fois le répétez-vous en une journée ? 

……….

 

 

f/ Examen à la lunette d’essai :  

o  Évaluer l’effort perçu lors de ce geste sur l’échelle CR-10 ci-dessus : 

……….

 

o  Ce geste est-il maintenu plus d’une minute (posture statique) ?  

 Oui 
 Non 

o  Combien de fois le répétez-vous en une journée ? 

……….

 

 

g/ Existe-t-il d’autres pratiques, positions (installation des patients (porter des enfants, rapprocher / 
pousser les tabourets))
 que nous n’avons pas répertoriées qui sont douloureuses selon vous ? 

 Oui 

          Non 

 

Si oui, préciser :  

o  Lesquelle(s) : 

……….

 

o  Leur(s) intensité(s) d’effort(s) sur l’échelle CR-10 : 

……….

 

o  Ce geste est-il maintenu plus d’une minute (posture statique) ?  

 Oui 
 Non 

o  Combien de fois le répétez-vous en une journée ? 

……….

 

 

10.2 / Pour les rééducateurs (bilans et rééducations orthoptiques) et les mixtes :  
 

-  a/ Barre de prisme :  

o  Évaluer l’effort perçu lors de ce geste sur l’échelle CR-10 : 

………..

 

o  Ce geste est-il maintenu plus d’une minute (posture statique) ?  

 Oui 
 Non 

o  Combien de fois le répétez-vous en une journée ? 

……….

 

 

-  b/ Appareils portatifs :  
-  1/ Skiascopie :  

o  Évaluer l’effort perçu lors de ce geste sur l’échelle CR-10 : 

………..

 

o  Ce geste est-il maintenu plus d’une minute (posture statique) ?  

 Oui 
 Non 

o  Combien de fois le répétez-vous en une journée ? 

……….

 

 

-  2/ Auto-réfractomètre (Type Retinomax…) :  

o  Évaluer l’effort perçu lors de ce geste sur l’échelle CR-10 : 

………..

 

o  Ce geste est-il maintenu plus d’une minute (posture statique) ?  

 Oui 
 Non 

o  Combien de fois le répétez-vous en une journée ? 

……….

 

 

-  3/ Appareil de dépistage visuel (Plusoptix, 2win…) :  

o  Évaluer l’effort perçu lors de ce geste sur l’échelle CR-10 : 

………..

 

o  Ce geste est-il maintenu plus d’une minute (posture statique) ?  

 Oui 
 Non 

o  Combien de fois le répétez-vous en une journée ? 

……….

 

 

-  c/ Position de torsion / flexion sur votre chaise :  

o  Évaluer l’effort perçu lors de ce geste sur l’échelle CR-10 : 

………..

 

o  Ce geste est-il maintenu plus d’une minute (posture statique) ?  

 Oui 
 Non 

GALLASSO ; PONTHEAUX 

(CC BY-NC-ND 2.0)

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115 

o  Combien de fois le répétez-vous en une journée ? 

……….

 

 

-  d/ Motilité oculaire / Examen sous écran :  

o  Évaluer l’effort perçu lors de ce geste sur l’échelle CR-10 : 

………..

 

o  Ce geste est-il maintenu plus d’une minute (posture statique) ?  

 Oui 
 Non 

o  Combien de fois le répétez-vous en une journée ? 

……….

 

 

-  e/ Utilisation de l’informatique (clavier / souris) :  

o  Évaluer l’effort perçu lors de ce geste sur l’échelle CR-10 : 

……….

 

o  Ce geste est-il maintenu plus d’une minute (posture statique) ?  

 Oui 
 Non 

o  Combien de fois le répétez-vous en une journée ? 

……….

 

 

-  f/ Utilisation du champ visuel manuel (Goldmann) :  

o  Évaluer l’effort perçu lors de ce geste sur l’échelle CR-10 ci-dessus : 

……….

 

o  Ce geste est-il maintenu plus d’une minute (posture statique) ?  

 Oui 
 Non 

o  Combien de fois le répétez-vous en une journée ? 

……….

 

 

-  g/ Utilisation du champ visuel automatique (Humphrey, Octopus…) :  

o  Évaluer l’effort perçu lors de ce geste sur l’échelle CR-10 ci-dessus : 

……….

 

o  Ce geste est-il maintenu plus d’une minute (posture statique) ?  

 Oui 
 Non 

o  Combien de fois le répétez-vous en une journée ? 

……….

 

 

-  h/ Examen à la lunette d’essai :  

o  Évaluer l’effort perçu lors de ce geste sur l’échelle CR-10 ci-dessus : 

……….

 

o  Ce geste est-il maintenu plus d’une minute (posture statique) ?  

 Oui 
 Non 

o  Combien de fois le répétez-vous en une journée ? 

……….

 

 

i/ Existe-t-il d’autres pratiques que nous n’avons pas répertoriées qui sont douloureuses selon vous ? 
 

 Oui 
 Non 

 

Si oui, préciser :  

o  Lesquelle(s) : 

……….

 

o  Leur intensité d’effort sur l’échelle CR-10 : 

……….

 

o  Ce geste est-il maintenu plus d’une minute (posture statique) ?  

 Oui 
 Non 

o  Combien de fois le répétez-vous en une journée ? 

……….

 

 

 

 

GALLASSO ; PONTHEAUX 

(CC BY-NC-ND 2.0)

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116 

3/ Questions sur l’importance de la perturbation de la vie quotidienne par 
la / les plainte(s) : 

 

 

A/ Activités professionnelles 

11/ Cette pathologie a-t-elle entraîné un arrêt de travail ?  

 Oui 
 Non 

Si oui, pendant combien de temps (toute durée cumulée) : 

………… jours  

 

12/ Avez-vous réduit ou quitté votre activité professionnelle dû à ces plaintes physiques ?  

 Oui 
 Non 

Votre activité professionnelle à ce moment était :  

 Rééducations et bilans 
 Assistanat d’ophtalmologue 

 

 Activité mixte 

 
13/ Ces plaintes physiques ont-elles été reconnues comme maladie du travail (maladies professionnelles) ?  

 Oui 
 Non 

 
14/ Les plaintes perturbent / ralentissent-elles votre rythme de travail ?  

 0 : Pas du tout (aucune gêne) 
 1 : Plutôt non 
 2 : Moyennement 
 3 : Plutôt oui 
 4 : Oui, vraiment (au point de ne pas pouvoir travailler) 

 

B/ Activités quotidiennes 

 

Les gestes de la vie  quotidienne 

   

15/  Vos  plaintes  perturbent-t-elles  les  gestes  de  la  vie  quotidienne  (sortir  du  lit,  se  brosser  les  dents  / 
cheveux, s’habiller, etc.) ? 

 0 : Pas du tout (aucune gêne) 
 1 : Plutôt non 
 2 : Moyennement 
 3 : Plutôt oui 
 4 : Oui, vraiment (en permanence) 

 

Les déplacements en voiture 

   

16/ Dans quelle mesure vos plaintes gênent-t-elles vos déplacements en voiture ? 

 0 : Pas du tout (aucune gêne) 
 1 : Plutôt non 
 2 : Moyennement 
 3 : Plutôt oui 
 4 : Oui, vraiment (en permanence) 

 

La position assise 

   

19/ Dans quelle mesure, vos plaintes vous gênent-t-elles pour rester assis(e) ? 

 0 : Pas du tout (aucune gêne) 
 1 : Plutôt non 
 2 : Moyennement 
 3 : Plutôt oui 
 4 : Oui, vraiment (je ne peux pas rester assisse) 

GALLASSO ; PONTHEAUX 

(CC BY-NC-ND 2.0)

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117 

La position debout 

   

17/ Dans quelle mesure vos plaintes vous gênent-t-elles pour rester debout de façon prolongée ? 

 0 : Pas du tout (je reste debout sans aucun problème) 
 1 : Plutôt non 
 2 : Moyennement 
 3 : Plutôt oui 
 4 : Oui, vraiment (je ne peux pas rester debout) 

 

La position en général 

18/ Devez-vous changer de position régulièrement pour soulager vos plaintes physiques ?  

 0 : Pas du tout (pas de changement nécessaire) 
 1 : Plutôt non 
 2 : Moyennement 
 3 : Plutôt oui 
 4 : Oui, vraiment (je change constamment de position) 

 

Le sommeil 

19/ Vos plaintes perturbent / gênent-t-elles votre sommeil ? 

 0 : Pas du tout (je dors comme avant) 
 1 : Plutôt non 
 2 : Moyennement 
 3 : Plutôt oui 
 4 : Oui, vraiment 

 

La douleur et son  intensité 

   

20/  Avez-vous  besoin  d’un  traitement  constant  contre  vos  plaintes  physiques  pour  vous  sentir  bien  au 
quotidien ? 

 0 : Pas du tout (aucune gêne) 
 1 : Plutôt non 
 2 : Moyennement 
 3 : Plutôt oui 
 4 : Oui, vraiment (tout le temps) 

 

21/ En général, les plaintes sont-elles présentes en continu en dehors du travail ?  

 0 : Pas du tout 
 1 : Plutôt non 
 2 : Moyennement 
 3 : Plutôt oui 
 4 : Oui, vraiment 

 

C/ Loisirs 

 

Activité sociale 

   

22/ Vos plaintes perturbent-t-elles votre vie sociale (danser, jeux et divertissements, repas ou soirées entre 
amis, sorties, etc…)  ? 

 0 : Pas du tout (aucun changement de ma vie sociale) 
 1 : Plutôt non 
 2 : Moyennement 
 3 : Plutôt oui 
 4 : Oui, vraiment (je n’ai plus aucune vie sociale) 

 

GALLASSO ; PONTHEAUX 

(CC BY-NC-ND 2.0)

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118 

23/ Votre sport / hobby vous avait-t-il été recommandé par un médecin ?  

 Oui 

       Non 
       Je n’ai pas de sport / hobby 

 

24/ Avez-vous arrêté la pratique de votre sport / hobby dû à vos plaintes physiques « professionnelles » ?  

 Oui 
 Non

 

 

D/ Anxiété / dépression 

 

L’anxiété/le moral 

   

25/ Estimez-vous qu’à cause de ces plaintes physiques vous ne parvenez plus à faire face à ce que l’on 
exige de vous ? 

 0 : Pas du tout (pas de changement, je fais entièrement face) 
 1 : Plutôt non 
 2  : Moyennement 
 3 : Plutôt oui 
 4 : Oui, vraiment (Je n’arrive plus à faire face) 

 
26/ Ces maux vous ont-ils « dégoûté » du métier ?  

 0 : Pas du tout (j’aime toujours autant mon métier) 
 1 : Plutôt non 
 2 : Moyennement 
 3 : Plutôt oui 
 4 : Oui, vraiment (j’ai une « rancœur » tenace contre le métier) 

 

La dépression 

   

27/ Dans quelle mesure vous sentez-vous déprimé(e) depuis que vous avez mal ? 

 0 : Pas du tout (je ne suis pas déprimé(e)) 
 1 : Plutôt non 
 2 : Moyennement 
 3 : Plutôt oui 
 4 : Oui, vraiment (je suis complètement déprimé(e)) 

 

E/ Sociabilité 

 

Les relations avec les  autres 

   

28/ Pensez-vous que vos plaintes ont changé vos relations avec les autres ? 

 0 : Pas du tout (pas de changement) 
 1 : Plutôt non 
 2 : Moyennement 
 3 : Plutôt oui 
 4 : Oui, vraiment (changement radical) 

 

Le soutien dans la vie de tous les jours 

   

29/ Avez-vous besoin du soutien des autres depuis que vous avez mal (travaux domestiques, préparation des 
repas, etc)  ? 

 0 : Pas du tout (aucun soutien nécessaire) 
 1 : Plutôt non 
 2 : Moyennement 
 3 : Plutôt oui 
 4 : Oui, vraiment (soutien permanent) 

GALLASSO ; PONTHEAUX 

(CC BY-NC-ND 2.0)

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119 

Les réactions défavorables des  proches 

   

30/ Estimez-vous que vos plaintes provoquent chez vos proches, de l’irritation, de l’agacement ou de la colère 
à votre égard ? 

 0 : Pas du tout 
 1 : Plutôt non 
 2 : Moyennement 
 3 : Plutôt oui 
 4 : Oui, vraiment (tout le temps) 

 
31/ Vos plaintes vous rendent-elles plus irritable ?  

 0 : Pas du tout 
 1 : Plutôt non 
 2 : Moyennement 
 3 : Plutôt oui 
 4 : Oui, vraiment (je suis très irritable) 

 

 

GALLASSO ; PONTHEAUX 

(CC BY-NC-ND 2.0)

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120 

4/ Questions sur les solutions « ergonomiques » :  
 

32/ Utilisez-vous des chaises ergonomiques dans votre pratique quotidienne ?  

 Oui 
 Non 

 
Si oui, laquelle ou lesquelles si vous en avez plusieurs (marques) ? 

……….

 

 
Avez-vous moins de gênes, de plaintes depuis l’utilisation de ces chaises ?  

 0 : Pas du tout (pas de changement/ plaintes identiques) 
 1 : Plutôt non 
 2 : Moyennement 
 3 : Plutôt oui 
 4 : Oui, vraiment (plus de plainte, c’est le bonheur !) 

 
Quels sont vos avis / ressentis dessus : 

………. 

 
33/ Utilisez-vous l’Optiprism (système coulissant qui permet à l’orthoptiste de garder le bras abaissé 
pendant le passage de la barre de prisme)
 ?  

 Oui 
 Non 

 
Si oui, ressentez-vous une amélioration de votre confort au travail ? 

 0 : Pas du tout (pas de changement/ plaintes identiques) 
 1 : Plutôt non 
 2 : Moyennement 
 3 : Plutôt oui 
 4 : Oui, vraiment (plus de plainte, c’est le bonheur !) 

 
Si non, pourquoi ? 

………..

 

 

34/ Effectuez-vous vos rééducations d’IDC sur ordinateur / stéréogrammes afin de varier votre pratique ?  

 0 : Pas du tout 
 1 : Plutôt non 
 2 : Moyennement 
 3 : Plutôt oui 
 4 : Oui, vraiment 

 

35/ Utilisez-vous d’autre(s) dispositif(s) ergonomique(s) ?  

 Oui 
 Non 

 
Si oui, lequel / lesquels ? 

……….

 

 
36/ Dans le cas où vous ne disposez d’aucune aide ergonomique, quelle en est la raison (plusieurs réponses 
possibles) 
?   

 Le prix 
 Non pratique selon vous 

 

 Non convaincu 
 Il n’existe pas de solution ergonomique à mon problème 

 

 Autre : ………. 

 

37/ Pratiquez-vous des méthodes de relaxation respiratoire (yoga, sophrologie, méditation) ?    

 Oui 

     Non 

 

GALLASSO ; PONTHEAUX 

(CC BY-NC-ND 2.0)

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121 

Si oui, ressentez-vous une amélioration de vos plaintes après une séance ? 

 

 0 : Pas du tout (pas de changement/ plaintes identiques) 
 1 : Plutôt non 
 2 : Moyennement 
 3 : Plutôt oui 
 4 : Oui, vraiment (plus de plainte, c’est le bonheur !) 

 
38/ Connaissez-vous les postures statiques permettant d’adopter une bonne statique vertébrale en position 
assise et debout ?  

 Oui 
 Non 

 

Si oui, les utilisez-vous ?  

 Oui 
 Non 

 
Avez-vous ressenti une amélioration après les avoir pratiquées ?  

 0 : Pas du tout (pas de changement/ plaintes identiques). 
 1 : Plutôt non. 
 2 : Moyennement. 
 3 : Plutôt oui. 
 4 : Oui, vraiment (plus de plaintes, c’est le bonheur !). 

 
39/  Avez-vous  mis  en  place  d’autres  solutions  permettant  de  vous  soulager  à  long  terme  dans  votre 
pratique ?  

 Oui 
 Non

 

Si oui, lesquelles ? 

……….

 

 
40/ Souhaiteriez-vous l’apparition : 
d’une fiche de prévention expliquant ces méthodes ?  

 Oui 
 Non 

 
d’une fiche regroupant des matériels ergonomiques utiles pour votre pratique ?  

 Oui 
 Non 

 
41/ Sembleriez-vous favorable à la mise en place de cours de prévention posturale (posture à adopter) et 
ergonomique (comment choisir ses outils de travail) dans la formation initiale du métier d’orthoptiste ?  

 Oui  
 Non 

 
42/ De même, sembleriez-vous favorable pour la mise en place de formations continues à long terme ?  

 Oui 
 Non 

 

43/ Selon vous, que faudrait-il améliorer de l’ergonomie de la pratique orthoptique (niveau outils, posture 
professionnelle, posture du patient…) ?  
 
 

Fin du questionnaire 

 

GALLASSO ; PONTHEAUX 

(CC BY-NC-ND 2.0)